L'Etat va doubler le budget qu'il alloue au développement de la vidéosurveillance pour le porter à 20 millions d'euros en 2010, a annoncé début octobre le ministre de l'intérieur. Récemment, deux annonces anglophones révèlent des concepts permissifs à l'omni-surveillance. Les nations seront-elles bientôt sous surveillance?

La première initiative est une application qui sera intégrée dans
Google Earth. Il s'agit de combiner ce que captent les satellites et ce qu'enregistrent les caméras de surveillance. Les données enregistrées en temps réel sont modélisées en 3D, puis réintégrées dans le logiciel. La puissance de calcul des ordinateurs permet aujourd'hui ce genre de prouesse (cf: iOpener, se mesurer en temps réel aux coureurs de F1).


[via Popsi]

Le second service lancée prochainement par une entreprise britannique est le projet Internet Eyes (Les Yeux d'Internet). Celui-ci consiste à repartir le contrôle de toutes les caméras de surveillance en service (commerces, lieux publics,...) à des internautes, puis de les rémunérer s'ils interceptent des fraudes. De la délation à grande échelle? (cf : Souriez, les internautes vous observent - Ecrans.fr).
La complémentarité de ses deux projets, aujourd'hui distincts, pourraient accélérer la mise en place de l'auto-surveillance globale, surtout si l'on hypothéthise que tous les citoyens porteront une caméra sur eux dans quelques années.

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