« Les voyageurs des autoroutes virtuelles ont au moins un corps de trop - celui aujourd'hui considérablement sédentaire, le corps à base de carbonique face au clavier, souffre la faim, la corpulence, la maladie, le vieilissement et finalement la mort. L'autre corps, un fac-similé à base de silicium, branché dans un domaine immatériel des données, a des superpouvoirs, même si virtuellement, et il est immortel- ou, plutôt, le corps électif, une incarnation virtuelle 'disjointe' du corps physique, est un logiciel capable de faire face à d'infinies morts ».
Cette citation traduit de «What do cyborg eat» de Margaret Morse illustrait les propos d'Antonio A. Casilli lors de son exposé "Les Avatars : régénération et devenir technologique du corps en ligne" au séminaire EHESS Corps et TIC.

Les humains ont-ils besoin d'un nouveau corps? Se suffiront-ils à le créer "virtuellement", se satisferont-ils de leurs avatars numériques? Rien n'est moins sûr puisque certains chercheurs planchent déjà sur la possibilité de déléguer certaines actions à des robots, de manière totalement synchrone ; au point qu'il n'est pas difficile d'imaginer possible l'univers fictif dépeint dans le film"Clones" de Jonathan Mostow.

Présenté à la 3D Expo 2010 par Tsukuba University's Hoshino Lab, ce bras automatisé mime à la perfection les faits et gestes de son administrateur. Il est piloté par 2 caméras qui visualisent les mouvements à partir de points de lumières spécifiques aux articulations...ce que fait déjà aisément la technologie Kinect de la console Microsoft.

Clones de Jonathan Mostow, bande annonce.