graffiti en mousse
"moss graffiti" Elly Stevens & Anna Garforth

La fameuse mention "Ne pas jeter sur la voie publique" inscrit sur les prospectus sert à disculper les annonceurs des dégradations qu'entrainent les papiers s'ils étaient jetés dans la rue. Cette règlementation cadre les débordements qui pourraient avoir lieu entre communication, environnent et espace public. Des recommandations qui toucheront probablement de plus en plus les exploitants des infrastructures gourmandes en espace et en énergie (panneaux publicitaires géants, écrans vidéo...). La fibre écologique ambiante gagnera-elle assez de terrain pour modifier certaines pratiques bien ancrées dans le paysage? Ces nouveaux venus en sont une ébauche : place aux « graffitis propres ».

Les graffitis de mousse sont on-ne-peut plus biodégradables : mélange de farine, de bière, de yaourt et de sucre pour la colle, la mousse,elle, est récupérée dans des friches. Une démonstration sera faite en septembre sur le circuit Art et biodiversité organisé par WWF. Une autre méthode consiste à produire une colle prête à germer. Le résultat ressemble à çà :

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© DTagno

Les graffitis inversées sont une autre façon de produire de l'image non polluante et de véhiculer un message. Il suffit pour çà de se munir de pochoirs et d'un karcher. Plus le lieu "nettoyé" était sale, plus le dessin se verra. Le premier a l'avoir expérimenté (et a avoir communiqué dessus...) est l'artiste Moose de Sans Fransisco. Plus d'info sur son site : www.reversegraffitiproject.com

Flogos utilise le ciel comme vecteur de communication. L'idée est de produire des nuages de mousse et d'hélium taillables sous la forme de votre logo. 100% écologiques selon l'entreprise qui s'est lancé dans ce marché.

En connaissez vous d'autres?