culture mobile_le blog

30
avril
2008
14:32

Des Tags éphémères

Les tags urbains, simples signatures souvent confondues avec les graffitis, semblent inlassablement orner les murs des agglomérations de leurs jets peintures si durs à effacer. D'où l'idée du Graffity Search Lab et des adeptes du Lightpainting : en réaliser sous forme numérique, naturellement éphémère.

Laser Tag

Le Graffity Search Lab, collectif de performeurs urbains, a choisi en effet de troquer ses bombes contre un ordinateur portable et un rétroprojecteur. Motif : créer des « Laser Tags ». Virtuels, mais toujours « posés » en direct, ces tags ont une durée de vie très courte, chaque tag effaçant le précédent. Soit une méthode qui n'est pas s'en rappeler l'écriture sur les murs par SMS.

Laser Tag - Graffiti Research Lab - 4'00



La technique du « Lightpainting » quant à elle, ne peut être vue qu'une fois capturée par un appareil photo. L'image fixe est assez simple à réaliser. elle prend toute son ampleur lorsqu’elle est montée en animation image par image.

Paris By Light - Manifeste Prod - 5'20


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16
avril
2008
15:54

Une Nation sous camera de surveillance

Londres est l’une des capitales les plus riches en caméras de surveillance. L’artiste anglais Banksy, connu pour ces graffitis subversifs, a récidivé sur le sujet mi-avril, peignant sa plus imposante création à quelques mètres de l’une de ces caméras.

En moyenne, un Londonien est filmé 300 fois par jour. De quoi avoir envie de communiquer sur cette question délicate, aux connotations quelque peu "Orwelliennes".


Auteur de la photo : ogglog.

Les CCTV (Close Circuit Television) sont ces caméras de surveillance qui pullulent dans toutes les capitales. Près de l'une d'entre elles, Banksy interroge les passants sur cette idée, en train de se concrétiser, d'une société filmée en permanence.

Des collectifs se créent par ailleurs pour défendre les droits à la liberté individuelle, à l’instar de Big Brother France, qui décerne chaque année les PRIX ORWELL (en référence au livre d’anticipation "1984") pour identifier et dénoncer les acteurs de la surveillance de la population. Etats, entreprises, localités : découvrez-en le dernier palmarès.


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11
avril
2008
14:18

Trois instruments de musique qui se jouent du numérique

Les concerts de musiques électroniques ont un défaut, que l'on pourrait résumer par une question : quel est l'intérêt de voir sur scène un homme tapoter sur le clavier de son laptop ? Certes, l'ordinateur permet parfois des projections d'images au rythme de la musique. Mais la clef ne serait-elle pas d'imaginer de "vrais" outils de spectacle numérique ? Illustration par trois nouveaux instruments.

Ils sont « design », font de la lumière, et leurs résonances électroniques nous transportent dans des ambiances futuristes. Reste à tester ces nouveaux instruments pour savoir si l’ergonomie, enjeu majeur de ces nouvelles technologies, laisse part à une approche intuitive ou réclame de nombreuses heures de pratique avant de produire sons voire images.

Le Tenori-on est la dernière création de Toshio Iwai, artiste japonais dont les installations plongent les spectateurs dans une œuvre basée sur l’interaction entre le visuel et le son. Il est aussi l'auteur du jeu DS "Electroplankton". Une soirée de lancement s’est déroulée cette semaine à Paris à la Maison de la Villette (après New York et Montréal); l’instrument y était présenté avec des performances de Robert Lippok (To Rococo Rot), Pole et Suthek, dans un style électro sophistiqué.

"Tenori-on" - Toshio Iwai - 2'54



D'autres artistes expérimentent ces instruments venus d’ailleurs, à l'instar de de Björk qui en a intégré « Reactable » dans sa composition scénique (un petit exemple ici). Cet « instrument » comprend une table translucide, une caméra et un projecteur se trouvant sous la table. Sur celle-ci, des artefacts sont à déplacer pour générer des sonorités synthétiques. Démonstration !

"Reactable" - Music Technology Group - 3'32



Cette dernière expérience musicale tient plus de l’installation que de l’instument. Cependant la prise en main semble plus intuitive. Petit démo de son créateur Golan Levin.

"Scrapple Installation" - Golan Levin - 1'14



A l’heure où la distribution de musique est en pleine ébullition (Myspace qui signe avec des majors, la création indépendante qui s’organise ,...), les expérimentations fleurissent de toutes parts. Car, sur ce qu'on appelle le marché de la musique, tous s'accordent sur un point : le salut viendra de la scène, de ces spectacles complets que conçoivent désormais des artistes classiques mais aussi des hommes de multimédia comme Monolake qui a ravi le Centre Pompidou début avril.
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4
avril
2008
17:00

Tout va trop vite ?

Vous marchez dans la rue. Mal réveillé, vous êtes encore plongé dans vos songes. Vous relevez la tête, les gens autour de vous paraissent inertes. Vous vous frottez les yeux, vous regardez aux alentours : 10, 20, 30 personnes sont immobiles. Est-ce une hallucination ? Heureusement, d’autres personnes ne se sont pas statufiées : certains de ces "survivants" sont bouche bée, d’autres sourient ou passent sans rien apercevoir… Que se passe-t-il donc ?

"Frozen Grand Central" - Improv Everywhere - 2'15



Le collectif Improveverywhere parcourt les capitales (New York, Londres, Paris,...) pour accomplir ces happenings, surnommés "Freezing". Le principe est de rassembler plusieurs centaines de personne pour faire une action commune : ici, se rendre immobile pendant quelques minutes. Au travers de cette performance, il s'agit bien entendu de faire passer un message. "Le monde va trop vite", la société de consommation s'emballe dans une effervescence effrénée. Il est temps de s'interroger sur cette notion de flux incontrôlé. Prendre du recul, se figer un instant pour y réfléchir. Avec tout de même un paradoxe : pour se retrouver lors de ce genres de happening, les artistes d'une heure se donnent le plus souvent rendez-vous... via SMS, donc grâce au téléphone mobile !

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3
avril
2008
12:47

La bande dessinée se transforme pour mieux répondre aux enjeux du numérique

Les éditeurs BD adaptent dorénavant leur version papier pour les nouveaux marchés du Net et de la mobilité comme on a pu le lire dans le dossier sur le manga à l'ère du numérique du site Culture Mobile. Une autre piste nous est proposée, du coté de la BD cette fois.

Une récente initiative des Humanoïdes Associés nous fait découvrir un nouveau format : la « VIDEO BD ». Les 3 premiers tomes de la série "Megalex" sont disponibles sur leur site internet . Il s’agit en fait d’un montage des planches BD accompagné d’un doublage des voix et d’une bande son ; le tout est téléchargeable aux formats iPpod, iPhone et Windows Mobile. Qu'en pensez-vous ?

"Megalex" - Humanoïdes Associées - 4'22



Ne pensez-vous pas que l'innovation se situera plutôt dans l'interactivité et que de nouvelles formes de récit pourront ainsi prendre vie ?
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26
mars
2008
09:30

Jouer sur le plus grand écran du monde

Les nouvelles architectures urbaines sont une source d’inspiration et d’appropriation artistique. La grandeur des monuments offre un potentiel immersif qui ne demande qu'à être exploité. Jouer à Pong sur un écran géant tout en étant observés par des milliers de personnes, ça vous tente ?

Les membres du "CCC" (Chaos Computer Club) ont vu les choses en grand. Principe : il suffit d'apparenter chaque fenêtre d’un immeuble à un pixel pour obtenir un écran géant. C’est chose faite avec leur installation "Blinkenlights" qui parcourt aujourd’hui les grandes capitales.



Dégainez votre mobile, envoyez un SMS, attendez votre tour... et vous voilà dans une partie de Tetris, de Pacman, ou en duel sur Pong ; à la différence près que vous ne jouez par sur n’importe quel support… puisque votre écran est un building. De quoi vous sentir géant le temps d’une partie !

Cette installation nomade a aussi la particularité d’impliquer des internautes en amont de chaque représentation. Des logiciels sont disponibles sur le site blinkenlights.de, laissant l’opportunité à tous de créer sa petite animation qui sera diffusée lors de l’évènement. A vous de jouer!

21'st century man Dance Das Monster
Auteur : tinNiTus_x Auteur : Micky Chickee Auteur : Holger Lippmann

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22
février
2008
16:06

WAAG Society - L'art de revisiter la ville avec son mobile...

À la pointe de la recherche & développement, des nouveaux environnements d'apprentissage et de la valorisation de la culture et du patrimoine, Waag Society se démarque de plus en plus comme un acteur incontournable de l'innovation et des technologies mobiles en Europe.

Le programme "Locative Media" de Waag Society propose aux petits comme aux grands de revisiter Amsterdam avec leur mobile. Que ce soit une carte sensible de la ville sur les déambulations des habitants tracée à l'aide de GPS avec "Amsterdam Real Time" ou un quizz sur l'époque médiévale pour les 12-14 ans avec Frequency 1550, les propositions de Waag sont profondément ancrées dans l'espace urbain et toujours intelligentes.

Avec la plateforme "Mobile City", Waag développe une nouvelle génération de projets, comme Museum++ et 7scenes. Le premier permettra de prolonger la visite des musées au coeur même d'Amsterdam en consultant des informations sur les œuvres, glanées par le biais de mobiles et de PDA. Le second a pour but de constituer une communauté d'usagers qui créeront leur propre jeu à partir de leurs pockets films, tournés dans l'espace urbain et mis à disposition via Internet.

Tout ça à Amsterdam... Et bientôt en France ? Waag Society s'associe à Dédale, plateforme parisienne de production et de diffusion concernant l'art, la culture et les nouvelles technologies en Europe. Waag pourrait bien rejoindre très prochainement le projet SmartCity EU initié par Dédale. Le programme 2008-2009 accueillera plus de 150 artistes et 10 événements dans 8 villes européennes : Paris, Woclaw, Rome, Cluj, Bruxelles, Maribor, Novi Sad, Istanbul...

A suivre...

Amsterdam Real Time | Pendant deux mois, l'artiste Esther Polak enregistre les déambulations des habitants d'Amsterdam dans la ville à partir des technologies GPS...

Frequency 1550 | Projet éducatif avec des téléphones mobiles qui permet à des 12/14 ans de découvrir l'histoire médiévale d'Amsterdam sous forme de jeu.

Plateforme 7Scenes | Les usagers créent des scènes à partir de leur expérience de la ville et des histoires qu'elle recèle via des téléphones mobiles. La scène peut ensuite être partagée par une communauté d'usagers sur le web.

Museum ++ | En reliant les œuvres vues dans les musées avec des lieux d'Amsterdam par le biais de PDA, les visiteurs peuvent prolonger leur visite au-delà des espaces d'exposition traditionnels.

Kasteel WaagSociety
Crédits photo : Waag Society

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19
février
2008
17:49

Dorkbots : les deux doigts dans la prise

Ils font des choses bizarres avec l'électricité...

Les Dorkbots, ("people doing strange things with electricity") attirent les allumés de la création numérique: artistes, designers, ingénieurs, étudiants, scientifiques, curieux…

Initié à New York en 2000, ce rassemblement a fait des adeptes sur toute la planète. Importé en France depuis janvier 2007, le dorkbot parisien a célébré sa 8ème édition le week-end dernier à l'occasion des Rencontres Economie 0 à la Ménagerie de verre.
Les séances sont ouvertes à tous et se terminent généralement par un “opendork”, pendant lequel n’importe qui peut présenter rapidement de façon informelle et plus ou moins improvisée ses projets.
Au programme, pétage de plombs et détournement d'objets...

Le prochain dorkbot aura lieu le 21 mars à la désormais célèbre Cantine, un lieu d'échanges autour du numérique dont on parle beaucoup... Pour vous faire une idée, une vidéo de la session #6 au Cube (autre haut lieu numérique) à Issy-les-Moulineaux. C'était le 6 octobre 2007.

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24
novembre
2007
18:43

Le conte de fée de Princesse Capiton

Il était une fois une petite blogueuse devenue grande... et qui, entre temps, en avait profité pour arrêter de fumer.
Pour illustrer le dossier le manga à l'ère numérique, en ligne actuellement sur le site Culture mobile et en particulier l'article décrivant l'irruption des BD blogs, écoutez l'histoire de Princesse Capiton.


En 2005, Cati Baur travaille à l'accueil d'une maison d'édition spécialisée dans la BD. Elle a fait quelques illustrations par-ci par-là mais ce n'est pas son métier. Elle décide un jour de "croquer" les humeurs de son quotidien et surtout "les aventures ordinaires de la blonde de l'accueil" sur un blog tout rose (sa couleur préférée). Sous le pseudo de Princesse Capiton, Cati va peu à peu se faire un nom dans l'univers des BD blogs. Au tout petit hasard des mots (c'est le nom de son blog), elle fait beaucoup de rencontres, fidélise près de 2000 visiteurs par jour et finit par convaincre un éditeur.
Ironie du sort, elle signe finalement avec la maison d'édition dans laquelle elle travaille. En même temps, comme un défi n'arrive jamais seul, Cati a pris la courageuse et douloureuse décision d'arrêter de fumer et tient son journal de bord sur son blog. Cette expérience devient alors un album inopiné, en librairie depuis début novembre : J'arrête de fumer.


D'un trait simple et léger, ce recueil décrit avec justesse le parcours du combattant qu'il faut endurer pour se débarrasser d'une addiction: les doutes, les coups de blues et les petites victoires. Le talent de ce livre, c'est une façon de parler de soi avec humilité, une incursion dans l'intime où pourtant tout le monde se reconnaît : les fumeurs, les ex- et même les non-fumeurs. Et toujours, d'un dessin à l'autre, un humour teinté de poésie, une auto-dérision tendrement décapante, une mélancolie coloriée en rose.
Aujourd'hui, Cati travaille sur son prochain album (le vrai, celui pour lequel elle a signé un contrat) qui devrait sortir l'année prochaine. Un joli conte de fée qui se termine presque par "ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants"... puisque Cati attend un heureux événement. Félicitations!

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12
novembre
2007
18:19

Quand le théâtre s’intéresse aux nouvelles technologies…

« Comment un lieu théâtral qui se préoccupe d’émergences d’artistes de théâtre peut prétendre créer un nouvel axe de création « Arts du réseau » ? et peut-on répondre à l’attente des artistes concernés tout en interrogeant la notion d’art vivant » ?" Patrick Gufflet, directeur du Théâtre Paris-Villette.

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