Qui se cache derrière ces gens faisant de drôles de choses avec l’électricité ? Pour le savoir, il faut se rendre à la prochaine session Dorkbot – Paris* qui se tiendra ce soir jeudi 5 mars 2009 au Palais de Tokyo sur le thème « Brainwaves, captation, utilisation et application des ondes cérébrales aux appareils électriques, aux ordinateurs et aux jeux vidéos ».

Initiés pour la première fois en 2000, à l’Université de Columbia à New York, par Douglas Repetto, ces rendez-vous nomades et à fréquences variables, proposent un cadre pour des présentations informelles où artistes, chercheurs, développeurs, bidouilleurs viennent présenter pendant trente minutes leurs expériences ou projets en cours de développement. La formule a depuis fait des émules : Dorkbot-Londres, Dorkbot-San Francisco, Dorkbot-Helsinki et même Dorkbot-Second Life. On dénombre, aujourd’hui, pas moins d’une cinquantaine de Dorkbots à travers le globe.

La semaine passée, Bruxelles clôturait sa troisième session Dorkbot sur le thème « Geotales, public introduction to locative media in Art context ». L’occasion pour l’artiste hollandaise, Esther Polak, l’une des premières artistes à avoir exploré la cartographie GPS, de présenter et surtout d’échanger sur son projet « Nomadic Milk » qui questionne l’exploration spatiale au travers de parcours laitiers dans le nord du Cameroun.

Cette semaine, c’est au tour de Paris. L’auditorium du Palais de Tokyo accueillera ce jeudi, dès 19h30, les présentations de Gary Mc Darby avec « Brain Sparks »* , celle de Dominique Peysson avec « Electro-Encéphalo-Gramophonies » qui présentera plusieurs techniques de captation des ondes mentales, et celle du projet « Ghostlab » , initié en 2003 par Horia Cosmin Samoïla, voué à l’exploration des paysages électromagnétiques et des limites cognitives. Le programme se terminera comme d’ordinaire, par un “Opendork”, pendant lequel n’importe qui, est invité à présenter rapidement de façon informelle et plus ou moins improvisée ses projets.

Depuis neuf ans, Dorkbot a su se positionner comme une référence internationale en matière de réseau d’échange et de partage artistique et technologique. L’engouement croissant constaté pour ses sessions ne traduirait-il pas, dans un sens, la volonté de reconnecter, via la matérialisation physique d’un cadre spatio-temporel, avec le réel et l’humain ?

* L’entrée à cette session est liée à l’entrée de l’exposition Gakona (tarifs de 1 à 6 euros selon conditions, gratuit pour les chômeurs, moins de 18 ans et personnes handicapées)
* Présentation en anglais


Dorkbot Paris au Palais de Tokyo – « Brainwaves »
Jeudi 5 mars 2009 à 19h30, Auditorium du Palais de Tokyo
13 avenue du Président Wilson, 75016 Métro Iéna (ligne 9)