culture mobile_le blog

4
février
2010
17:53

SmartCity Workshop : Pied La biche

L’objectif du collectif Pied la Biche était de réaliser un court-métrage à mi-chemin entre le documentaire, la fiction et la vidéo scientifique, s'intéressant aux modalités de déplacement sur le territoire de la Cité Internationale Universitaire de Paris et ses alentours. Que se passerait-il si, temporairement, une force ou une volonté mystérieuse venait à diriger les mouvements des personnes sur ce territoire, à les détourner de leur destination première ? Quels usages (nouveaux, résistants, joueurs) pourraient en émerger ? Quelle nouvelle lecture territoriale un tel événement pourrait-il construire ?

piedlabiche-smartcity-film

Sur ces images, Jean-Sébastien provoque l’âme charitable des usagers de la RATP. Tournées au ralenti, ces scènes dont la temporalité frôle l’évanouissement offrent une focale distendue sur ces perturbations du flux migratoire. L'idée de départ était de filmer avec une « caméra phatom », capable de filmer 3000 image par seconde, mais cela s'est avéré impossible, faute d’une source de lumière suffisante. Les extraits vidéo ci-dessous ont, de ce fait, été tournés avec un matériel plus classique.


Le film ci-dessus n'est pas présenté dans sa version finale. Il s'agit d'une première version réalisée pendant les workshop.

Réunion des collectifs Zoom et Infraksound et de Damien Masson, le collectif Pied la Biche rassemble les compétences d’architectes, vidéastes et urbanistes. Pied la Biche situe ses interventions à la jonction entre cultures numériques, interactions sociales et territoire physique. A partir de moyens souvent rudimentaires (vidéo-projecteur, caméra, micro HF, téléphone portable, téléviseur CRT, magnétoscope, carton, scotch), chaque action est l’occasion d’une inflexion des pratiques habituelles de l’espace : l’extension du domaine Pied la Biche.

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2
février
2010
17:14

SmartCity Workshop : Augmented reality


L’être humain est-il capable de percevoir le monde au-delà de la représentation qu’il en fait ?

Ceux qui ont essayé le prototype 01 d’Adelin Schweitzer ont vécu une expérience immersive hors du commun, une altération profonde des sens dans leur perception de l’environnement proche, du moins à en croire leurs témoignages.

Le visiteur se munit d’un équipement technologique complexe : casque perturbant sa vue et son ouïe, ordinateur portable au dos, caméras et micros fixés sur une paire de lunettes. Le matériel est programmé pour saisir l’environnement perçu en trois dimensions et en temps réel ; l’ordinateur retravaille les données en fonction des informations qu’elles contiennent (luminosité, mouvements, bruits, etc…) et les renvoie sous forme de « flux augmenté » dans le casque : le visiteur voit et entend la ville, le quartier, la rue, sans décalage temporel, mais de manière agrémentée différemment, avec des effets sonores ou visuels, voire l'apparition d'objets virtuels.

Adelin-schweitzer-smartcity

La vidéo suivante est une retransmission d’une des sorties faites lors de la journée "portes ouvertes" Smartcity, tournée dans les transports urbains.

Se référant aux concepts deleuziens de « territorialisation » et de « déterritorialisation », Adelin Schweitzer propose une machine à "déterritorialiser" l’individu. Car, comme il le dit lui-même, au quotidien, la ville territorialise l’individu, lui imposant un usage contraignant de son espace. Une expérience de "déterritorialisation" détourne l’environnement urbain de son usage habituel, interroge le cadre de vie, pour le rendre potentiellement plus libre de cette contrainte ; l’individu "déterritorialisé" se vivrait du même coup "désaliéné". L’augmentation de la réalité, expérimentée en contexte urbain, permettrait à l’utilisateur du dispositif d’Adelin Schweitzer de s’affranchir du territoire et de la façon dont nous le percevons au réel.

Diplômé en 2004 de l'École Supérieure d'Art d'Aix-en-Provence (DNAP, DNSEP), Adelin Schweitzer poursuit un travail de recherche sur l'implication du spectateur dans l'oeuvre interactive. www.deletere.org http://www.a-reality.org

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1
février
2010
14:53

SmartCity Workshop : Les "buswaffle" du REBAR GROUP


Le Rebar Group travaille à l’intersection de l’art, du design et de l’activisme. Collectif de San Francisco, il œuvre dans l’espace urbain. Ses installations éphémères et ses performances visent à redéfinir le paysage de la ville, d'un point de vue à la fois visuel et conceptuel. Pour Smartcity, ils sont venus avec leurs « Buswaffle » gonflables et les ont parsemés sur le territoire de la Cité internationale universitaire de Paris.

Que ce soit à Gentilly ou dans la Cité universitaire, le constat fut le même à chaque sortie de ces « coussins de fleurs » : un essaim d’enfants apparaît et s’accapare ces cousins roses "interconnectables". A contrario, les adultes, souvent pressés, les évitent au lieu d'offrir à leur imagination quelques minutes de détente. En effet, ces pièces montables, très résistantes et imperméables, peuvent prendre différentes formes, ce qui engage à une sorte de "déconstructivisme" ludique.



rebar-smartcity-buschwaffle

Dans sa démarche de perturbation de l'espace public, le Rebar Group privilégie les alternatives socialisantes, qui valorisent la détente et le plaisir, tout en affichant un clair parti pris écologique. Ce dernier aspect était plus palpable avec le projet "ParkingCycle", engin cyclable recouvert de pelouse. Pour interpeler le maire de San Francisco, rien de tel que d'occuper sa place de parking réservée. Sa réaction en fin de vidéo :



Le Rebar Group est composé de quatre personnes (Teresa Aguilera, Matthew Passmore, John Bela et Blaine Merker), mettant en commun leurs compétences en architecture, en design, en graphisme et en multimédia. Depuis 2005, le Rebar Group est intervenu dans de nombreuses villes américaines ainsi qu'au Canada et en Europe. En 2008, le collectif a participé à la Biennale d'Architecture de Venise ; en 2009, à l'Experimenta Design Amsterdam, à l'ISEA 2009 Dublin. Il a en outre collaboré avec l'American Institute of Architects, le Canadian Center for Architecture, la Harvard Graduate School of Design, la Parsons School of Design, les universités de Berkeley, du Michigan, d'Amherst (Massachussetts).


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