Les imprimantes 3D ne sont pas encore répandues sur le marché que leur atout premier, la matérialisation d'objet 3D, pourrait se voir déjà détourné. Le but actuel du projet RepRap est la conception d'une imprimante 3D auto-réplicative libre, dont les plans seront disponibles à tous. Beaucoup de questions et de problématiques restent à travailler pour arriver à un résultat satisfaisant, mais le projet prend forme.

A l'heure actuelle, les imprimantes 3D coutent chères. Les entreprises qui en disposent (Sculpteo , Shapeways,...) offrent des services d'impression à distance : vous envoyez (ou selectionnez) un modéle 3D et vous recevez quelques jours plus tard la sculpture miniature. En pratique il faut compter environs 6H pour une figurine de 6 cm pour un coup d'environs 30€ [démonstration vidéo]

Le projet RepRap a pour but de permettre la création d'une machine capable de se répliquer. Si la structure peut être imprimée/fabriquée, les circuits imprimés et autres tiges de métal utiles aux déplacements de la tête d'impression limitent encore la progression. Un autre problème ralenti aussi le projet, le coût du plastique et de son conditionnement... et ce, alors que les poubelles sont pleines de ces matériaux et ne demandent qu'à être consommés. D'où une réorientation du projet pour l'optimiser au mieux.
« Techniques de tri, fabrication d'une broyeuse "domestique" basse consommation, l'enjeu est de taille : il est question de pouvoir enfin trier ses déchets plastique et les utiliser directement : une source "inépuisable" pour des projets de fabrication domestique, repenser certains achats...des questions de société émergent naturellement de cette possibilité » résume le compte rendu de la présentation faite par les initiateurs du projet Alexandre Korber, Vanessa Brunet, Ursula Gastfall lors des rencontres Estives Numériques tenues le mois dernier.

RepRap