culture mobile_le blog

3
octobre
2007
05:59

Le Réalisateur, Pascal Gorand, « La cage de Faraday »

Pour Téléportation, événement Nuit Blanche 2007, il s’agit pour Chacun des 19 artélabistes d’investir une cabine téléphonique, à travers le prisme de son métier et de sa propre histoire.

La cabine "La cage de Faraday", Paris Nuit Blanche, 6 octobre 2007
Photos © artelab / culturemobile.net

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Projet
Vivre intensément à l’intérieur ce que les autres vont voir de l’extérieur. Sol, plafond diffusent une mer de nuages, l’eau d’une rivière qui coule… Entrez et tout va basculer. Fermez la porte et vous êtes propulsés dans un déluge d’images, de sons qui vont défiler sous vos pieds et au-dessus de votre tête. Vous allez vivre intensément ; Le bonheur, le voyage, la peur, la passion, le rire… Téléphonez à vos amis pour leur dire ce que vous éprouvez. Vous êtes prêt, alors attention, décollage!
Ingénieur son : Gilles Vivier-Boudrier
Directeur photo et lumière : Philippe Hatte
Post-production vidéo et son : Izard Vidéo


© Pascal Gorand

Bio
Pascal Gorand est né dans la banlieue parisienne, le jour de la Saint Valentin, mais, c’est pas un cadeau. Enfant, il adorait photographier les gens à leur insu. Il a été assistant de cinéma, a travaillé pour Canal + et ensuite comme réalisateur pour la télévision. Il a écrit des téléfilms pour France 2. Aujourd’hui, il prépare un long-métrage, et crée des événementiels, des trucs de folie pour faire vibrer la communication.

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L' Ingénieur, Pierre Roudot, « À l'oreille »

Pour Téléportation, événement Nuit Blanche 2007, il s’agit pour Chacun des 19 artélabistes d’investir une cabine téléphonique, à travers le prisme de son métier et de sa propre histoire.

La cabine "À l'oreille", Paris Nuit Blanche, 6 octobre 2007
Photos © artelab

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Projet
Si vous croisez cette cabine la nuit du 6 octobre, à votre passage, un curieux phénomène se produira : une lumière blanche irradiera du conduit de l’oreille accrochée à la cabine… Il faut s'approcher, rentrer dans l’intimité de l’oreille et être au contact de la lumière infrarouge pour écouter… Car tel est le message secret de la cabine : il existe un art d’écouter ; et seul celui qui sait écouter peut être habilité à pénétrer la chaîne de la communication. La trace des messages est ici singulière ; elle se situe au carrefour du son et du sens, au confluent de la nature et de la culture, là où le langage de l’homme rejoint l’immense ensemble auquel il appartient. La question de l’intelligibilité prend alors une nouvelle dimension.


© Pierre Roudot

Bio
Né le 5 janvier 1961, Pierre Roudot a d’abord travaillé au démarrage du secteur des androïdes-animatroniques; des recherches qui lui ont ouvert les portes d'un marché totalement inédit: les androïdes de simulation pour la formation médicale. Fort de son savoir faire dans la coordination de technologies et de métiers les plus divers (sculpture, plasturgie, automatisation, électronique, informatique, mécanique, acoustique), il œuvre dans des secteurs qui vont de la communication à la muséographie, l’architecture, le design, ou encore l’art public. Il a récemment travaillé pour la boutique Vuitton, le musée Grévin, la fondation Cartier, la Cogédim. Poursuivant une démarche artistique personnelle, il tente d’explorer la nature poétique d’objets mélangeant l’eau, la lumière et le mouvement et invitant à une attitude de contemplation. Ses recherches actuelles portent sur une série de mobiles aeriens dotés de fonctions les plus diverses : prédire le temps, souffler le chaud ou le froid, regarder dans le sens du vent.

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L' Architecte, Sébastien Rinckel, « SAS »

Pour Téléportation, événement Nuit Blanche 2007, il s’agit pour Chacun des 19 artélabistes d’investir une cabine téléphonique, à travers le prisme de son métier et de sa propre histoire.

La cabine "SAS", Paris Nuit Blanche, 6 octobre 2007
Photos © artelab / culturemobile.net

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Projet
Il s’agit de greffer, à partir d’une cabine téléphonique existante, une cellule architecturale. Ce SAS est une « petite pièce étanche entre deux milieux différents… qui permet le passage ». Celle-ci s’ancrera sur un arbre (distant d’un mètre de la cabine). Cette cellule est composée de parois en polycarbonate translucide et blanc. Vissées sur une structure métallique, elle-même ancrée sur les branches principales de l’arbre. Il n’y aura pas d’accès public à cette cellule, mais un escalier fictif signifiera son entrée à partir de la cabine téléphonique. Deux mannequins blancs permettront de rendre à cette habitation son échelle humaine.


© Sébastien Rinckel

Bio
Né en 1970, et diplômé de l’école d’architecture de Versailles (1996), Sébastien Rinckel crée sa propore agence en 1999. Ces travaux développent des notions « d’excroissance », de « distorsion », d’ « enveloppe », ou encrore de « pli » dans des contextes préexistants. Des structures éphémères (post-it, extentions sur les toits de Paris en 2005) ou durables (bueaux à Paris et Saint-Cloud en 2006) proposent des relectures des paysages investis, qu’ils soient urbains ou naturels. Enseignant à l’école d’architecture de Versailles, Sébastien Rinckel mène aussi de nombreux workshops et ateliers avec des étudiants et des élèves.

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La Psychanalyste, Etty Buzyn, « Les traits de l'inconscient »

Pour Téléportation, événement Nuit Blanche 2007, il s’agit pour Chacun des 19 artélabistes d’investir une cabine téléphonique, à travers le prisme de son métier et de sa propre histoire.

La cabine "Les traits de l'inconscient ", Paris Nuit Blanche, 6 octobre 2007
Photos © artelab / culturemobile.net

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Projet
"Le psychanalyste voit ce qu'il écoute". J.D. Nasio. Pendant que le patient en analyse déroule le fil de sa pensée, je trace sans préméditation, des lignes, des formes, une expression graphique que son discours singulier m'inspire, me donne à voir. Cet échange a lieu dans un espace-temps où la parole circule d'inconscient à inconscient, et devient œuvre commune : dans le huis-clos du cabinet du psychanalyste, pour les deux partenaires, la communication se métamorphose en création. "Le public écoute ce qu'il voit". Etty Buzyn. Les spectateurs sont invités à entrer dans la cabine autour de laquelle les dessins sont projetés. S'ils décrochent le combiné, ils entendront des commentaires qui accompagnent les dessins. Voix off : Emilie Buzyn et Raphael Veil


© Etty Buzyn

Bio
Etty Buzyn, psychologue clinicienne, psychanalyste. Travail en service de Pédiatrie et de Réanimation néonatale à l'Hôpital St. Vincent de Paul à Paris. Expérience de la Thérapie Mère/Bébé avec Madame Françoise Dolto. Nombreuses conférences en France et à l'étranger. Auteur de "Papa maman laissez-moi le temps de rêver" aux Ed. Albin Michel et de "Me débrouiller, mais pas tout seul" aux Ed. Albin Michel.

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La Scénariste, Sophie Moisan, « Extérieur jour/Intérieur nuit »

Pour Téléportation, événement Nuit Blanche 2007, il s’agit pour Chacun des 19 artélabistes d’investir une cabine téléphonique, à travers le prisme de son métier et de sa propre histoire.

La cabine "Extérieur jour/Intérieur nuit", Paris Nuit Blanche, 6 octobre 2007
Vidéo : 1min. © culturemobile.net

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Projet
Un mannequin dans le style des mannequins en plastique que l’on voit dans les vitrines est au téléphone. Un numéro de téléphone est affiché sur la cabine avec une indication : appelez-là. Quand un passant téléphone à ce numéro, il entre en relation avec le mannequin (bande préenregistrée). Elle lui raconte, ce qui vient de lui arriver. Elle est contente de parler avec quelqu’un… Le passant lui répond. Cette conversation téléphonique, dialogue de sourd et absurde, est enregistrée puis, rediffusée à l’extérieur.


© Sophie Moisan

Bio
Sophie Moisan est née un 6 Septembre à Paris, l’année ou les Beatles chantaient : she loves you. Rédactrice conceptrice dans la publicité, elle a vendu des chaussettes. Scénariste ciné-théâtre et rédactrice événementiel, elle a mis l’écran à l’envers. Deux pièces de théâtre un peu dingues. Puis, scénariste pour des téléfilms pour France 2. Un long-métrage en cours d’écriture.

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26
septembre
2007
10:16

Festival Emergences : jouer à Susipong et s'interroger sur l'art numérique, si ce terme a encore un sens...

Festival EmergencesRendez-vous important de ce qu'on appelle encore parfois "l'art numérique", le Festival Emergences commence aujourd'hui. A mon sens, ce n'est pas un hasard si cette entame, à 14 heures à la Cité U à Paris, s'apparente plutôt à une sorte de symposium, avec un débat autour d'un thème qui dépasse très largement ce cadre trop restreint de l'art numérique : la "Smart City".

Détail signifiant : Les gens de Dédale, qui organise la chose, parlent eux-mêmes d'un rendez-vous des "cultures électroniques et des nouvelles formes artistiques". Reste à savoir si le reste de la programmation, les vendredi et samedi prochains au soir, sera à la hauteur, avec des concerts, notamment des excellents Mouse on Mars, mais aussi quelques "oeuvres"... d'art reposant sur le numérique. Dans le cadre de ce court billet, j'en mentionnerai deux.

La première, en partenariat avec Culture Mobile, s'appelle "Je chante pour toi", et se présente comme un "radio-crochet" pour téléphone mobile. Signée Ivo Flammer et Yoshie Kaga, elle s'appuie sur l'art du chant via mobile des publics de la manifestation. Soit une oeuvre on ne peut plus interactive, mais dont il me semble légitime de s'interroger sur la "profondeur"... A voir et entendre donc.

Susipong

La deuxième, a priori tout aussi intrigante, a pour nom "Susipong". Il s'agit d'une partie de "pong", via une console spécifique si j'ai bien compris, qui va se dérouler en connexion avec écran géant entre des joueurs à Paris et à Strasbourg. Sachant, et c'est là l'intérêt de la chose, que les artistes de Susigames semblent avoir truffé le jeu de pièges artistiques, poétiques et peut-être spirituels. J'avoue que ce projet m'asticote plus que le précédent, et que j'irai le tester... A jouer donc.

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10
septembre
2007
17:50

Toucher l’invisible : "Territoires invisibles" au Festival @rtousiders

Une expérience différente des technologies : le festival @rtoutsiders qui a lieu à partir du 12 septembre à la Maison Européenne de la Photographie à Paris choisit ses thématiques en fonction de territoires inconnus à explorer. Cette année ces « territoires invisibles » vont à nouveau permettre d’approcher des Å“uvres, des installations par des interfaces inhabituelles. Comment « toucher » l’invisible ?

Nano-Scape (2002) © Christa Sommerer & Laurent Mignonneau

Nano-Scape (2002) © Christa Sommerer & Laurent Mignonneau - Photo : Herling&Gwose

Nano-scape (2002) est une « interface magnétique qui permet aux utilisateurs de toucher des particules imperceptibles, et produit dans le même temps la sculpture invisible, dont la forme et les propriétés changent au gré des utilisateurs qui interagissent avec elle et entre eux ». On retrouvera Christa SOMMERER et Laurent MIGNONNEAU qui travaillent sur les interfaces tangibles, matérialisées, souvent des surfaces planes, des tables. Ils dirigent aujourd'hui le département des Cultures de l'interface à l'Université d'art et de design de Linz en Autriche spécialisée en art, interfaces et médias interactifs.

Nanomandala (2003) © Victoria Vesna / James Gimzewski

Nanomandala (2003) © Victoria Vesna / James Gimzewski

Toucher encore, et « remuer le sable » avec le Nanomandala (2003) . Une vidéo projetée sur un cercle de sable de 2, 5 m de diamètre. « Pendant que les images sont projetées à une échelle qui se modifie suivant une boucle : on passe de la structure moléculaire d'un seul grain de sable – image obtenue au moyen d'un microscope électronique à balayage (SEM) - à l'image identifiable du mandala en entier. » La collaboration d’une artiste multimédia, Victoria VESNA, professeur et directrice du département Design / Arts Multimédia à l'école des beaux arts de l'Université de Californie à Los Angeles, et de James GIMZEWSKI, docteur et professeur de chimie à l'Université de Californie à Los Angeles et membre de l'Institut des Nanosystèmes de Californie. Le mandala de sable de Chakrasamvara a été créé par des moines bouddhistes tibétains en Inde.



8ème festival @rtoutsiders du 12 au 30 septembre
Maison européenne de la Photographie
5, rue de Fourcy 75004 Paris
Métro Saint-Paul
Site : http://www.art-outsiders.com

Session spéciale le dimanche 7 octobre de 15 h à 18 h : entrée libre, Nanofictions au Cube en présence du directeur artistique d’@rtousiders, Jean-Luc Soret, et de ses invités invités Lorella Abenavoli et Rodolphe Gombergh.
Le Cube : 20, Cours Saint Vincent 92130 Issy-les-Moulineaux
http://www.lesiteducube.com

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4
septembre
2007
22:46

La ville intelligente au cœur du festival Emergences fin septembre

Smart cityDans la continuité de son programme "Territoires numériques" mis en place en 2004, la cinquième édition du Festival Emergences inaugure une nouvelle thématique intitulée "SMART CITY".

Il s'agit de mettre en place sur plusieurs années un important chantier artistique consacré aux nouveaux enjeux liés aux mutations de la ville d'aujourd'hui. Ce chantier se traduira par un travail de recherche, la production de projets in situ et en contexte, et l'organisation d'événements en France et à l'étranger.

L'édition 2007 d'Emergences, constitue la phase de lancement et de préfiguration de ce projet. Elle présentera un workshop international réunissant des jeunes architectes, artistes et chercheurs européens, une exposition et des soirées (spectacles, concerts, performances) fin septembre à la Maison de La Villette.

Plus d'informations en ligne : http://www.festival-emergences.info

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10
août
2007
18:56

Ars Electronica : le rendez-vous autrichien et européen d'art et technologie (du 5 au 11 septembre).

Linz est une charmante petite ville autrichienne non loin des frontières allemandes et tchèques, traversée par le Danube, que rien ne prédestinait à l'image de marque « Ã©lectronique ». L'équipe d'Ars Electronica, en ouvrant le Centre Ars Electronica autour des technologies du futur et en créant le festival annuel Ars Electronica en a fait l'une des capitales européennes d'art et technologie et de la « net culture ». Depuis 1987, le Prix « Ars Electronica » fait concourir depuis 25 ans des talents européens et internationaux et expose les projets les plus innovants. Cette année un nouveau record avec 3 374 compétiteurs venus de 63 pays ! En 2009, Linz sera la capitale européenne de la Culture.

Après le thème de l' « Hybridité », celui de la « Simplicité » abordés lors des deux précédentes éditions le thème du prochain festival Ars Electronica 2007 sera « Goodbye Privacy - Welcome to the Brave New World!" qu'on pourrait traduire par « Adieu à la Vie privée - Bienvenue dans Le meilleur des mondes !

Musique, animation, art « hybride », sites web époustouflants et innovation électronique en tout genre seront au rendez-vous. Un rendez-vous plus populaire qu'on peut l'imaginer, car le festival se situe non dans un lieu fermé, mais aux quatre coins de la ville de Linz, et surtout, sur les bords du Danube où se mêlent la population des sons et lumière consacrés à la seconde guerre mondiale et celle d'Ars Electronica qui se presse aux conférences dans le Das Lentos Museum inauguré en 2003.

Parmi les gagnants du Prix Ars Elecronica des années précédentes, Christa Sommerer et Laurent Mignonneau, designers d'interface qu'on retrouvera cette année en France au Festival @rtousiders dont le thème est Territoires invisibles.

Made in Biosphere & Made in Space

« Made in Biosphere & Made in Space»
catégorie Art hybride
Zbigniew Oksiuta
(Germany) (Poland)
Artist & Creator


Ars Electronica : du 5 au 11 septembre, Linz, Autriche

@rtousiders : du 12 au 30 septembre à la Maison Européenne de la photographie, Paris

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