culture mobile_le blog

31
août
2010
09:06

AlloSphere, interface d'accès à la connaissance [3]


allosphere-kuchera-morin

Allosphere necessite une réelle implication des participants, impossible de seulement venir flaner, il va falloir faire chauffer les neurones! Pensez cette interface immersive comme un microscope géant, digital, changeant dynamiquement, connecté à un super-ordinateur. 20 chercheurs peuvent tenir sur un pont suspendu à l'intérieur, et être complètement immergés dans leurs données...

Joann Kuchera-Morin est la directrice du centre Research in Electronic Art Technology (CREATE) de l'université de Santa Barbara. Avec son équipe, elle a créé Allosphère, un espace immersif dédié à la co-création. Dans cette "capsule", les murs sont tapis d'écrans pour mieux isolés les chercheurs au centre de leurs travaux, souvent simulés sous forme d'univers 3D complexe. Des outils à disposition permettent d'interargir sur les images projetées et de sculpter en direct ses propres idées. Le tout s'apparenterait presque à une mémoire rendue tangible où chaque connexion neuronal correspondrait à une discussion entre les chercheurs. En somme, un cocon parfait pour produire et murir des idées. Démonstration.

Beaucoup de présentations TED ont été traduites en français! Profitez-en! (A notez que le player vidéo est très pointu : la vidéo est entièrement retranscrite en texte, vous cliquez sur une phrase et la tête de lecture vous place à l'endroit exacte de la vidéo.)

del.icio.us it! Digg it! Blogmark it! Ajouter  mes favoris Technorati Fuzz it! Scoop it!

27
août
2010
17:53

Expérience Fontevraud, interface d'accès à la connaissance [2]




Voilà un projet qui aurait eu sa place dans le dossier Culturemobile "Les musées à l'ère numérique, quand les nouveaux outils digitaux transforment la médiation culturelle". L'Expérience Fontevraud est une installation composée d'une table mutlitouch informative destinée aux visiteurs de l'abbaye Fontevraud (près de Nantes). Originale, l'interface affiche une représentation 3D du patrimoine topographique du lieu, le contenu culturel qu'elle recèle est à découvrir intuitivement par les visiteurs. Premiers retours d'expérience.

Cette table tactile multiutilisateurs trône dans l'abbaye depuis plus d'un mois. L'équipe en charge du projet est allée à la rencontre du public pour ajuster la relation entre l'homme et la machine, entre découverte, usabilité et transmission de savoir. Un compte rendu plus complet est à lire sur le site de l'Experience Fontevraud.


Expérience Fontevraud : l'avis des utilisateurs de la table
envoyé par experiencefontevraud. - Vidéos des dernières découvertes scientifiques.

del.icio.us it! Digg it! Blogmark it! Ajouter  mes favoris Technorati Fuzz it! Scoop it!

26
août
2010
17:02

Le Labo de la BNF, interface d'accès à la connaissance [1]



Ecran mural tactile / Crédits: Jean-Claude Pattacini / BnF

Le design d'interaction se place à la frontière du design et de la création d’interfaces utilisateur. Il ne semble pas y avoir pour l'heure de standard établi par domaine d'activité (je laisse les spécialistes en débattre dans les commentaires). Chaque constructeur essaye plutôt d'homogénéiser une même interface à l'ensemble de ses produits ; exemple, Sony avec ses TV, consoles de salon et téléphone mobiles. Mais qu'en est-il des espaces publics de partage de connaissance comme les bibliothèques?
La numérisation du patrimoine était la première étape d'un processus qui devrait, via des nouvelles interfaces, renouveler notre expérience de l'apprentissage. Le Labo de la Bibliotheque nationale de France tend a défricher ses nouvelles attentes..

«Demain, les collections vont s'enrichir de contenus multi média, 3D, et seules ces nouvelles interfaces vont permettre, par des gestes efficaces, naturels et intuitifs, de les numériser, les stocker, les gérer, les partager, et en donner accès à des publics classiques ou ceux de la génération des consoles et tablettes, déjà sensibilisés à ces nouvelles techniques.»

« le Labo » est un espace de 120 m², installé dans le hall Est de la bibliothèque François-Mitterrand à Paris, près de la salle de lecture. Lecteurs, chercheurs et visiteurs sont conviés à essayer l'écran mural tactile géant qui propose un accès aux milliers de données des collections numériques de la BNF. Ces données sont reliées à des tablettes de lecture et à du « papier électronique », de petits écrans munis de stylets.

Avec ce lieu expérimental, la Bibliothèque Nationale permet aux usagers de tester les modes de lecture, d’écriture et de diffusion de la connaissance du futur. Elle entend ainsi rester à la pointe de la réflexion sur les nouvelles technologies, dites "de rupture", susceptibles de se substituer très vite au livre, voire au simple ordinateur. Une premièere conférence aura lieu le 21 septembre 2010 sur le thème «Lecture et écriture du futur».

A voir aussi : La bibliothèque du futur – TransformationLab – Prototyping the Future

del.icio.us it! Digg it! Blogmark it! Ajouter  mes favoris Technorati Fuzz it! Scoop it!

25
août
2010
09:58

Visualisation de données : rendre compréhensible la complexité

Aujourd'hui, la capacité à générer et acquérir des données a largement dépassé notre capacité à les appréhender. Elles sont si riches et nombreuses qu'il est parfois difficile des les assimiler et de s'en servir pour construire son analyse personnelle. Les infographies ont toujours été une aide précieuse au corps journalistique pour expliciter des situations complexes. La presse, en pleine mutation, pourrait trouver dans cette exploitation de la «data» une valeur ajoutée qu'elle avait jusqu'alors isolée. De plus, comme ces données ont des chance d'être le fer de lance du web de demain (cf.Tim Berners-Lee: The year open data went worldwide), il pourrait être bon de suivre l'engouement qui s'exerce outre atlantique car ces nouvelles analyses visuelles, concises et didactiques, épousent les caractéristiques du support multimédia (prédominance de l'image, interactivité, espace d'exposition, actualisation...). Voici quelques exemples concernant la mobilité et les télécommunications.

What the tweet Mobile browser market share A brief History of Modern Communication Qui vous observe sur le net

Ou trouver ces «datavisualisations» :

KJB de signets graphiques

Webilus, le web en image

Infosthetics

Actuvisu.fr

A noter que ce concept peut aussi prendre la forme de vidéo :

TakePart: Participant Media - Waiting For 'Superman' - Infographic from Jr.canest on Vimeo.

del.icio.us it! Digg it! Blogmark it! Ajouter  mes favoris Technorati Fuzz it! Scoop it!

17
août
2010
08:35

5 projections vidéo monumentales

La pratique s'appelle le "vidéo mapping". Relativement accessible, ce "texturage vidéo" nécessite des vidéoprojecteurs surpuissants et un savoir faire en modélisation 3D. Ces spectacles sons et lumières sont de plus en plus programmés sur les monuments imposants. Si les feux d'artifices ne sont pas votre fort, vous pourrez vous régalez avec ces nouvelles festivités visuelles pendant votre été. S'il n'y en a pas près de chez vous, précipitez vous sur les vidéo ci-dessous! (n'oubliez pas d'activer le mode plein-écran).

AntiVJ - SONGDO from AntiVJ / Joanie on Vimeo.

Lire la suite

del.icio.us it! Digg it! Blogmark it! Ajouter  mes favoris Technorati Fuzz it! Scoop it!

16
août
2010
09:47

Visite en maison high-tech

La maison high-tech rêvée il y a 20 ans existe! Bâtie par Connecting-technology elle est présentée ici dans ce reportage de la "Chaîne Techno". Multi-écrans, projections interactives sur sol, contrôle à distance via iphone,... toutes les fonctionnalités pensées pour la "maison des années 2000" sont présentes...jusqu'à l'ouverture par empreinte digitale! On restera toutefois sur notre fin vis à vis de la notion énergétique qui semble quelque peu délaissée. Cette préoccupation, relativement nouvelle, ira t-elle jusqu'à faire muter l'idée que l'on se fait de la domotique?. L'exemple de la Villa Teo pourrait compter comme un début de réponse.

La domotique vise à apporter des fonctions de confort (optimisation de l'éclairage, du chauffage), de gestion d'énergie (programmation), de sécurité (comme les alarmes) et de communication (comme les commandes à distance ou l'émission de signaux destinés à l'utilisateur) que l'on peut retrouver dans les maisons, les hôtels, les lieux publics...

via TechnoSelect

del.icio.us it! Digg it! Blogmark it! Ajouter  mes favoris Technorati Fuzz it! Scoop it!

10
août
2010
12:30

RepRap, vers des imprimantes 3D auto-replicantes

Les imprimantes 3D ne sont pas encore répandues sur le marché que leur atout premier, la matérialisation d'objet 3D, pourrait se voir déjà détourné. Le but actuel du projet RepRap est la conception d'une imprimante 3D auto-réplicative libre, dont les plans seront disponibles à tous. Beaucoup de questions et de problématiques restent à travailler pour arriver à un résultat satisfaisant, mais le projet prend forme.

A l'heure actuelle, les imprimantes 3D coutent chères. Les entreprises qui en disposent (Sculpteo , Shapeways,...) offrent des services d'impression à distance : vous envoyez (ou selectionnez) un modéle 3D et vous recevez quelques jours plus tard la sculpture miniature. En pratique il faut compter environs 6H pour une figurine de 6 cm pour un coup d'environs 30€ [démonstration vidéo]

Le projet RepRap a pour but de permettre la création d'une machine capable de se répliquer. Si la structure peut être imprimée/fabriquée, les circuits imprimés et autres tiges de métal utiles aux déplacements de la tête d'impression limitent encore la progression. Un autre problème ralenti aussi le projet, le coût du plastique et de son conditionnement... et ce, alors que les poubelles sont pleines de ces matériaux et ne demandent qu'à être consommés. D'où une réorientation du projet pour l'optimiser au mieux.
« Techniques de tri, fabrication d'une broyeuse "domestique" basse consommation, l'enjeu est de taille : il est question de pouvoir enfin trier ses déchets plastique et les utiliser directement : une source "inépuisable" pour des projets de fabrication domestique, repenser certains achats...des questions de société émergent naturellement de cette possibilité » résume le compte rendu de la présentation faite par les initiateurs du projet Alexandre Korber, Vanessa Brunet, Ursula Gastfall lors des rencontres Estives Numériques tenues le mois dernier.

RepRap

del.icio.us it! Digg it! Blogmark it! Ajouter  mes favoris Technorati Fuzz it! Scoop it!

9
août
2010
10:23

Graffitis «propres »


graffiti en mousse
"moss graffiti" Elly Stevens & Anna Garforth

La fameuse mention "Ne pas jeter sur la voie publique" inscrit sur les prospectus sert à disculper les annonceurs des dégradations qu'entrainent les papiers s'ils étaient jetés dans la rue. Cette règlementation cadre les débordements qui pourraient avoir lieu entre communication, environnent et espace public. Des recommandations qui toucheront probablement de plus en plus les exploitants des infrastructures gourmandes en espace et en énergie (panneaux publicitaires géants, écrans vidéo...). La fibre écologique ambiante gagnera-elle assez de terrain pour modifier certaines pratiques bien ancrées dans le paysage? Ces nouveaux venus en sont une ébauche : place aux « graffitis propres ».

Les graffitis de mousse sont on-ne-peut plus biodégradables : mélange de farine, de bière, de yaourt et de sucre pour la colle, la mousse,elle, est récupérée dans des friches. Une démonstration sera faite en septembre sur le circuit Art et biodiversité organisé par WWF. Une autre méthode consiste à produire une colle prête à germer. Le résultat ressemble à çà :

/DTagno-graffiti-mousse
© DTagno

Les graffitis inversées sont une autre façon de produire de l'image non polluante et de véhiculer un message. Il suffit pour çà de se munir de pochoirs et d'un karcher. Plus le lieu "nettoyé" était sale, plus le dessin se verra. Le premier a l'avoir expérimenté (et a avoir communiqué dessus...) est l'artiste Moose de Sans Fransisco. Plus d'info sur son site : www.reversegraffitiproject.com

Flogos utilise le ciel comme vecteur de communication. L'idée est de produire des nuages de mousse et d'hélium taillables sous la forme de votre logo. 100% écologiques selon l'entreprise qui s'est lancé dans ce marché.

En connaissez vous d'autres?

del.icio.us it! Digg it! Blogmark it! Ajouter  mes favoris Technorati Fuzz it! Scoop it!

6
août
2010
12:21

Et la pensée devient télécommande

Contrôler un avatar, envoyer des textos, jouer au flipper... toutes ces actions ont un point commun, elle peuvent être engendrées par un humain, uniquement par la pensée. Les dispositifs capables de cette prouesse sont les interfaces Cerveau/Ordinateur (BCI ou Brain Computer Interfaces). Elles permettent à son utilisateur d’envoyer des commandes à un ordinateur ou à une machine directement à partir de son activité cérébrale [vidéo explicative]. Ce mécanisme surprenant révèle un peu plus la troisième lois de d'écrivain de science-fiction Arthur C. Clarke "Toute technologie suffisamment avancées s'apparente à de la magie".

«Quand le cerveau prend une décision, que ce soit un ordre vers un muscle, ou un choix sur un menu de restaurant, cela se traduit par des échanges électriques entre neurones. Grâce à des capteurs électro-encéphalographiques sur le cuir chevelu, les scientifiques parviennent à enregistrer ces impulsions, puis à les transformer en instructions exécutables par des machines.» nous explique l'INRIA (Institut National de Recherche en Informatique et Automatique) créateur du logiciel open source OpenViBE, destiné à ce genre d'exécution.

Le tout est de savoir si cet artefact peut être démocratisé et simplifié au point de devenir un objet commun. Les usages sont pour l'heure destinés à la médecine et à l'industrie militaire. Les neurobiologistes savent en effet que le cerveau se reconfigure tout seul lorsqu'il est endommagé. Un patient atteint de traumatismes pourrait grâce à cette nouvelle interface visualiser son activité cérébrale et tenter d'aider à la reconfiguration de ses neurones. Dans le domaine militaire, l'armée américaine a également débloqué un fonds de 4 millions de dollars à l'Université d'Irvine (Californie) afin de développer un système qui permettra aux soldats américains de communiquer entre eux en s'envoyant des ondes cérébrales, de la télépathie en quelque sorte. Contrairement à Emotiv, les solutions Neurosky et OpenVIBE en libres distributions pourraient participer à la prolifération de ce nouveau support interactif. Voici quelques exemples d'applications :

del.icio.us it! Digg it! Blogmark it! Ajouter  mes favoris Technorati Fuzz it! Scoop it!

Des microbes ? Il y a des microbes sur mon mobile ?

C'est une facette de l'éthique du mobile à laquelle personne n'avait pensé jusqu'ici : la nécessité de nettoyer, de temps à autre, son téléphone mobile avec une lingette désinfectante. Selon une étude de l'Université de Manchester, notre cher terminal personnel contiendrait en effet cinq cent fois plus de bactéries qu'un siège de toilettes ! Vous avez bien lu : cinq cent fois ! Ce sont les chercheurs à l'origine de cette information qui l'affirment : « Le mobile, manipulé par des mains pas toujours propres, comporte d'avantage de bactéries de peau que n'importe quel objet, à cause de la chaleur générée par le téléphone, parfaite pour leur développement. Ces bactéries sont gardées bien au chaud dans nos sacs et nos poches. » Bonjour Escherichia Coli, salmonelles, streptocoques et autres staphylocoques dorés de tous poils ! Y a-t-il de quoi s'inquiéter ? Dans les hôpitaux, les mobiles pourraient être vecteurs ...

>> Lire la suite

del.icio.us it! Digg it! Blogmark it! Ajouter  mes favoris Technorati Fuzz it! Scoop it!