culture mobile_le blog

26
août
2010
17:02

Le Labo de la BNF, interface d'accès à la connaissance [1]



Ecran mural tactile / Crédits: Jean-Claude Pattacini / BnF

Le design d'interaction se place à la frontière du design et de la création d’interfaces utilisateur. Il ne semble pas y avoir pour l'heure de standard établi par domaine d'activité (je laisse les spécialistes en débattre dans les commentaires). Chaque constructeur essaye plutôt d'homogénéiser une même interface à l'ensemble de ses produits ; exemple, Sony avec ses TV, consoles de salon et téléphone mobiles. Mais qu'en est-il des espaces publics de partage de connaissance comme les bibliothèques?
La numérisation du patrimoine était la première étape d'un processus qui devrait, via des nouvelles interfaces, renouveler notre expérience de l'apprentissage. Le Labo de la Bibliotheque nationale de France tend a défricher ses nouvelles attentes..

«Demain, les collections vont s'enrichir de contenus multi média, 3D, et seules ces nouvelles interfaces vont permettre, par des gestes efficaces, naturels et intuitifs, de les numériser, les stocker, les gérer, les partager, et en donner accès à des publics classiques ou ceux de la génération des consoles et tablettes, déjà sensibilisés à ces nouvelles techniques.»

« le Labo » est un espace de 120 m², installé dans le hall Est de la bibliothèque François-Mitterrand à Paris, près de la salle de lecture. Lecteurs, chercheurs et visiteurs sont conviés à essayer l'écran mural tactile géant qui propose un accès aux milliers de données des collections numériques de la BNF. Ces données sont reliées à des tablettes de lecture et à du « papier électronique », de petits écrans munis de stylets.

Avec ce lieu expérimental, la Bibliothèque Nationale permet aux usagers de tester les modes de lecture, d’écriture et de diffusion de la connaissance du futur. Elle entend ainsi rester à la pointe de la réflexion sur les nouvelles technologies, dites "de rupture", susceptibles de se substituer très vite au livre, voire au simple ordinateur. Une premièere conférence aura lieu le 21 septembre 2010 sur le thème «Lecture et écriture du futur».

A voir aussi : La bibliothèque du futur – TransformationLab – Prototyping the Future

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10
août
2010
12:30

RepRap, vers des imprimantes 3D auto-replicantes

Les imprimantes 3D ne sont pas encore répandues sur le marché que leur atout premier, la matérialisation d'objet 3D, pourrait se voir déjà détourné. Le but actuel du projet RepRap est la conception d'une imprimante 3D auto-réplicative libre, dont les plans seront disponibles à tous. Beaucoup de questions et de problématiques restent à travailler pour arriver à un résultat satisfaisant, mais le projet prend forme.

A l'heure actuelle, les imprimantes 3D coutent chères. Les entreprises qui en disposent (Sculpteo , Shapeways,...) offrent des services d'impression à distance : vous envoyez (ou selectionnez) un modéle 3D et vous recevez quelques jours plus tard la sculpture miniature. En pratique il faut compter environs 6H pour une figurine de 6 cm pour un coup d'environs 30€ [démonstration vidéo]

Le projet RepRap a pour but de permettre la création d'une machine capable de se répliquer. Si la structure peut être imprimée/fabriquée, les circuits imprimés et autres tiges de métal utiles aux déplacements de la tête d'impression limitent encore la progression. Un autre problème ralenti aussi le projet, le coût du plastique et de son conditionnement... et ce, alors que les poubelles sont pleines de ces matériaux et ne demandent qu'à être consommés. D'où une réorientation du projet pour l'optimiser au mieux.
« Techniques de tri, fabrication d'une broyeuse "domestique" basse consommation, l'enjeu est de taille : il est question de pouvoir enfin trier ses déchets plastique et les utiliser directement : une source "inépuisable" pour des projets de fabrication domestique, repenser certains achats...des questions de société émergent naturellement de cette possibilité » résume le compte rendu de la présentation faite par les initiateurs du projet Alexandre Korber, Vanessa Brunet, Ursula Gastfall lors des rencontres Estives Numériques tenues le mois dernier.

RepRap

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6
août
2010
12:21

Et la pensée devient télécommande

Contrôler un avatar, envoyer des textos, jouer au flipper... toutes ces actions ont un point commun, elle peuvent être engendrées par un humain, uniquement par la pensée. Les dispositifs capables de cette prouesse sont les interfaces Cerveau/Ordinateur (BCI ou Brain Computer Interfaces). Elles permettent à son utilisateur d’envoyer des commandes à un ordinateur ou à une machine directement à partir de son activité cérébrale [vidéo explicative]. Ce mécanisme surprenant révèle un peu plus la troisième lois de d'écrivain de science-fiction Arthur C. Clarke "Toute technologie suffisamment avancées s'apparente à de la magie".

«Quand le cerveau prend une décision, que ce soit un ordre vers un muscle, ou un choix sur un menu de restaurant, cela se traduit par des échanges électriques entre neurones. Grâce à des capteurs électro-encéphalographiques sur le cuir chevelu, les scientifiques parviennent à enregistrer ces impulsions, puis à les transformer en instructions exécutables par des machines.» nous explique l'INRIA (Institut National de Recherche en Informatique et Automatique) créateur du logiciel open source OpenViBE, destiné à ce genre d'exécution.

Le tout est de savoir si cet artefact peut être démocratisé et simplifié au point de devenir un objet commun. Les usages sont pour l'heure destinés à la médecine et à l'industrie militaire. Les neurobiologistes savent en effet que le cerveau se reconfigure tout seul lorsqu'il est endommagé. Un patient atteint de traumatismes pourrait grâce à cette nouvelle interface visualiser son activité cérébrale et tenter d'aider à la reconfiguration de ses neurones. Dans le domaine militaire, l'armée américaine a également débloqué un fonds de 4 millions de dollars à l'Université d'Irvine (Californie) afin de développer un système qui permettra aux soldats américains de communiquer entre eux en s'envoyant des ondes cérébrales, de la télépathie en quelque sorte. Contrairement à Emotiv, les solutions Neurosky et OpenVIBE en libres distributions pourraient participer à la prolifération de ce nouveau support interactif. Voici quelques exemples d'applications :

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3
août
2010
20:49

« Straddling bus », le transport en commun hybride

bus-futur-chine

L'abribus du futur attendait patiemment son prétendant, le voici, il s'agit du « stradding bus », il est chinois et mesure six mètres sur cinq. La démonstration de son potentiel s'est tenue à l'exposition universelle en mai dernier. Son originalité est de surplomber la circulation automobile tout en empruntant la même voie. Entre tramway et espace flottant, ce bus trouvera-t-il sa place dans les nouvelles agglomérations? Peut être, au vue de la faible consommation énergétique qu'il nécessiterait.

Dans cette simulation, la compagnie « Shenzhen Hashi Future Parking Equipment » expose le bus dans un flux d'automobiles "intelligentes" ; où tous les véhicules communiqueraient de façon autonome. Selon les estimations, ce bus d'un nouveau genre serait très économe en énergie : 860 tonnes de carburant pourrait être économisées par an, réduisant de 2,640 tonnes les émissions de carbones. Ses performances avoisineraient les 60 km/h, pour un transport de 1300 passagers, sur deux niveaux, dans un seul bus ! Le district de Mentougou, à l’ouest de Pekin, a déjà commandé 186 km de lignes pour l'année prochaine.

via Suchablog
Source : ChinaHush

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