culture mobile_le blog

12
janvier
2011
12:44

Le futur dans les cieux

Le 20 juillet 1969, 700 millions de spectateur assistaient à une mondovision qui présentait la bande annonce d’un futur galactique. L'été dernier avait lieu le premier vol du "SpaceShipTwo" de la compagnie Virgin, futur transporteur sensé inaugurer la conquête spatial pour le commun des mortels. Le vieux rêve du tourisme spatial est donc en marche et devrait propulser quelques fortunés en apesanteur dans les années à venir. Et si les airs devenaient un environnement habitable ? Qu’en ferions- nous ? Quelques pistes pour prendre l’air :

Zep’Lin est un dirigeable de 8000 m³ gonflé à l’hélium qui utilise des panneaux photovoltaïques pour s'alimenter en énergie. Ses ailes souples pivotent de façon intelligente pour rester dans l'axe des rayons du soleil et capter le maximum d'énergie solaire. Le dirigeable serait pourvu d'une maniabilité pointue pour atterir facilement, n'importe où, sans recourir à une piste adaptée.

Ce concept a été designé par Damien GROSSEMY lors d'un stage de fin d'étude chez Renault. Allez voir son portfolio, il y a d'autres projets d'écomobilité très bien pensés.

La marque Samsung et le studio Seymourpowell ont imaginé un concept d’hôtel de luxe volant, le Aircruise. Propulsé avec du gaz hydrogène, il serait capable de soulever 396 tonnes. Bientôt dans villes dans les airs?

Et si en 2016 vous preniez des vacances dans l'espace? Si l'on en croit les avances de Orbital Technologies, il sera bientôt possbile de prendre quelques jours de congés dans le premier hotel de l'espace, accompagné de 6 autres convives. Le prix d'un tel "repos" n'est pas encore annoncé ; on l'imagine astronomique.

orbital-technologies

Une belle illustration de cette prospective avec "Modern Times", un surprenant court métrage de science-fiction :

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14
novembre
2010
12:01

Des routes qui produisent de l'électricité: c'est possible

Imaginez une route faite de panneaux solaires mis bout à bout, qui crée de l'énergie, diffuse des informations, et transporte l'électricité aux habitations adjacentes à ces mêmes routes? Alors que la voiture électrique pointe le bout de son nez, la question de la recharge des batteries de ces véhicules semble d'un coup, balayée du revers de la manche.

Alors, c'est quoi cette "route solaire?
"Solar Roadways" "se veut une alternative intelligente à la traditionnelle route en asphalte".

En plus de produire une quantité impressionnante d'énergie, la "solar roadways" permet de diffuser des informations (plus besoin de peindre les lignes, elles s'affichent grace à des LED, des messages - ralentir, attention - peuvent également être diffusés).
Autre avantage de cette route: la chaleur emmagasinée peut être utilisée en cas d'enneigement!

Ci-dessous, une vidéo du prototype (en anglais).


Financée en partie par le gouvernement américain, cette initiative fait de plus en plus sensation...
Il faut dire qu'elle apparaît comme capable, du moins sur le papier, de répondre aux grands challenges de demain.

"Nous avons des kilomètres et des kilomètres de routes en asphalt au travers le pays, et pendant l'été, elles absorbent énormément de chaleur, chauffant très fortement les routes", indique le professeur K. Wayne Lee, leader du projet. "Si nous parvenons à collecter cette chaleur, nous pouvons la réutiliser au quotidien, économiser les énergies fossiles, et réduire le réchauffement climatique".

Emballant, non?



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3
novembre
2010
13:29

Contre les clics qui polluent, des data-centers écologiques

Selon certaines estimations, "Google réalise environ 10 millions de recherches par heure, ce qui fait dire (...) que chaque recherche consomme l'équivalent d'une ampoule de 100W allumée pendant une heure", peut-on lire sur le site de Médiapart.
Pour tenter de faire taire ses détracteurs, qui l'accusent d'être un gros pollueur, Google investit dans... l'éolien. La fondation Google a en effet indiqué investir dans le plus grand projet éolien en pleine mer des Etats-Unis. "Atlantic Wind Connection prévoit de créer un réseau électrique sous-marin (...) qui pourra fournir 6 000 mégawatts, de quoi alimenter 1,9 million de foyers dans les différentes agglomérations côtières", indique ZDNet.


image www.theplanet.com

En France, on mise sur les data-centers "verts", peu gourmands en énergie.
Le fournisseur d'accès à Internet pour professionnels Celeste veut "construire l'internet vert". Baptisé Marilyn, ce data-center révolutionnaire est en cours de construction à Torcy (Seine-et-Marne). Comment réduire de 35% la communication en énergie, comme promis? "La forme verticale permet une circulation de l'air très facile. L'air frais sera aspiré au niveau du sous-sol, refroidira les machines et sera utilisé pour chauffer les bureaux. Le surplus d'air sera évacué par le toit", indique un communiqué de l’entreprise.



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2
octobre
2010
15:55

Seaswarm, le robot aquatique


seaswarm

Les marées noires sont des catastrophes que l'on pourrait penser ponctuelles, presque anecdotiques ; pourtant d'après ce listing wikipédien, il y en aurait au moins une par an. Et ce depuis 20ans. Si les négligences humaines sont irremplaçables, peut être que l'ingéniosité de certains ralentira ce fléau. Le laboratoire Senseable du MIT propose Seaswarm, un robot capable "d'éponger" ces gigantesques flaques de goudron en toute autonomie : énergiquement tout d'abord, grâce à des panneaux photovoltaïques, et aussi dans leurs gestions, puisque ceux-ci auto-organisent leurs stratégies d'action en fonction du GPS qu'ils embarquent, couplé à un emmeteur wifi. En somme, une solution penser pour diminuer le coût humain qu'une telle catastrophe nécessite. Le peuple aquatique salue la démarche.

Ce billet est en résonnace avec un précèdent, "La visualisation de l'information au secours des catastrophes naturelles".

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29
septembre
2010
20:48

L'arbre le plus branché du web


talking-tree

"Je suis un arbre et voici ma vie : ce que je vois, entends, inspire et expire. Merci de ne pas trop polluer mon environnement" ; si vous conversiez avec l'arbre du projet Talking Tree, il se présenterait probablement de cette façon. Lorsque l'on a 100 ans, on a tendance à être concis. Pourtant, muni de quelques prothèses, on se reconnecte à son environnement et l'on redevient la pipelette d'autrefois. Dans le cadre d'une campagne de sensibilisation sur l'environnement, Natuurpunt et le magazine scientifique écologique EOS offrent à un arbre ces premiers émois sur le web.
La personnification de ce centenaire du Bois de la Cambre à Bruxelles opère grâce aux multiples conversations établies sur les plateformes sociales. Tel un habitué de l'é-réputation, ses prises de paroles fleurissent de part et d'autres (Facebook, Twitter,...) ; elles s'appuient sur les données enregistrées par l'arbre pour enrichir l'échange : photos sur Flickr, captures sonores sur soundcloud, vidéos webcam retransmises sur Youtube. Extrait :

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9
août
2010
10:23

Graffitis «propres »


graffiti en mousse
"moss graffiti" Elly Stevens & Anna Garforth

La fameuse mention "Ne pas jeter sur la voie publique" inscrit sur les prospectus sert à disculper les annonceurs des dégradations qu'entrainent les papiers s'ils étaient jetés dans la rue. Cette règlementation cadre les débordements qui pourraient avoir lieu entre communication, environnent et espace public. Des recommandations qui toucheront probablement de plus en plus les exploitants des infrastructures gourmandes en espace et en énergie (panneaux publicitaires géants, écrans vidéo...). La fibre écologique ambiante gagnera-elle assez de terrain pour modifier certaines pratiques bien ancrées dans le paysage? Ces nouveaux venus en sont une ébauche : place aux « graffitis propres ».

Les graffitis de mousse sont on-ne-peut plus biodégradables : mélange de farine, de bière, de yaourt et de sucre pour la colle, la mousse,elle, est récupérée dans des friches. Une démonstration sera faite en septembre sur le circuit Art et biodiversité organisé par WWF. Une autre méthode consiste à produire une colle prête à germer. Le résultat ressemble à çà :

/DTagno-graffiti-mousse
© DTagno

Les graffitis inversées sont une autre façon de produire de l'image non polluante et de véhiculer un message. Il suffit pour çà de se munir de pochoirs et d'un karcher. Plus le lieu "nettoyé" était sale, plus le dessin se verra. Le premier a l'avoir expérimenté (et a avoir communiqué dessus...) est l'artiste Moose de Sans Fransisco. Plus d'info sur son site : www.reversegraffitiproject.com

Flogos utilise le ciel comme vecteur de communication. L'idée est de produire des nuages de mousse et d'hélium taillables sous la forme de votre logo. 100% écologiques selon l'entreprise qui s'est lancé dans ce marché.

En connaissez vous d'autres?

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3
août
2010
20:49

« Straddling bus », le transport en commun hybride

bus-futur-chine

L'abribus du futur attendait patiemment son prétendant, le voici, il s'agit du « stradding bus », il est chinois et mesure six mètres sur cinq. La démonstration de son potentiel s'est tenue à l'exposition universelle en mai dernier. Son originalité est de surplomber la circulation automobile tout en empruntant la même voie. Entre tramway et espace flottant, ce bus trouvera-t-il sa place dans les nouvelles agglomérations? Peut être, au vue de la faible consommation énergétique qu'il nécessiterait.

Dans cette simulation, la compagnie « Shenzhen Hashi Future Parking Equipment » expose le bus dans un flux d'automobiles "intelligentes" ; où tous les véhicules communiqueraient de façon autonome. Selon les estimations, ce bus d'un nouveau genre serait très économe en énergie : 860 tonnes de carburant pourrait être économisées par an, réduisant de 2,640 tonnes les émissions de carbones. Ses performances avoisineraient les 60 km/h, pour un transport de 1300 passagers, sur deux niveaux, dans un seul bus ! Le district de Mentougou, à l’ouest de Pekin, a déjà commandé 186 km de lignes pour l'année prochaine.

via Suchablog
Source : ChinaHush

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25
juin
2010
12:57

Sur la route des vélos solaires


route-vélo-solaire

« Sur la route du Soleil Levant » est une traversée de l’Eurasie, de la France au Japon, en solitaire et en expérimentant les dernières technologies en matière de déplacement. Voilà l'audacieux périple de Floriant Bailly et de son vélo électrique et solaire.

La distance à parcourir avoisine les 13.000 km, sur une durée étalée de juin à octobre 2010, avec pour seul véhicule, une semi-locomotion hybride. Le vélo électrique solaire reste un vélo, l’idée n’est donc pas d’utiliser un véhicule à moteur, mais bien de garder l’énergie humaine comme base du fonctionnement. La batterie électrique vient, elle, apporter une assistance, permettant d’aller plus vite pour une même puissance donnée dans le pédalage. L’énergie solaire intervient, elle, sur l’autonomie en permettant la recharge des batteries.

Ainsi assisté, l’idée est d’aller plus vite, de parcourir des distances plus grandes, pour ainsi rejoindre le Japon en une centaine d’étapes seulement, là où l’utilisation d’un vélo normal n’hésiterait le double de temps. Utiliser un vélo électrique solaire, c’est revisiter le monde du voyage, tout en faisant la preuve de l’efficacité de ce nouveau mode de déplacement à l’heure de la grande mutation énergétique qui fait débats dans nos sociétés.

On lui souhaite bien du courage ! Le morale semble bon même avec 2500km dans les jambes.

Lire aussi :

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29
mai
2010
16:34

«Station Osmose », prenez le temps d'être mobile


station-metro-osmose-ratp

La RATP présente à la Cité de l’architecture et du patrimoine « Station Osmose » un projet prospectiviste sur les espaces de transports urbains. Laboratoire de solutions innovantes pour le transport de demain, ce projet regroupe trois concepts pensés par Foreign Office Architects (Londres), Abalos, Sentkiewicz Arquitectos & Jasper Morrison office for Design (Madrid et Londres), et Périphériques Architectes (Paris). Quelle forme pour la station de demain ? Comment accueillir tous les nouveaux modes de transport et organiser leur rencontre ? Comment concevoir des espaces efficaces et durables dans un environnement de plus en plus riche et évolutif ? Ebauches de réponse à travers ce projet, matière première pour les études à venir sur la conception de plateformes mobiles.

Pour l'architecte Inaki Abalos, la station de métro doit devenir « le catalyseur de la vie publique et non un lieu souterrain et fermé ». Pour celà tous les services et tous les équipements y seraient accessibles et intégrées dans l'ambiance du métro. Utiliser le potentiel des flux migratoires via ces espaces de correspondances pour faire émerger des nouveaux usages est un défi à relever qui n'est pas sans difficulté ; car tous les citadins qui empreintent de plus en plus les différents transports à la carte (métro, vélo et voitures de location) ont potentiellement moins en moins de temps à partager dans des lieux publics.

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24
mai
2010
08:39

Un mur végétal dépolluant installé dans une gare



©photo SNCF.com

La SNCF expérimente un dispositif de mur végétal dépolluant dans la gare parisienne Magenta. Une première mondiale car il s'agit d'une installation dans un espace clos. Imposant tableau verdoyant de 70m², ce revêtement situé sur le passage des 70 000 voyageurs quotidiens est composé de 3000 plantes. C'est en réalité le substrat sur lequel poussent les végétaux qui assainit l'atmosphère. Poussières et particules gazeuses sont ainsi capturées dans le terreau. Un assainissement écologique qui pourrait participer à recolorer les lieux publics.

La société lyonnaise Canevaflor qui a consrtuit cette parois végétalisée espère que ce purificateur d'air géant fera ses preuves afin d'occuper d'autres lieux. Des mesures de qualité de l’air ont été réalisées avant son installation et seront renouveler dans un an. Un résultat positif ferait fleurir des projets similaires, un départ vers des cités végétales?

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