La mémoire collective récente place l'hologramme comme un gadget de science fiction. Un concept assez irréel, qui a sa place entre les voitures volantes et la téléportation.
Le grand public l'a découvert dans Star Wars, quand certains personnages participaient à distance, à des réunions.



En quelque sorte, c'était une visioconférence en 3D avant l'heure.

Les scientifiques ont continué à développer le concept.
En 2008, CNN utilisait cette technologie pour faire intervenir des correspondants des quatre coins de l'Amérique, sur un même plateau, à l'occasion des élections présidentielles.



Mais quid de l'usage grand public des hologrammes comme moyen de communication?
Si on n'en est pas encore là, de nouveaux progrès technologiques permettent de l'envisager dans un avenir pas si lointain.

"Nous pouvons capturer des objets à un endroit, et les montrer en 3D à distance, quasiment en temps réel", indique Nasser Peyghambarian, qui pilote les expérimentations pour l'université de l'Arizona, à l'occasion d'une présentation le 1er novembre. "Ce n'est plus de la science fiction, c'est quelque chose de réalisable aujourd'hui", indique-t-il, dans des propos rapporté par le magazine Wired.

En vidéo, cela donne ça:


L'image se rafraîchit toute les deux secondes, et l'équipe de scientifique espère augmenter ce ratio rapidement pour se rapprocher de la limite visible par l'oeil humain.
Le dispositif peut reproduire 16 perspectives grâce à autant de caméras et un laser qui encode les images et « pulse » 50 fois par seconde, s’approchant de la qualité de la perception humaine, analyse le site designersinteractifs.org.

Plus que le simple fait d'améliorer la communication visuelle à distance, c'est bien la téléprésence qui est en jeu, et ses applications qu'elle peut trouver: dans le domaine de la médecine, des médias, du militaire, etc.