culture mobile_le blog

8
avril
2009
10:16

Et le numérique se matérialisa...: exposition V.01 ß @ Lieu-commun




Et si la tendance de l’art contemporain n’était plus à la dématérialisation ? A l’occasion de « Paradis Artificiels », Lieu-Commun accueille l’exposition collective V.01 ß du 3 au 25 avril et soumet une version « bêta » de l’approche tangible du numérique. Une occasion rêvée pour s’arrêter sur l’un des artistes invités : Claude Closky…

010100 … quand des codes ont émergé des arabesques, le monde de l’art contemporain a repris les contours des œuvres numériques et s’est laissé guider vers le champ du réel. Claude Closky n’a jamais abandonné crayons, collages ou appareil photo. Ses incursions dans le monde virtuel (Virtual Estate, Me ou Good Direction) apparaissent comme des explorations, et ses œuvres matérielles (You Want You Have, Séropositif habillé par Benetton,U…) le lieu de représentation et de déconstruction des codes, signes et images qui nous gouvernent au quotidien.

Claude Closky est une figure emblématique de l’art contemporain conceptuel. Difficilement classable, il touche à tous les media et développe une réflexion très poussée qu’il aborde de manière parfois très rationnelle et souvent pleine d’humour.

Son analyse des systèmes d’information, de représentation et d’organisation du monde, qu’ils soient informatiques, publicitaires ou mathématiques, passe notamment par la création de listes, de suites qui s’emmêlent au point de perdre pied. Entre accumulation et ellipse, procédure mécanique et lecture critique des différents énoncés, Claude Closky a ceci de singulier qu’il réfléchit à l’impalpable et lui donne vie dans la matière.


Exposition V.01 ß
Dans le cadre du Festival Empreintes Numériques, “Paradis Artificiels” et du Forum de L’Image «Frémissements».
Du 03 au 25 avril 2009
Lieu-Commun | 23/25 Rue d'Armagnac 31500 Toulouse
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7
avril
2009
16:02

Musiques électroniques et arts numériques au Festival Electrochoc


Se déroulant du 26 mars au 11 avril à Bourgoin-Jallieu en Isère, la quatrième édition du festival Electrochoc propose cette année une soirée entièrement dédiée aux arts numériques et toujours des concerts, des DJ sets, des installations, des ateliers et des performances.

Organisé par la SMAC (Scène de Musiques Actuelles) Les Abattoirs, le festival Electrochoc se veut « un moment de découverte et de plaisir pour les yeux et les oreilles ». Le parti pris est réussi ! Avec une programmation explorant différents courants des musiques électroniques, entre valeurs sûres et découvertes, le festival s’autorise le mélange des genres et affirme une fois de plus son goût prononcé pour la création visuelle et numérique.

Depuis sa première édition en 2006, le festival a tenu à s’engager dans un travail de défrichage en présentant les créations de collectifs originaires de la région Rhône-Alpes, mais aussi d’ailleurs, privilégiant avant tout l’interactivité entre le public, le son et l’image.

A découvrir notamment, l’univers poétique des artistes Grégory Lasserre et Anaïs met den Ancxt qui forment le duo Scenocosme et exposent plusieurs de leurs œuvres mêlant art interactif, musique, végétal et numérique : présentée dans le même temps à la Maison des Arts de Créteil (festival EXIT), l’installation Akousmaflore se déploie comme un jardin sensible et interactif composé de véritables plantes émettant des sons au moindre contact.

Plus onirique encore, Alsos propose la lumière comme source de création sonore : plongez au cœur d’une forêt fantastique et, muni d’une lampe, devenez l’auteur d’une orchestration florale ! Chaque fleur, reliée à des sonorités variées, permet de générer un univers acousmatique évoluant en fonction des intensités lumineuses, des aléas des interventions des spectateurs.



Autre dispositif à découvrir, le Digital Washboard créé par Derrick Giscloux avec le soutien du pôle de création numérique Metalab : une caméra capte le mouvement des personnes présentes et l’utilise à la fois pour émettre du son et déformer une image en trois dimensions selon la technique du bump mapping.

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Cette année, le festival accueille artistes venus d’horizons variés (France, Etats-Unis, Brésil, Angleterre…) et nous dévoile un programme à trois volets autour des arts numériques : des ateliers (initiation au VJing, du 20 au 26 mars), des installations (5 installations permanentes du 26 mars au 11 avril) et des performances.


Festival Electrochoc
Du 26 mars au 11 avril
Les Abattoirs | 18 Route de L’Isle d’Abeau 38300 Bourgoin Jallieu
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1
avril
2009
15:24

Festival NEMO à la MAC : la déferlante des Nouveaux Monstres…


A toute époque sa foire aux monstres! Après le festival Via, c’est au tour du festival NEMO, via EXIT d’intégrer à sa programmation une exposition sur les créatures qui hantent les placards du 21ème siècle. Les technologies ont transformé notre rapport aux monstres ; la frontière entre réel et virtuel est plus que jamais intrigante, voire effrayante. Pour l’édition 2009 du festival NEMO, la MAC de Créteil accueille jusqu’au 5 avril 4 dispositifs sonores et visuels et nous invite à goûter à un art qui fait froid dans le dos.

On connaissait le monstre poilu, celui du Loch Ness, ceux à cornes, à branches, aux milliers d’yeux, créatures divines, féeriques ou de sorcellerie, mais nos rêves sont-ils restés insensibles à ces monstres sans chair, de pixels et d’ondes ? Quelles sont les nouvelles normes et quels espaces occupent les monstres d’aujourd’hui ?

Les interfaces technologiques utilisées dans l’art contemporain, numérique ou le cinéma ont donné naissance à de nouvelles expériences. Fini les simples jeux d’ombres sur un drap blanc, les programmes informatiques de Philip Worthington font désormais jaillir par une interprétation aléatoire de l'ombre des visiteurs des monstres plus tordus les uns que les autres (Shadow Monsters). Les monstres sont aussi ce qui nous terrifie : l’infini d'internet avec ses milliers de visages connectés en webcam (Funhouse de John Miserendino et Charles Carcopino) ou encore l’enfermement dans une boîte avec l’œil collé à un orifice à observer des scènes d'horreur (Instrument of Measure of Absence de Temporary Distortion). Ajoutons à cela l’expérience audiovisuelle Probe de Boris Debackere et cela fait la programmation de NEMO à la MAC, intégrée au festival EXIT.

Objets de design, représentations plastiques (Andrew Bell, Mark Powell) exploration virtuelle du train fantôme de notre mémoire (Joëlle Bitten), plongées effrayantes et interactives dans un monde de sons et d’images ( Seiko Mikami), dispositif qui fait disparaître notre tête et la remplace par celle de notre voisin (Lalalab) ou encore plantes qui émettent des sons lorsqu’on les frôle (Scénocosme), Exit balaye le champ des nouveaux possibles.

Si les arts plastiques sont représentés, les installations multimédia ont la part belle et invitent le spectateur à faire émerger la bête qui sommeille, à se transformer, à entrer dans le cauchemar de l’artiste ou encore dans la tête du monstre (François Chalet)...



Festival Nemo
Du 1er au 11 avril
Exposition NOUVEAUX MONSTRES
Du 26 mars au 05 avril à la Maison des Arts et de la Culture de Créteil
De 3 à 5 €
, ouverture les soirs de représentation.
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27
mars
2009
13:06

IMMUNSYSTEM @ la scène numérique de Seconde Nature : Lynn Pook/ Julien Clauss, du sensible au sensibilisant




Le Festival Seconde Nature d’Aix en Provence via la scène numérique, son pôle de résidence et de diffusion nous invite, dès aujourd’hui et ce jusqu’au 25 avril 2009, à découvrir le travail commun de la performeuse plasticienne franco-allemande Lynn Pook et du plasticien sonore allemand Julien Clauss, au travers de l’exposition IMMUNSYSTEM V3.

Visant à expérimenter le sens du toucher comme véritable champ de création, leurs travaux communs s’appuient sur la dimension vibratoire et tactile du son, afin de s’extraire de la primauté du visuel. Pour se faire, ils conceptualisent ensemble des systèmes audio-tactiles qui combinent le toucher et l’écoute via l’utilisation d’un réseau de hauts-parleurs vibrants posés directement sur la peau (Pause, Festival Emergences 2005). Puisant dans son expérience de danseuse, Lynn Pook , a su tirer de ces enseignements, une haute conscience du corps et de l’organique, qu’elle ne cesse de valoriser en privilégiant essentiellement dans ses travaux, les formes intimistes et sensitives.

Si cette exposition retrace un panorama de la démarche artistique pensée par ces deux artistes depuis 2003, au travers d’œuvres comme Geotype, (sculpture sonore où le champ acoustique est créé via une spatialisation polyphonique) ou encore du dispositif audio-tactile Aptium; elle témoigne également, d’une évolution signifiante de leur propos artistique qui se veut, désormais, plus engagé et qui traite des questions environnementales via le matériau biologique, politique ou encore techno-scientifique.

Les installations Immun protection kit et Reflexion soulignent les dangers sanitaires de l’exposition aux ondes électromagnétiques, tandis que Tentative de recouvrement insiste sur l’urgence écologique d’intervenir sur le devenir de l’effet de serre. Le projet IMMUNSYSTEM V3, met en lumière la mutation progressive de leur démarche artistique : du sensible vers le sensibilisant.

Le message est limpide. Avec, IMMUNSYSTEM V3, Lynn Pook et Julien Clauss en appellent à nos mécanismes de défense et d’auto-protection pour parer aux tentatives d’intrusions malveillantes auxquelles nous sommes exposés. Investis dans cette mission de prévention, ils nous invitent à actionner des veilles de conscience autour de ces sujets, pour mesurer et évaluer les enjeux et les évolutions majeurs de notre époque. Lynn Pook et Julien Clauss redonnent ainsi, ici, encore un peu plus de Sens aux sens...


IMMUNSYSTEM V3.

du 26 mars au 25 avril 2009, de 14h à 19h du mardi au samedi (Entrée Libre)
La Scène Numérique (Ancien Espace Sextius) / Seconde Nature
27 bis rue du 11 novembre
Aix en Provence
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26
mars
2009
16:53

CONFERENCE A LA SIANA / SURVEILLER ET PUNIR, ET PLUS ENCORE...


C’est incontestable nous vivons dans un monde sous surveillance et vous connaissez bien le nom des procédés, ils s’appellent vidéosurveillance, géolocalisation, base de données, biométrie, puces RFID et logiciels d’analyse comportementale. Pour sa dernière journée, le vendredi 27 mars à 18h30, la Semaine Internationale des arts Numériques et Alternatifs (SIANA) propose une conférence autour de l’ouvrage d’Eric Sadin Surveillance Globale, Enquête sur les nouvelles formes de contrôle ; au théâtre de l’Agora à Evry.




Une réactualisation du débat sur la surveillance apparaît essentielle pour comprendre les nouvelles formes de dispositif de contrôle, leur impact sur notre perception du monde et de nos pairs, mais aussi la menace qu’elles représentent en ce qui concerne le droit à la vie privée.
La surveillance « globale » est une surveillance généralisée qui s’est étendue au-delà de l’espace public et du simple repérage des comportements déviants. De la lutte anti-terroriste au marketing, le scan permanent de la société tend à réduire la distinction entre surveillants et surveillés, mais également entre physique et virtuel.
Pour compléter le sujet très urbain de la surveillance globale, retrouvez le dossier SmartCity / Aujourd'hui et demain la "ville 2.0" sur le site Culture Mobile.
Et en attendant de militer pour le droit à la déconnexion, au « silence de puces », comme le prône l’universitaire Bernard Benhamou, rendez-vous à la SIANA…

Ce vendredi la SIANA propose également deux workshops "Nouvelles interfaces" et "Hacking" [09 h 30 & 18h30], un atelier de prospective sur le thème "villes et territoires de la connaissance, polarités territoriales de compétences" [14h00] et enfin le spectacle "A la veille de ne partir jamais / Na véspera de não partir nunca" [20h30].

SIANA / Semaine Internationale des arts Numériques et Alternatifs
Edition 2009 > du 23 au 28 mars 2009 > Evry
http://siana-evry.fr/site/

Théâtre de l'Agora / Scéne nationale Evry-Essonne
Evry (91) / Place de l'Agora / RER ligne D station Evry-Courcouronnes
http://www.theatreagora.com/

Eric Sadin, Surveillance Globale, Enquête sur les nouvelles formes de contrôle, éditions Flammarion (collection Climats), 2009.
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11
mars
2009
16:19

O_REX : Réalité virtuelle et opéra numérique ou comment devenir le héros d’Œdipe-Roi


L’Opéra numérique de la compagnie Crew. O_REX, coiffe une partie du public d’un casque de réalité virtuelle, l’accompagne de musiciens et la glisse dans la peau de l’Œdipe Roi d’Igor Stravinsky ; un spectacle à savourer, sur scène ou dans le public, les 14 et 15 mars prochains dans le cadre du Festival Via 2009 à Mons en Belgique. Voici un petit aperçu de ce travail novateur proposé par Dedale, coproducteur d’O_Rex.



Compagnie crée en 1996 et basée à Bruxelles, Crew est engagée dans une réflexion sur les technologies et les arts du spectacle. Utilisant la scène comme terrain d’expérimentation, la compagnie teste « le potentiel tragique » des technologies en mettant en scène une personne immergée dans un environnement virtuel. Cet opéra numérique offre ainsi deux expériences distinctes à un public qui peut être, « voyeur » : spectateur traditionnel, ou «immersant» : celui qui porte le casque de réalité virtuelle.

La relation entre technologie, narration et texte se trouve ici portée à la scène. Cette expérience s’inscrit dans le prolongement de « U_Raging standstill », une expérience sensorielle au cours de laquelle les spectateurs, qui incarnent le protagoniste de leur propre spectacle, sont immergés dans un monde où règne la confusion entre fiction et réalité. Dans O_Rex, trois musiciens accompagnent l’immersant, l’intégrant ainsi à une véritable mise en scène.

La force tragique du spectacle tient à la perte de repères ; comme Œdipe, l’immersant se voit aveuglé, sa vue étant l’objet de manipulations. Véritable questionnement sur le sort tragique de l’homme moderne à l’ère de la technolâtrie, O_Rex est aussi une expérience scénique originale où les technologies immersives côtoient des procédés traditionnels. La relation au public y est modifiée mais l’œuvre est toujours donnée à voir.

Un spectacle qui n'en finit pas de surprendre et de nourrir la réflexion sur les rapports de plus en plus serrés entre les technologies et les arts du spectacle.



O_Rex de la Compagnie Crew
Les 14 et 15 mars à l’Espace des Possibles de la Maison Folie
De 8 à 11 €

Festival Via 2009
Festival International Théâtre / Danse / Musique /Arts Electroniques
Du 12 au 22 mars
Maubeuge [Fr] et à Mons [Be]
http://www.lemanege.com/


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5
mars
2009
12:05

DORKBOT / PEOPLE DOING STRANGE THINGS WITH ELECTRICITY



Qui se cache derrière ces gens faisant de drôles de choses avec l’électricité ? Pour le savoir, il faut se rendre à la prochaine session Dorkbot – Paris* qui se tiendra ce soir jeudi 5 mars 2009 au Palais de Tokyo sur le thème « Brainwaves, captation, utilisation et application des ondes cérébrales aux appareils électriques, aux ordinateurs et aux jeux vidéos ».

Initiés pour la première fois en 2000, à l’Université de Columbia à New York, par Douglas Repetto, ces rendez-vous nomades et à fréquences variables, proposent un cadre pour des présentations informelles où artistes, chercheurs, développeurs, bidouilleurs viennent présenter pendant trente minutes leurs expériences ou projets en cours de développement. La formule a depuis fait des émules : Dorkbot-Londres, Dorkbot-San Francisco, Dorkbot-Helsinki et même Dorkbot-Second Life. On dénombre, aujourd’hui, pas moins d’une cinquantaine de Dorkbots à travers le globe.

La semaine passée, Bruxelles clôturait sa troisième session Dorkbot sur le thème « Geotales, public introduction to locative media in Art context ». L’occasion pour l’artiste hollandaise, Esther Polak, l’une des premières artistes à avoir exploré la cartographie GPS, de présenter et surtout d’échanger sur son projet « Nomadic Milk » qui questionne l’exploration spatiale au travers de parcours laitiers dans le nord du Cameroun.

Cette semaine, c’est au tour de Paris. L’auditorium du Palais de Tokyo accueillera ce jeudi, dès 19h30, les présentations de Gary Mc Darby avec « Brain Sparks »* , celle de Dominique Peysson avec « Electro-Encéphalo-Gramophonies » qui présentera plusieurs techniques de captation des ondes mentales, et celle du projet « Ghostlab » , initié en 2003 par Horia Cosmin Samoïla, voué à l’exploration des paysages électromagnétiques et des limites cognitives. Le programme se terminera comme d’ordinaire, par un “Opendork”, pendant lequel n’importe qui, est invité à présenter rapidement de façon informelle et plus ou moins improvisée ses projets.

Depuis neuf ans, Dorkbot a su se positionner comme une référence internationale en matière de réseau d’échange et de partage artistique et technologique. L’engouement croissant constaté pour ses sessions ne traduirait-il pas, dans un sens, la volonté de reconnecter, via la matérialisation physique d’un cadre spatio-temporel, avec le réel et l’humain ?

* L’entrée à cette session est liée à l’entrée de l’exposition Gakona (tarifs de 1 à 6 euros selon conditions, gratuit pour les chômeurs, moins de 18 ans et personnes handicapées)
* Présentation en anglais


Dorkbot Paris au Palais de Tokyo – « Brainwaves »
Jeudi 5 mars 2009 à 19h30, Auditorium du Palais de Tokyo
13 avenue du Président Wilson, 75016 Métro Iéna (ligne 9)
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4
mars
2009
10:36

Technologies numériques et radiophonie au Festival SONOR4


SONOR4 le rendez-vous de la création sonore et radiophonique indépendante propose de réunir artistes, professionnels, auditeurs et spectateurs autour de créations sonores, de conférences, d’ateliers, de mixes et de séances d’écoutes. SONOR4 se déroule à Nantes, du 1er au 8 mars 2009.

La notion de radio de création
La radio dite de création propose une valorisation de la notion d’œuvre à travers les contenus sonores. Il s’agit de radio élaborée par opposition au flux du direct par exemple, on peut facilement distinguer quatre genres radiophoniques : le reportage, la fiction, le documentaire et la création sonore plus expérimentale (acousmatique).

Les causeries de SONOR4
SONOR4 propose, notamment, deux conférences très actuelles dans le double contexte de numérisation des radios hertziennes et de multiplication des sites de création sonore identifiés comme «radiophoniques».

La numérisation des radios hertziennes
L’arrivée, courant 2009, de la RNT (Radio Numérique Terrestre) va impacter de façon significative les modes d’organisation et de financement des radios hertziennes associatives. Cette mutation induit un questionnement sur l’indépendance à la fois technologique et éditoriale de ces petites radios. Celles-ci devront probablement se rapprocher des grands groupes commerciaux comme NRJ ou Skyrock pour émettre dans le cadre des nouvelles normes de la RNT. Rappelons leur rôle essentiel au maintien de la diversité culturelle et médiatique française. La causerie « La numérisation des radios associatives : Quel paysage radiophonique pour les auditeurs? » reviendra sur ce sujet.
Au programme :
- Présentation de la solution de mutualisation des compétences et des contenus retenue par la vingtaine de radios associatives des Pays-de-Loire.
- Discussion de l’intérêt de cette évolution, du point de vue des radios et des auditeurs.
- Présentation des changements liés au type de récepteur et de l’impact sur les contenus radiophoniques eux-mêmes.

La multiplication des sites de création sonore
Le web apparaît comme un outil privilégié de l’élargissement de la diffusion de la radio de création, on pourrait alors parler de web radio de création. Les technologies numériques qui permettent cette diffusion à un public large ainsi qu’à un large public seront le point de départ de la seconde causerie de SONOR4 sur laquelle nous nous arrêterons, « streaming, podcast, flux RSS…Quel statut de la radio en ligne ? ».
Le démantèlement progressif de la programmation, lié à ce que les contenus n’émanent plus seulement des professionnels met à l’œuvre plusieurs changements :
- Modification de la nature de la communication entre émetteur et récepteur.
- Déplacement des logiques d’écoute en ligne.



Egalement à venir
Ces questionnements font largement écho aux axes de recherche du GRER (Groupes de Recherches et d’Etudes sur la radio) qui organise en novembre prochain à Paris un colloque international : « Vers la post radio ? Enjeux et mutations des formes et objets radiophoniques ».

Festival SONOR4 / festival des écoutes radiophoniques / du 1er mars au 8 mars 2009 / Nantes, Rézé, St-Nazaire / Organisé par Histoires d’ondes et JET FM
LE LIEU UNIQUE, ATELIER 1 • GRATUIT
Vendredi 6 mars / DE 18H À 20H CAUSERIE / La numérisation des radios associatives : Quel paysage radiophonique pour les auditeurs?
LE LIEU UNIQUE, ATELIER 1 • GRATUIT
Samedi 7 mars / DE 18H À 20H CAUSERIE / Streaming, podcast, flux RSS… Quel statut de la radio en ligne ?
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2
mars
2009
16:47

Numérisation du patrimoine culturel : le réseau européen ATHENA



La numérisation et l’accessibilité en ligne des contenus culturels et scientifiques sont actuellement des préoccupations majeures pour les états membres et l’Union européenne. Dédale vous propose de découvrir sur le blog de Culture Mobile une série d’initiatives innovantes en matière de numérisation du patrimoine culturel européen.

Le projet européen ATHENA vise à rendre accessible les réseaux européens du patrimoine culturel en permettant aux institutions culturelles – et notamment aux musées – de rendre leurs contenus numérisés accessibles en ligne via Europeana, la Bibliothèque numérique européenne. Athena entend produire des outils évolutifs mais aussi des recommandations et des directives centrés sur des questions telles que le multilinguisme et la sémantique, les métadonnées et les thesaurii, les structures de données et les problématiques liées au droit de la propriété intellectuelle. Son objectif est de soutenir les activités internes de numérisation des institutions culturelles tout en facilitant l’intégration de ces contenus numérisés au sein d’Europeana. Le but final étant de permettre aux internautes de vivre une expérience unique, originale et enrichissante en lien avec le patrimoine culturel européen.

Soutenu par la Commission européenne en tant que réseau de bonnes pratiques à travers son programme eContentplus, ATHENA regroupe 20 états membres de l’Union européenne ainsi que 3 états non européens présents en qualité d’observateur. Parmi les partenaires du projet, on retrouve une centaine de musées et institutions européens, mais aussi des consortiums européens ayant déjà travaillé sur ces questions - comme MICHAEL - qui apporteront au projet toute leur expérience et leur savoir-faire. ATHENA a débuté en novembre 2008 et s’achèvera 36 mois plus tard en octobre 2011.

www.athenaeurope.org
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11
février
2009
17:12

Quid des festivals artistiques dédiés aux nouveaux médias


Nous vous parlions récemment de l’apparition de nouveaux festivals de création multimédia en Ile de France (voir le billet du 31 octobre 08). Mais au fait, comment se porte ce secteur en France ?
Petit rappel historique de l’évolution de ces festivals avant de dresser un panorama comparatif international et d’esquisser les enjeux du développement du secteur français.


On assiste actuellement à la multiplication dans le paysage culturel français et international de ces festivals d'un nouveau genre : événements dédiés aux nouveaux médias, aux nouvelles images, aux cultures électroniques, aux nouvelles écritures scéniques, programmes multimédias au sein des manifestations d'art contemporain, de danse ou de théâtre…

Retour sur l’avènement de ces festivals
Tout débute dans les années 80 : c'est l'époque des pionniers des arts électroniques comme le festival Ars electronica à Linz, le CICV à Montbéliard ou le Deaf festival à Rotterdam. Les manifestations restent souvent dominées par les enjeux scientifiques et technologiques, d’ailleurs le public se limite à une poignée d’aficionados. Le véritable essor date en fait des années 90, avec le développement de l'ordinateur individuel, des TIC et des jeux vidéo. En quelques années, les nouvelles technologies imprègnent tous les secteurs artistiques : la musique, les arts plastiques, la danse, le cinéma, le théâtre, le cirque, modifiant les enjeux de production comme de diffusion. Apparaît alors une grande variété de manifestations, telles que Panorama à Tourcoing, Némo à Paris, Bandits-Mages à Bourges, Vidéoformes à Clermont-Ferrand pour ce qui est de la France, et à l’étranger, l’ex Onedotzero à Londres ou la Media Art Biennale WRO à Wroclaw mais aussi Temps d’Image en Europe, Vooruit Festival à Gand, Sonar à Barcelone, STRP à Eindhoven …

Quel est le positionnement de la France au regard des festivals internationaux ?
La France reste très en retard dans la production et la diffusion de la création artistique multimédia en comparaison d'autres pays comme les pays nordiques, les Pays-Bas, l'Allemagne ou encore le Canada. Contrairement à beaucoup de nos voisins européens, il n'existe en France aucune organisation de large envergure, comme le ZKM en Allemagne, Ars Electronica en Autriche ou encore V2 aux Pays-Bas. De plus, les artistes français rencontrent de grandes difficultés à produire et diffuser leur travail en France mais aussi sur la scène internationale, où ils sont très peu représentés. Malgré tout, et grâce au soutien du DICRéAM, plusieurs projets importants ont vu le jour ces dernières années à l'instar de festivals comme Emergences en Ile-de-France, Ososphère en Alsace ou encore Seconde Nature en Provence-Alpes-Côtes-d’Azur.

Ce secteur reste encore sous-développé et partiellement diffusé car il souffre de plusieurs handicaps : une culture numérique encore trop jeune, avec des difficultés d'acquisition de la part de certains publics (défavorisés, anciennes générations), l'absence d'analyse et de recul critique (compte tenu du développement éclair des nouveaux usages et des TIC) et un véritable déficit de médiation et d'éducation numérique.

L'enjeu des prochaines années pour ces nouvelles pratiques artistiques en France est d'obtenir une véritable reconnaissance de la part des pouvoirs publics. Contrairement aux annonces, on assiste à un fort désengagement de l'Etat dans le domaine de la création multimédia. En 2008, le gel massif de financements a marqué un véritable coup d'arrêt à de nombreuses activités prévues cette année là. Comment engager, sans le soutien de l'Etat, le nécessaire chantier de structuration de la filière qui permettra de créer les conditions d'un partenariat dynamique avec le secteur privé et les industries culturelles ?

A bon entendeur...


Emergences 2008 - Julie Guiches-studiopublic.org

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