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30
avril
2009
17:09

Les 10 ans du festival Elektra



10 jours qui s’annoncent riches en émotions pour cette édition anniversaire du festival d’arts numériques Elektra à Montréal. Pour ses 10 ans, le festival accueille pas moins d’une trentaine d’artistes internationaux et présente d’autant plus d’installations robotiques, interactives, sonores et vidéos en s’associant cette année à un réseau de galeries d’art contemporain et de centres d’artistes autogérés.

Encore une occasion de (re)découvir les travaux d’artistes de renommée internationale tel que Ryoji Ikeda et d’autres tout aussi actifs dans le domaine des arts électroniques. Éric Raymond notamment, présentera sa récente création Scribes, une œuvre qui interroge nos systèmes de représentation du monde : 2 robots miniatures hypersensibles cartographient l’invisible à partir de l’amalgame de données (imagerie satellitaire des ondes électromagnétiques d’origine naturelle, ondes radio).

A noter également, la venue des italiens d’Otolab pour la 1ère fois au Canada, artistes de la scène numérique remarqués en France lors des festivals Némo et Cinesthesy en 2008 avec des performances où les matières sonores et visuelles se jouent de l’optique et de nos perceptions.

Et à défaut de pouvoir vous rendre à Montréal, vous pourrez voyager au cœur du festival en suivant les pérégrinations de Lucy via le site internet d’Elektra 10, qui a pour vocation de nous faire vivre « une expérience interactive hors du commun » par la retransmission des manifestations physiques liées aux émotions de cette envoyée spéciale dont les vêtements seront équipés d’instruments de mesures. Ou comment être spectateur depuis son ordinateur !

Festival Elektra // 1er au 10 mai 2009
5 soirées de concerts et performances
Installations, projections et rencontres

Usine C et Conservatoire de musique de Montréal
Articule, Centrale Galerie Power House
Galerie Pierre-Francois Ouellette Art Contemporain
Centre des arts actuels Skol et Cinémathèque québécoise
www.elektramontreal.ca
www.elektrafestival.ca
blog.elektramontreal.ca
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Les "Artistectes", une espèce en voie de développement? Lab[au] @ Galerie Numeriscausa



Le collectif Lab[au] rendu célèbre par le magistral habillage de lumière de la tour DEXIA à Bruxelles, en 2007, sera à l’honneur de la galerie Numeriscausa, du 30 avril au 6 juin, avec l’exposition Mot1fs présentant, une série d’œuvres génératives produites entre 2006 et 2009.

Depuis plusieurs années, LAb[au] conceptualise et développe la pratique du MetaDeSIGN; une méthodologie transdisciplinaire et collaborative, qui observe les évolutions technologiques, et examine la transformation de l’architecture, de l’art et du design au sein d’une pratique baptisée ‘MetaDeSIGN’. Selon, Manuel Abendroth, Jérôme Decock, Alexandre Plennevaux and Els Vermang, les quatre membres fondateurs du collectif : «L'architecture et l'urbanisme constituent des disciplines d'organisation spatiale et temporelle de relations sociales, économiques, politiques. Ces disciplines constituent également des systèmes sémantiques de signes, de langage et de code ». Le MetaDeSign est donc basé sur les principes organisationnels de l’architecture, associant de hauts niveaux d’abstraction (codes) avec des modalités spécifiques de perception et de cognition dans la construction du sens.

Les travaux présentés dans cette exposition font tous usage d’éléments simples, dont les qualités sont d’être des unités de mesure indivisible, chacun définissant les mesures d’un espace déterminé : pixels, vecteurs, bits ou frames. Ils décrivent des motifs complexes dont l’esthétique est une transposition directe des processus algorithmiques mis en œuvre. On y découvrira entre autres, les installations « Framework 5*5*5’ » (appartenant au projet de recherche appelé 16n), « Pix Flow » et le dernier projet en date de Lab[au]

Les travaux du collectif Lab[au] posent les nouvelles équations de l’évolution de l’architecture, et font échos à une tendance de plus en plus marquée, révélée à l’occasion de la conférence Smartcity (Festival Emergences 2007) avec EXYZT ou encore Raumlabor, à savoir: la montée en puissance des collectifs d’architectes investis dans une démarche artistique autour de l’espace urbain et de fait, l'éclosion d'une nouvelle espèce, celle des "Artistectes".

Mot1fs, exposition personnelle du collectif Lab[au]
30 avril au 6 juin 2009
Galerie Numeriscausa
53 Bd Beaumarchais 75003 Paris
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24
avril
2009
17:43

La Force de l’Art 02 : le retour de l’art contemporain au Grand Palais…



Manifestation triennale mettant en avant la création contemporaine, La Force de l’Art investit Paris du 24 avril au 1er juin. L’art y sera présenté dans tous ses états et fourmillera du Grand Palais, son QG, au web, en passant par des lieux emblématiques de la ville comme la Tour Eiffel. Un événement d’envergure avec plus de 50 artistes parmi lesquels Lynn Pook, artiste du DLab, dont l’installation Aptium sera présentée le 23 mai.

Qui a dit que l’art contemporain était inaccessible ? Pour sa 2ème édition, la Force de l’art entend faire la démonstration que l’art se trouve partout et tente de susciter notre curiosité en éclatant le système d’exposition traditionnel.

Rassemblant artistes résidents, visiteurs et invités, la manifestation étend sa toile du Grand Palais à différents lieux parisiens emblématiques tels le Musée du Louvre ou le Palais de la découverte. Les résidents, comme Wang Du ou Kader Attia, investissent la Nef du Grand Palais, les visiteurs, artistes plus célèbres comme Orlan ou Buren, s’emparent des lieux parisiens, tandis que des soirées organisées au Grand Palais permettent aux artistes invités de faire découvrir une de leurs œuvres, réelle ou virtuelle.

C’est en tant qu’invitée que la plasticienne franco-allemande Lynn Pook sera amenée à présenter Aptium, une installation performance. Celle-ci consiste en un hamac équipé de haut-parleurs sans membrane qui diffusent une composition sonore à même le corps du spectateur qui s’y trouve allongé (cf. billet du 27/03/2009). Cette expérience audio-tactile fait du corps une caisse de résonance dans un système de diffusion spatialisé.


Sons venus de l’intérieur, de l’extérieur, la confusion est totale et pousse à réfléchir à la leur matérialité et aux différents modes de perception dans un monde où l’art demeure principalement appréhendé par le visuel.

Pendant que le spectateur sentira circuler diverses stimulations à la surface de son corps, les internautes pourront profiter de la création sonore Usyodom de Julien Clauss, collaborateur de Lynn Pook.

A la fois questionnement sur les lieux de l’art et sur la place qu’il occupe, la Force de l’Art est un rendez-vous majeur de l’art contemporain en France ; un bon moyen de découvrir les différentes facettes de l’art d’aujourd’hui et d’être surpris !


LA FORCE DE L’ART 02
www.laforcedelart.fr
du 24 avril au 1er juin 2009
Grand Palais
Avenue Winston Churchill
75008 PARIS
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22
avril
2009
12:08

Exposition Fractal Flowers à l’IMAL : entrez dans l’ère du jardin virtuel…



Du haut de leurs longues tiges, les fleurs géantes de Miguel Chevalier se meuvent de manière aléatoire et fleurissent en un éclat de couleurs. Du 23 avril au 3 mai, Bruxelles accueille à l’IMAL l’exposition Fractal Flowers et questionne ainsi le statut de l’œuvre numérique et de la manipulation génétique ; que pourra-t-il bien sortir de ces fleurs fractales ouvertes à tout croisement ?

Né à Mexico en 1959, Miguel Chevalier est un artiste numérique singulier dont les travaux ont été remarqués et exposés à travers le monde. Sa démarche est inspirée de l’observation du monde, de ses flux et mue par la recherche technologique.

Après s’être penché sur les jardins virtuels avec l’expérience des Sur-natures, il poursuit ses recherches sur la transposition du règne végétal dans l’univers numérique et donne à voir les différentes matérialisations de ses fleurs fractales pourtant issues d’un même code numérique.

L’artiste sème ainsi sur Bruxelles des graines virtuelles et autonomes, qui poussent, fleurissent, meurent et dansent au contact des visiteurs. Un ballet floral s’improvise et la force poétique de l’œuvre se dévoile. Mais sous la douceur de ces plantes colorées se cache un phénomène lourd de conséquences, la manipulation génétique, qui nous pousse à nous demander qui du monstre ou de la belle plante aura le dernier mot.

Dans cette exposition, le travail de Miguel Chevalier est présenté sous la forme d’installations de réalité virtuelle qui interagissent avec le visiteur, de sérigraphies sur plexiglas ou encore de sculptures en stéréolithographie 3D. L’artiste fait ainsi une belle démonstration de ce qu’est le principe de variabilité et offre à chacun l'opportunité de faire l’expérience d’un jardin extraordinaire...



Exposition Fractal Flowers
Du 23 avril au 3 mai 2009 iMAL,
Center for digital cultures and technology
www.imal.org
Koolmijnenkaai 30 Quai des Charbonnages, 1080 Brussels
Ouvert du mercredi au vendredi de 14:00 à 19:00
et du samedi au dimanche de 13:00 à 19:00
Tarifs: 5 € / 3€ (étudiants, sans emploi)
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16
avril
2009
18:38

Vision’R : un festival entièrement dédié au VJing



Organisé par les Réseaux de la création, cet événement accueille des artistes français et étrangers venus présenter des mix et performances vidéo en live. Encore méconnue du grand public, cette pratique émergente du VJing tient aujourd’hui une place non négligeable dans le secteur de la création multimédia et connaît un réel besoin d’être promue et diffusée. À l’heure des échanges rapides des flux d’informations et des médias, les artistes VJ en Europe développent des ressources et moyens pour échanger et contribuer au développement de cette pratique.

Initié par plusieurs VJs, le festival Vision'R arbore cet aspect communautaire et collaboratif caractéristique des événements dédiés au VJing en Europe, en proposant des espaces d’échanges conceptuels et techniques dans lesquels artistes et acteurs du réseau international jouent un rôle fondamental : ces moments de rencontre et d’apprentissage permettent à la fois un état des lieux de la technologie de pointe ou expérimentale relative au VJing (mélangeurs vidéo, convertisseurs, logiciels, contrôleurs, etc.) et une mutualisation des compétences.

> Ateliers, Rencontre VJ Talks et Salon pro VJ > 18 et 19 avril à la Bellevilloise

Au-delà de ces échanges techniques, le projet Laptopsrus, expérimenté pour la 1ère fois dans le cadre de Vision’R, est aussi une illustration de cette approche collaborative du mouvement VJ : sur le modèle d’un tournoi de catch, dj et vj -uniquement de sexe féminin- se confrontent sur un ring. Si la mise en scène est attrayante et le principe du battle stimulant pour les élans créatifs, encore faut-il savoir si, à terme, de réelles propositions artistiques pourront découler de ce dispositif ?

Découvrez cette manifestation où les artistes cherchent, expérimentent et s’expriment au travers d'une programmation éclectique. A vous de faire le tri!

Vision’R
Du 11 au 19 avril
11-12 avril au Centre Mercoeur, Paris 11ème
17 avril à l’Elysées-Biarritz, Paris 8ème
18-19 avril à La Bellevilloise, Paris 20ème
De 3 à 15 €
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MUSETREK, à la découverte de l’audioguide 2.0



Expérience au Louvre

Imaginez un peu : les œuvres de Fra Angelico, de Botticelli, de Bernardo Luini illustrant une parabole des élections américaines de novembre 2008? Ce vendredi soir, au Musée du Louvre, attendez-vous à voir l’iconographie religieuse de l’art de la Renaissance et du Moyen Age sous un autre angle. Le Musée du Louvre en association avec le Laboratoire vous invite dans le cadre de ses nocturnes jeunes à expérimenter le projet Musetrek, les vendredis 17 et 24 avril prochains.

Inspiré des nouveaux usages liés à l’explosion des sites collaboratifs, Le projet MuseTrek se présente comme une application mobile et portative, conjuguée à un réseau social. L’expérience vise à offrir une nouvelle approche de la découverte des musées, des villes, des parcs et des sites culturels dans le monde. Muni d’un I Phone prêté sur place pour l’occasion, vous pourrez à la fois découvrir les treks de Baptiste, d’Akotin (récits écrits par les visiteurs), mais aussi les commenter ou encore créer votre propre trek pour les prochains visiteurs.

Le projet imaginé par des étudiants de l'université d'Harvard sur les conseils de David Edwards, professeur du Harvard Idea Translation Lab poursuit actuellement son développement avec le concours du Laboratoire à Paris, de la Cloud Foundation à Boston, de Techpoint Ventures et de Imperial Consulting.

Alors rendez-vous ce vendredi de 18h00 à 22h00 au niveau de l’aile Denon du Musée du Louvre, pour être parmi les premiers à expérimenter l’audioguide 2.0.

Musetrek au Musée du Louvre
Aile Denon
Parcours fléché à l'entrée de la Pyramide.
Inscription sur le site http://www.musetrek.com/reg/register/
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8
avril
2009
14:47

Stelarc et les mécaniques du corps



En quelques années, les nouvelles technologies nous ont permis de réaliser le fantasme d’un corps idéal. Avatars virtuels, corps augmentés, chirurgie esthétique : la quête de nos identités corporelles est désormais au cœur de nos préoccupations contemporaines. Le Centre des Arts d’Enghien les Bains consacre pour la première fois en France, une exposition entièrement dédiée aux travaux, du pionnier de l’hybridation entre le corps et la technologie, l’artiste-performer australien Stelarc.

Imaginons un instant que Darwin se soit arrêté en chemin et que l’évolution de l’homme reste encore inachevée... C’est ce vers quoi nous amène à réfléchir l’artiste australien, en partant du postulat suivant : le corps humain est obsolète. Cultivant un goût non dissimulé pour la provocation, mais pas seulement, il travaille, depuis 1996, autour de la prothétisation du corps et l’augmentation de ses capacités au moyen de systèmes technologiques.

L’exposition sera l’occasion de découvrir la démarche passionnante bien que parfois inquiétante de cet artiste autour de la conceptualisation du post-humain. Plusieurs de ses travaux, dont l’œuvre phare "Exoskeleton", seront exposés au Centre des Arts ; une vidéo retracera son parcours de recherche et d’expérimentation. En vous rendant au vernissage, qui se tiendra ce jeudi 9 avril à 18h30, vous aurez l’unique privilège de découvrir en présence et sur le corps de l’artiste, le projet en cours d’élaboration "Ear on arm", qui vise à créer un organe sous-cutané de connexion Internet.

Tel un nouveau démiurge, Stelarc intervient, augmente et remodèle le corps organique. En poussant à l’extrême ses recherches sur le déplacement du moi, il interroge de manière plus profonde, via le prisme de l’hybridation corps-machine, nos peurs existentielles sur le devenir et la pérennisation de notre espèce.


Exposition Mécaniques du Corps (Entrée libre)
du 10 avril au 26 juin 2009
Centre des Arts
12-16 rue de la Libération
95880 Enghien les Bains
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Et le numérique se matérialisa...: exposition V.01 ß @ Lieu-commun




Et si la tendance de l’art contemporain n’était plus à la dématérialisation ? A l’occasion de « Paradis Artificiels », Lieu-Commun accueille l’exposition collective V.01 ß du 3 au 25 avril et soumet une version « bêta » de l’approche tangible du numérique. Une occasion rêvée pour s’arrêter sur l’un des artistes invités : Claude Closky…

010100 … quand des codes ont émergé des arabesques, le monde de l’art contemporain a repris les contours des œuvres numériques et s’est laissé guider vers le champ du réel. Claude Closky n’a jamais abandonné crayons, collages ou appareil photo. Ses incursions dans le monde virtuel (Virtual Estate, Me ou Good Direction) apparaissent comme des explorations, et ses œuvres matérielles (You Want You Have, Séropositif habillé par Benetton,U…) le lieu de représentation et de déconstruction des codes, signes et images qui nous gouvernent au quotidien.

Claude Closky est une figure emblématique de l’art contemporain conceptuel. Difficilement classable, il touche à tous les media et développe une réflexion très poussée qu’il aborde de manière parfois très rationnelle et souvent pleine d’humour.

Son analyse des systèmes d’information, de représentation et d’organisation du monde, qu’ils soient informatiques, publicitaires ou mathématiques, passe notamment par la création de listes, de suites qui s’emmêlent au point de perdre pied. Entre accumulation et ellipse, procédure mécanique et lecture critique des différents énoncés, Claude Closky a ceci de singulier qu’il réfléchit à l’impalpable et lui donne vie dans la matière.


Exposition V.01 ß
Dans le cadre du Festival Empreintes Numériques, “Paradis Artificiels” et du Forum de L’Image «Frémissements».
Du 03 au 25 avril 2009
Lieu-Commun | 23/25 Rue d'Armagnac 31500 Toulouse
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7
avril
2009
16:02

Musiques électroniques et arts numériques au Festival Electrochoc


Se déroulant du 26 mars au 11 avril à Bourgoin-Jallieu en Isère, la quatrième édition du festival Electrochoc propose cette année une soirée entièrement dédiée aux arts numériques et toujours des concerts, des DJ sets, des installations, des ateliers et des performances.

Organisé par la SMAC (Scène de Musiques Actuelles) Les Abattoirs, le festival Electrochoc se veut « un moment de découverte et de plaisir pour les yeux et les oreilles ». Le parti pris est réussi ! Avec une programmation explorant différents courants des musiques électroniques, entre valeurs sûres et découvertes, le festival s’autorise le mélange des genres et affirme une fois de plus son goût prononcé pour la création visuelle et numérique.

Depuis sa première édition en 2006, le festival a tenu à s’engager dans un travail de défrichage en présentant les créations de collectifs originaires de la région Rhône-Alpes, mais aussi d’ailleurs, privilégiant avant tout l’interactivité entre le public, le son et l’image.

A découvrir notamment, l’univers poétique des artistes Grégory Lasserre et Anaïs met den Ancxt qui forment le duo Scenocosme et exposent plusieurs de leurs œuvres mêlant art interactif, musique, végétal et numérique : présentée dans le même temps à la Maison des Arts de Créteil (festival EXIT), l’installation Akousmaflore se déploie comme un jardin sensible et interactif composé de véritables plantes émettant des sons au moindre contact.

Plus onirique encore, Alsos propose la lumière comme source de création sonore : plongez au cœur d’une forêt fantastique et, muni d’une lampe, devenez l’auteur d’une orchestration florale ! Chaque fleur, reliée à des sonorités variées, permet de générer un univers acousmatique évoluant en fonction des intensités lumineuses, des aléas des interventions des spectateurs.



Autre dispositif à découvrir, le Digital Washboard créé par Derrick Giscloux avec le soutien du pôle de création numérique Metalab : une caméra capte le mouvement des personnes présentes et l’utilise à la fois pour émettre du son et déformer une image en trois dimensions selon la technique du bump mapping.

>

Cette année, le festival accueille artistes venus d’horizons variés (France, Etats-Unis, Brésil, Angleterre…) et nous dévoile un programme à trois volets autour des arts numériques : des ateliers (initiation au VJing, du 20 au 26 mars), des installations (5 installations permanentes du 26 mars au 11 avril) et des performances.


Festival Electrochoc
Du 26 mars au 11 avril
Les Abattoirs | 18 Route de L’Isle d’Abeau 38300 Bourgoin Jallieu
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1
avril
2009
15:24

Festival NEMO à la MAC : la déferlante des Nouveaux Monstres…


A toute époque sa foire aux monstres! Après le festival Via, c’est au tour du festival NEMO, via EXIT d’intégrer à sa programmation une exposition sur les créatures qui hantent les placards du 21ème siècle. Les technologies ont transformé notre rapport aux monstres ; la frontière entre réel et virtuel est plus que jamais intrigante, voire effrayante. Pour l’édition 2009 du festival NEMO, la MAC de Créteil accueille jusqu’au 5 avril 4 dispositifs sonores et visuels et nous invite à goûter à un art qui fait froid dans le dos.

On connaissait le monstre poilu, celui du Loch Ness, ceux à cornes, à branches, aux milliers d’yeux, créatures divines, féeriques ou de sorcellerie, mais nos rêves sont-ils restés insensibles à ces monstres sans chair, de pixels et d’ondes ? Quelles sont les nouvelles normes et quels espaces occupent les monstres d’aujourd’hui ?

Les interfaces technologiques utilisées dans l’art contemporain, numérique ou le cinéma ont donné naissance à de nouvelles expériences. Fini les simples jeux d’ombres sur un drap blanc, les programmes informatiques de Philip Worthington font désormais jaillir par une interprétation aléatoire de l'ombre des visiteurs des monstres plus tordus les uns que les autres (Shadow Monsters). Les monstres sont aussi ce qui nous terrifie : l’infini d'internet avec ses milliers de visages connectés en webcam (Funhouse de John Miserendino et Charles Carcopino) ou encore l’enfermement dans une boîte avec l’œil collé à un orifice à observer des scènes d'horreur (Instrument of Measure of Absence de Temporary Distortion). Ajoutons à cela l’expérience audiovisuelle Probe de Boris Debackere et cela fait la programmation de NEMO à la MAC, intégrée au festival EXIT.

Objets de design, représentations plastiques (Andrew Bell, Mark Powell) exploration virtuelle du train fantôme de notre mémoire (Joëlle Bitten), plongées effrayantes et interactives dans un monde de sons et d’images ( Seiko Mikami), dispositif qui fait disparaître notre tête et la remplace par celle de notre voisin (Lalalab) ou encore plantes qui émettent des sons lorsqu’on les frôle (Scénocosme), Exit balaye le champ des nouveaux possibles.

Si les arts plastiques sont représentés, les installations multimédia ont la part belle et invitent le spectateur à faire émerger la bête qui sommeille, à se transformer, à entrer dans le cauchemar de l’artiste ou encore dans la tête du monstre (François Chalet)...



Festival Nemo
Du 1er au 11 avril
Exposition NOUVEAUX MONSTRES
Du 26 mars au 05 avril à la Maison des Arts et de la Culture de Créteil
De 3 à 5 €
, ouverture les soirs de représentation.
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