Le verbe anglais "hacker" pose souvent problème lorsqu'il est traduit en français. La traduction de cette "action" prend différentes significations selon le contexte : bidouiller, détourner, contourner, falsifier, transformer, tricher, simplifier, pirater, accéder, dérégler... Le terme a émergé du champs lexical de l'informatique, il désignait à l'origine une personne maîtrisant les mécanismes de sécurité informatique, souvent ravie de défier tout système dit "impénétrable". Aujourd'hui le terme est galvaudé et s'utilise pour qualifier une action qui n'était pas pensée a l'origine par les constructeurs d'un produit. Une fois effectué, ce détournement apporte une valeur ajoutée significative à l'usage premier. Cette pratique peut s'apparenter à une réappropriation d'un outil, d'une lieu, ou d'un produit quelconque, mais reste marginale, car elle n'est pratiquée à l'heure actuelle que par un petit nombre. Souvent à des fins artistiques, ou activistes, le hacking est aussi pratiqué pour le jeu, pour le défi. Voir exemples.

La Grotte du Barbu propose un nouvel atelier bricolage, une balançoire...dans le métro! Vers une ville ludifiée ?

Jailbreaker un Iphone, le "hacker", sert à faire fonctionner les applications qui n'auraient pas été autorisées par la firme Apple. Interdite dans un premier temps, cette pratique s'est vu légalisée par le gouvernement des Etats Unis en juillet 2010 suite à des réclamations sur linteropérabilité d'une oeuvre. L'action encourrue ici est une provocation puisque l'auteur va jailbreaker un iphone en direct d'un Appstore.

Les télécommandes "universelles" éteignent par définition un très grand nombre de télévision, la preuve en est.

A noter, deux évènements ce week-end autour du hacking.