culture mobile_le blog

8
avril
2009
10:16

Et le numérique se matérialisa...: exposition V.01 ß @ Lieu-commun




Et si la tendance de l’art contemporain n’était plus à la dématérialisation ? A l’occasion de « Paradis Artificiels », Lieu-Commun accueille l’exposition collective V.01 ß du 3 au 25 avril et soumet une version « bêta » de l’approche tangible du numérique. Une occasion rêvée pour s’arrêter sur l’un des artistes invités : Claude Closky…

010100 … quand des codes ont émergé des arabesques, le monde de l’art contemporain a repris les contours des œuvres numériques et s’est laissé guider vers le champ du réel. Claude Closky n’a jamais abandonné crayons, collages ou appareil photo. Ses incursions dans le monde virtuel (Virtual Estate, Me ou Good Direction) apparaissent comme des explorations, et ses œuvres matérielles (You Want You Have, Séropositif habillé par Benetton,U…) le lieu de représentation et de déconstruction des codes, signes et images qui nous gouvernent au quotidien.

Claude Closky est une figure emblématique de l’art contemporain conceptuel. Difficilement classable, il touche à tous les media et développe une réflexion très poussée qu’il aborde de manière parfois très rationnelle et souvent pleine d’humour.

Son analyse des systèmes d’information, de représentation et d’organisation du monde, qu’ils soient informatiques, publicitaires ou mathématiques, passe notamment par la création de listes, de suites qui s’emmêlent au point de perdre pied. Entre accumulation et ellipse, procédure mécanique et lecture critique des différents énoncés, Claude Closky a ceci de singulier qu’il réfléchit à l’impalpable et lui donne vie dans la matière.


Exposition V.01 ß
Dans le cadre du Festival Empreintes Numériques, “Paradis Artificiels” et du Forum de L’Image «Frémissements».
Du 03 au 25 avril 2009
Lieu-Commun | 23/25 Rue d'Armagnac 31500 Toulouse
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7
avril
2009
16:02

Musiques électroniques et arts numériques au Festival Electrochoc


Se déroulant du 26 mars au 11 avril à Bourgoin-Jallieu en Isère, la quatrième édition du festival Electrochoc propose cette année une soirée entièrement dédiée aux arts numériques et toujours des concerts, des DJ sets, des installations, des ateliers et des performances.

Organisé par la SMAC (Scène de Musiques Actuelles) Les Abattoirs, le festival Electrochoc se veut « un moment de découverte et de plaisir pour les yeux et les oreilles ». Le parti pris est réussi ! Avec une programmation explorant différents courants des musiques électroniques, entre valeurs sûres et découvertes, le festival s’autorise le mélange des genres et affirme une fois de plus son goût prononcé pour la création visuelle et numérique.

Depuis sa première édition en 2006, le festival a tenu à s’engager dans un travail de défrichage en présentant les créations de collectifs originaires de la région Rhône-Alpes, mais aussi d’ailleurs, privilégiant avant tout l’interactivité entre le public, le son et l’image.

A découvrir notamment, l’univers poétique des artistes Grégory Lasserre et Anaïs met den Ancxt qui forment le duo Scenocosme et exposent plusieurs de leurs œuvres mêlant art interactif, musique, végétal et numérique : présentée dans le même temps à la Maison des Arts de Créteil (festival EXIT), l’installation Akousmaflore se déploie comme un jardin sensible et interactif composé de véritables plantes émettant des sons au moindre contact.

Plus onirique encore, Alsos propose la lumière comme source de création sonore : plongez au cœur d’une forêt fantastique et, muni d’une lampe, devenez l’auteur d’une orchestration florale ! Chaque fleur, reliée à des sonorités variées, permet de générer un univers acousmatique évoluant en fonction des intensités lumineuses, des aléas des interventions des spectateurs.



Autre dispositif à découvrir, le Digital Washboard créé par Derrick Giscloux avec le soutien du pôle de création numérique Metalab : une caméra capte le mouvement des personnes présentes et l’utilise à la fois pour émettre du son et déformer une image en trois dimensions selon la technique du bump mapping.

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Cette année, le festival accueille artistes venus d’horizons variés (France, Etats-Unis, Brésil, Angleterre…) et nous dévoile un programme à trois volets autour des arts numériques : des ateliers (initiation au VJing, du 20 au 26 mars), des installations (5 installations permanentes du 26 mars au 11 avril) et des performances.


Festival Electrochoc
Du 26 mars au 11 avril
Les Abattoirs | 18 Route de L’Isle d’Abeau 38300 Bourgoin Jallieu
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2
avril
2009
11:00

ONLIVE, la fin des consoles de jeux vidéo ?



Une ère nouvelle pour l’industrie des jeux vidéo se dessine depuis San Francisco à la Game Developpers Conference. La start up américaine ONLIVE à présenter un prototype de dématérialisation des consoles de jeu. Le lancement est prévu pour la fin de l'année.

On voit progressivement la migration des logiciels et des systèmes d'exploitation vers le cloud computing, c'est-à-dire l'utilisation des ressources et capacités des ordinateurs et des serveurs du monde entier liés par le réseau Internet. Le service ONLIVE, concocté depuis 7 ans par l'un des fondateurs du Quicktime, proposera le catalogue de jeux toutes consoles confondues, en streaming.

GDC09-Onlive

L'avantage de ce service réside dans le fait de pouvoir afficher ces jeux sur un écran de télévision, sans avoir besoin d'acheter une console ou un ordinateur suffisamment puissant pour les faire tourner.

Si le réseau de fibre optique se déploie rapidement, il y a fort à parier que SONY, MICROSOFT et NINTENDO prendront ce virage ; les principaux éditeurs (Electronic Arts, Ubisoft, Warner Bros, Take-Two) ayant déjà accepté de distribuer leurs prochains titres sur cette console virtuelle.



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1
avril
2009
15:24

Festival NEMO à la MAC : la déferlante des Nouveaux Monstres…


A toute époque sa foire aux monstres! Après le festival Via, c’est au tour du festival NEMO, via EXIT d’intégrer à sa programmation une exposition sur les créatures qui hantent les placards du 21ème siècle. Les technologies ont transformé notre rapport aux monstres ; la frontière entre réel et virtuel est plus que jamais intrigante, voire effrayante. Pour l’édition 2009 du festival NEMO, la MAC de Créteil accueille jusqu’au 5 avril 4 dispositifs sonores et visuels et nous invite à goûter à un art qui fait froid dans le dos.

On connaissait le monstre poilu, celui du Loch Ness, ceux à cornes, à branches, aux milliers d’yeux, créatures divines, féeriques ou de sorcellerie, mais nos rêves sont-ils restés insensibles à ces monstres sans chair, de pixels et d’ondes ? Quelles sont les nouvelles normes et quels espaces occupent les monstres d’aujourd’hui ?

Les interfaces technologiques utilisées dans l’art contemporain, numérique ou le cinéma ont donné naissance à de nouvelles expériences. Fini les simples jeux d’ombres sur un drap blanc, les programmes informatiques de Philip Worthington font désormais jaillir par une interprétation aléatoire de l'ombre des visiteurs des monstres plus tordus les uns que les autres (Shadow Monsters). Les monstres sont aussi ce qui nous terrifie : l’infini d'internet avec ses milliers de visages connectés en webcam (Funhouse de John Miserendino et Charles Carcopino) ou encore l’enfermement dans une boîte avec l’œil collé à un orifice à observer des scènes d'horreur (Instrument of Measure of Absence de Temporary Distortion). Ajoutons à cela l’expérience audiovisuelle Probe de Boris Debackere et cela fait la programmation de NEMO à la MAC, intégrée au festival EXIT.

Objets de design, représentations plastiques (Andrew Bell, Mark Powell) exploration virtuelle du train fantôme de notre mémoire (Joëlle Bitten), plongées effrayantes et interactives dans un monde de sons et d’images ( Seiko Mikami), dispositif qui fait disparaître notre tête et la remplace par celle de notre voisin (Lalalab) ou encore plantes qui émettent des sons lorsqu’on les frôle (Scénocosme), Exit balaye le champ des nouveaux possibles.

Si les arts plastiques sont représentés, les installations multimédia ont la part belle et invitent le spectateur à faire émerger la bête qui sommeille, à se transformer, à entrer dans le cauchemar de l’artiste ou encore dans la tête du monstre (François Chalet)...



Festival Nemo
Du 1er au 11 avril
Exposition NOUVEAUX MONSTRES
Du 26 mars au 05 avril à la Maison des Arts et de la Culture de Créteil
De 3 à 5 €
, ouverture les soirs de représentation.
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