culture mobile_le blog

27
mars
2009
13:06

IMMUNSYSTEM @ la scène numérique de Seconde Nature : Lynn Pook/ Julien Clauss, du sensible au sensibilisant




Le Festival Seconde Nature d’Aix en Provence via la scène numérique, son pôle de résidence et de diffusion nous invite, dès aujourd’hui et ce jusqu’au 25 avril 2009, à découvrir le travail commun de la performeuse plasticienne franco-allemande Lynn Pook et du plasticien sonore allemand Julien Clauss, au travers de l’exposition IMMUNSYSTEM V3.

Visant à expérimenter le sens du toucher comme véritable champ de création, leurs travaux communs s’appuient sur la dimension vibratoire et tactile du son, afin de s’extraire de la primauté du visuel. Pour se faire, ils conceptualisent ensemble des systèmes audio-tactiles qui combinent le toucher et l’écoute via l’utilisation d’un réseau de hauts-parleurs vibrants posés directement sur la peau (Pause, Festival Emergences 2005). Puisant dans son expérience de danseuse, Lynn Pook , a su tirer de ces enseignements, une haute conscience du corps et de l’organique, qu’elle ne cesse de valoriser en privilégiant essentiellement dans ses travaux, les formes intimistes et sensitives.

Si cette exposition retrace un panorama de la démarche artistique pensée par ces deux artistes depuis 2003, au travers d’œuvres comme Geotype, (sculpture sonore où le champ acoustique est créé via une spatialisation polyphonique) ou encore du dispositif audio-tactile Aptium; elle témoigne également, d’une évolution signifiante de leur propos artistique qui se veut, désormais, plus engagé et qui traite des questions environnementales via le matériau biologique, politique ou encore techno-scientifique.

Les installations Immun protection kit et Reflexion soulignent les dangers sanitaires de l’exposition aux ondes électromagnétiques, tandis que Tentative de recouvrement insiste sur l’urgence écologique d’intervenir sur le devenir de l’effet de serre. Le projet IMMUNSYSTEM V3, met en lumière la mutation progressive de leur démarche artistique : du sensible vers le sensibilisant.

Le message est limpide. Avec, IMMUNSYSTEM V3, Lynn Pook et Julien Clauss en appellent à nos mécanismes de défense et d’auto-protection pour parer aux tentatives d’intrusions malveillantes auxquelles nous sommes exposés. Investis dans cette mission de prévention, ils nous invitent à actionner des veilles de conscience autour de ces sujets, pour mesurer et évaluer les enjeux et les évolutions majeurs de notre époque. Lynn Pook et Julien Clauss redonnent ainsi, ici, encore un peu plus de Sens aux sens...


IMMUNSYSTEM V3.

du 26 mars au 25 avril 2009, de 14h à 19h du mardi au samedi (Entrée Libre)
La Scène Numérique (Ancien Espace Sextius) / Seconde Nature
27 bis rue du 11 novembre
Aix en Provence
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26
mars
2009
16:53

CONFERENCE A LA SIANA / SURVEILLER ET PUNIR, ET PLUS ENCORE...


C’est incontestable nous vivons dans un monde sous surveillance et vous connaissez bien le nom des procédés, ils s’appellent vidéosurveillance, géolocalisation, base de données, biométrie, puces RFID et logiciels d’analyse comportementale. Pour sa dernière journée, le vendredi 27 mars à 18h30, la Semaine Internationale des arts Numériques et Alternatifs (SIANA) propose une conférence autour de l’ouvrage d’Eric Sadin Surveillance Globale, Enquête sur les nouvelles formes de contrôle ; au théâtre de l’Agora à Evry.




Une réactualisation du débat sur la surveillance apparaît essentielle pour comprendre les nouvelles formes de dispositif de contrôle, leur impact sur notre perception du monde et de nos pairs, mais aussi la menace qu’elles représentent en ce qui concerne le droit à la vie privée.
La surveillance « globale » est une surveillance généralisée qui s’est étendue au-delà de l’espace public et du simple repérage des comportements déviants. De la lutte anti-terroriste au marketing, le scan permanent de la société tend à réduire la distinction entre surveillants et surveillés, mais également entre physique et virtuel.
Pour compléter le sujet très urbain de la surveillance globale, retrouvez le dossier SmartCity / Aujourd'hui et demain la "ville 2.0" sur le site Culture Mobile.
Et en attendant de militer pour le droit à la déconnexion, au « silence de puces », comme le prône l’universitaire Bernard Benhamou, rendez-vous à la SIANA…

Ce vendredi la SIANA propose également deux workshops "Nouvelles interfaces" et "Hacking" [09 h 30 & 18h30], un atelier de prospective sur le thème "villes et territoires de la connaissance, polarités territoriales de compétences" [14h00] et enfin le spectacle "A la veille de ne partir jamais / Na véspera de não partir nunca" [20h30].

SIANA / Semaine Internationale des arts Numériques et Alternatifs
Edition 2009 > du 23 au 28 mars 2009 > Evry
http://siana-evry.fr/site/

Théâtre de l'Agora / Scéne nationale Evry-Essonne
Evry (91) / Place de l'Agora / RER ligne D station Evry-Courcouronnes
http://www.theatreagora.com/

Eric Sadin, Surveillance Globale, Enquête sur les nouvelles formes de contrôle, éditions Flammarion (collection Climats), 2009.
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11
mars
2009
16:19

O_REX : Réalité virtuelle et opéra numérique ou comment devenir le héros d’Œdipe-Roi


L’Opéra numérique de la compagnie Crew. O_REX, coiffe une partie du public d’un casque de réalité virtuelle, l’accompagne de musiciens et la glisse dans la peau de l’Œdipe Roi d’Igor Stravinsky ; un spectacle à savourer, sur scène ou dans le public, les 14 et 15 mars prochains dans le cadre du Festival Via 2009 à Mons en Belgique. Voici un petit aperçu de ce travail novateur proposé par Dedale, coproducteur d’O_Rex.



Compagnie crée en 1996 et basée à Bruxelles, Crew est engagée dans une réflexion sur les technologies et les arts du spectacle. Utilisant la scène comme terrain d’expérimentation, la compagnie teste « le potentiel tragique » des technologies en mettant en scène une personne immergée dans un environnement virtuel. Cet opéra numérique offre ainsi deux expériences distinctes à un public qui peut être, « voyeur » : spectateur traditionnel, ou «immersant» : celui qui porte le casque de réalité virtuelle.

La relation entre technologie, narration et texte se trouve ici portée à la scène. Cette expérience s’inscrit dans le prolongement de « U_Raging standstill », une expérience sensorielle au cours de laquelle les spectateurs, qui incarnent le protagoniste de leur propre spectacle, sont immergés dans un monde où règne la confusion entre fiction et réalité. Dans O_Rex, trois musiciens accompagnent l’immersant, l’intégrant ainsi à une véritable mise en scène.

La force tragique du spectacle tient à la perte de repères ; comme Œdipe, l’immersant se voit aveuglé, sa vue étant l’objet de manipulations. Véritable questionnement sur le sort tragique de l’homme moderne à l’ère de la technolâtrie, O_Rex est aussi une expérience scénique originale où les technologies immersives côtoient des procédés traditionnels. La relation au public y est modifiée mais l’œuvre est toujours donnée à voir.

Un spectacle qui n'en finit pas de surprendre et de nourrir la réflexion sur les rapports de plus en plus serrés entre les technologies et les arts du spectacle.



O_Rex de la Compagnie Crew
Les 14 et 15 mars à l’Espace des Possibles de la Maison Folie
De 8 à 11 €

Festival Via 2009
Festival International Théâtre / Danse / Musique /Arts Electroniques
Du 12 au 22 mars
Maubeuge [Fr] et à Mons [Be]
http://www.lemanege.com/


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5
mars
2009
12:05

DORKBOT / PEOPLE DOING STRANGE THINGS WITH ELECTRICITY



Qui se cache derrière ces gens faisant de drôles de choses avec l’électricité ? Pour le savoir, il faut se rendre à la prochaine session Dorkbot – Paris* qui se tiendra ce soir jeudi 5 mars 2009 au Palais de Tokyo sur le thème « Brainwaves, captation, utilisation et application des ondes cérébrales aux appareils électriques, aux ordinateurs et aux jeux vidéos ».

Initiés pour la première fois en 2000, à l’Université de Columbia à New York, par Douglas Repetto, ces rendez-vous nomades et à fréquences variables, proposent un cadre pour des présentations informelles où artistes, chercheurs, développeurs, bidouilleurs viennent présenter pendant trente minutes leurs expériences ou projets en cours de développement. La formule a depuis fait des émules : Dorkbot-Londres, Dorkbot-San Francisco, Dorkbot-Helsinki et même Dorkbot-Second Life. On dénombre, aujourd’hui, pas moins d’une cinquantaine de Dorkbots à travers le globe.

La semaine passée, Bruxelles clôturait sa troisième session Dorkbot sur le thème « Geotales, public introduction to locative media in Art context ». L’occasion pour l’artiste hollandaise, Esther Polak, l’une des premières artistes à avoir exploré la cartographie GPS, de présenter et surtout d’échanger sur son projet « Nomadic Milk » qui questionne l’exploration spatiale au travers de parcours laitiers dans le nord du Cameroun.

Cette semaine, c’est au tour de Paris. L’auditorium du Palais de Tokyo accueillera ce jeudi, dès 19h30, les présentations de Gary Mc Darby avec « Brain Sparks »* , celle de Dominique Peysson avec « Electro-Encéphalo-Gramophonies » qui présentera plusieurs techniques de captation des ondes mentales, et celle du projet « Ghostlab » , initié en 2003 par Horia Cosmin Samoïla, voué à l’exploration des paysages électromagnétiques et des limites cognitives. Le programme se terminera comme d’ordinaire, par un “Opendork”, pendant lequel n’importe qui, est invité à présenter rapidement de façon informelle et plus ou moins improvisée ses projets.

Depuis neuf ans, Dorkbot a su se positionner comme une référence internationale en matière de réseau d’échange et de partage artistique et technologique. L’engouement croissant constaté pour ses sessions ne traduirait-il pas, dans un sens, la volonté de reconnecter, via la matérialisation physique d’un cadre spatio-temporel, avec le réel et l’humain ?

* L’entrée à cette session est liée à l’entrée de l’exposition Gakona (tarifs de 1 à 6 euros selon conditions, gratuit pour les chômeurs, moins de 18 ans et personnes handicapées)
* Présentation en anglais


Dorkbot Paris au Palais de Tokyo – « Brainwaves »
Jeudi 5 mars 2009 à 19h30, Auditorium du Palais de Tokyo
13 avenue du Président Wilson, 75016 Métro Iéna (ligne 9)
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4
mars
2009
10:36

Technologies numériques et radiophonie au Festival SONOR4


SONOR4 le rendez-vous de la création sonore et radiophonique indépendante propose de réunir artistes, professionnels, auditeurs et spectateurs autour de créations sonores, de conférences, d’ateliers, de mixes et de séances d’écoutes. SONOR4 se déroule à Nantes, du 1er au 8 mars 2009.

La notion de radio de création
La radio dite de création propose une valorisation de la notion d’œuvre à travers les contenus sonores. Il s’agit de radio élaborée par opposition au flux du direct par exemple, on peut facilement distinguer quatre genres radiophoniques : le reportage, la fiction, le documentaire et la création sonore plus expérimentale (acousmatique).

Les causeries de SONOR4
SONOR4 propose, notamment, deux conférences très actuelles dans le double contexte de numérisation des radios hertziennes et de multiplication des sites de création sonore identifiés comme «radiophoniques».

La numérisation des radios hertziennes
L’arrivée, courant 2009, de la RNT (Radio Numérique Terrestre) va impacter de façon significative les modes d’organisation et de financement des radios hertziennes associatives. Cette mutation induit un questionnement sur l’indépendance à la fois technologique et éditoriale de ces petites radios. Celles-ci devront probablement se rapprocher des grands groupes commerciaux comme NRJ ou Skyrock pour émettre dans le cadre des nouvelles normes de la RNT. Rappelons leur rôle essentiel au maintien de la diversité culturelle et médiatique française. La causerie « La numérisation des radios associatives : Quel paysage radiophonique pour les auditeurs? » reviendra sur ce sujet.
Au programme :
- Présentation de la solution de mutualisation des compétences et des contenus retenue par la vingtaine de radios associatives des Pays-de-Loire.
- Discussion de l’intérêt de cette évolution, du point de vue des radios et des auditeurs.
- Présentation des changements liés au type de récepteur et de l’impact sur les contenus radiophoniques eux-mêmes.

La multiplication des sites de création sonore
Le web apparaît comme un outil privilégié de l’élargissement de la diffusion de la radio de création, on pourrait alors parler de web radio de création. Les technologies numériques qui permettent cette diffusion à un public large ainsi qu’à un large public seront le point de départ de la seconde causerie de SONOR4 sur laquelle nous nous arrêterons, « streaming, podcast, flux RSS…Quel statut de la radio en ligne ? ».
Le démantèlement progressif de la programmation, lié à ce que les contenus n’émanent plus seulement des professionnels met à l’œuvre plusieurs changements :
- Modification de la nature de la communication entre émetteur et récepteur.
- Déplacement des logiques d’écoute en ligne.



Egalement à venir
Ces questionnements font largement écho aux axes de recherche du GRER (Groupes de Recherches et d’Etudes sur la radio) qui organise en novembre prochain à Paris un colloque international : « Vers la post radio ? Enjeux et mutations des formes et objets radiophoniques ».

Festival SONOR4 / festival des écoutes radiophoniques / du 1er mars au 8 mars 2009 / Nantes, Rézé, St-Nazaire / Organisé par Histoires d’ondes et JET FM
LE LIEU UNIQUE, ATELIER 1 • GRATUIT
Vendredi 6 mars / DE 18H À 20H CAUSERIE / La numérisation des radios associatives : Quel paysage radiophonique pour les auditeurs?
LE LIEU UNIQUE, ATELIER 1 • GRATUIT
Samedi 7 mars / DE 18H À 20H CAUSERIE / Streaming, podcast, flux RSS… Quel statut de la radio en ligne ?
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2
mars
2009
16:47

Numérisation du patrimoine culturel : le réseau européen ATHENA



La numérisation et l’accessibilité en ligne des contenus culturels et scientifiques sont actuellement des préoccupations majeures pour les états membres et l’Union européenne. Dédale vous propose de découvrir sur le blog de Culture Mobile une série d’initiatives innovantes en matière de numérisation du patrimoine culturel européen.

Le projet européen ATHENA vise à rendre accessible les réseaux européens du patrimoine culturel en permettant aux institutions culturelles – et notamment aux musées – de rendre leurs contenus numérisés accessibles en ligne via Europeana, la Bibliothèque numérique européenne. Athena entend produire des outils évolutifs mais aussi des recommandations et des directives centrés sur des questions telles que le multilinguisme et la sémantique, les métadonnées et les thesaurii, les structures de données et les problématiques liées au droit de la propriété intellectuelle. Son objectif est de soutenir les activités internes de numérisation des institutions culturelles tout en facilitant l’intégration de ces contenus numérisés au sein d’Europeana. Le but final étant de permettre aux internautes de vivre une expérience unique, originale et enrichissante en lien avec le patrimoine culturel européen.

Soutenu par la Commission européenne en tant que réseau de bonnes pratiques à travers son programme eContentplus, ATHENA regroupe 20 états membres de l’Union européenne ainsi que 3 états non européens présents en qualité d’observateur. Parmi les partenaires du projet, on retrouve une centaine de musées et institutions européens, mais aussi des consortiums européens ayant déjà travaillé sur ces questions - comme MICHAEL - qui apporteront au projet toute leur expérience et leur savoir-faire. ATHENA a débuté en novembre 2008 et s’achèvera 36 mois plus tard en octobre 2011.

www.athenaeurope.org
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