culture mobile_le blog

2
août
2007
16:53

Les mobiles « biométriques » nous préparent-ils un avenir à la Big Brother ?

Mobile biométrique

Prototype d'Oki

Une innovation, dans les brèves datées du 23 juillet sur Culture Mobile, m’a particulièrement inquiété. Je cite :

« Le groupe d'électronique japonais Oki a annoncé avoir conçu le premier système d'authentification biométrique pour mobiles, basé sur la reconnaissance de l'iris de l'oeil. Soit une véritable innovation qui, comme Oki ne l’a sans doute pas anticipé, nous rapproche du monde tel que décrit par le film Minority Report de Spielberg, d’après une nouvelle de Philip K. Dick. Destiné à des mobiles équipés d'un appareil photo, le programme permettra de confirmer l'identité de l'utilisateur grâce à une image de son oeil. Cette fonction de sécurité pourrait être employée lors de certaines transactions sensibles effectuées avec un terminal cellulaire comme les achats en ligne, le paiement en boutique par porte-monnaie électronique ou la consultation de données confidentielles. Il n’y aurait donc pas de quoi s’inquiéter. Sauf que les gens d’Oki expliquent dans leur communiqué de presse que l’ensemble logiciel de leur innovation, qui n'exige pas un processeur ultra-puissant et tourne sous différents systèmes d'exploitation (OS), peut également être intégré dans d'autres types d'appareils que les téléphones portables. »

Ai-je tort ou ai-je raison de penser aux « dystopies » (ou utopies négatives » de George Orwell ou Philip K. Dick ?

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Le Web 2.0 est-il vraiment une révolution ?

Selon Jean-Louis Missika, aujourd'hui acteur majeur de Free, ce qu'on appelle communément le « Web 2.0 » est une révolution. Et une révolution profondément démocratique car elle remet le pouvoir entre les mains des internautes, créateurs de tout cet « UGC » ou « User generated content ».

Citation :
« C'est une vraie révolution, parce que c'est la rencontre de ces aspirations socio-culturelles et de ces nouveaux moyens techniques. Pour moi, la révolution Internet s'apparente à celle de l'imprimerie. Il y a un avant et un après l'imprimerie. Avant l'imprimerie, les textes étaient inaccessibles. Comme le montre Umberto Eco dans Le Nom de la Rose, ils étaient d'ailleurs enfermés dans des bibliothèques qui étaient elles-mêmes enfermées dans ces espèces de forteresses qu'étaient les abbayes. Et ces abbayes étaient perdues au milieu de nulle part. Le savoir était donc inaccessible pour le commun des mortels. De plus, les textes variaient d'un exemple à l'autre, parce qu'ils étaient copiés à la main. L'invariant du texte, fondamental pour la recherche scientifique, n'existait pas. C'est tout ça que l'imprimerie a révolutionné. Dites-vous bien que ce que nous vivons aujourd'hui, c'est l'équivalent de ça. C'est-à-dire une accessibilité qui devient quasiment illimitée et gratuite d'un côté, et de l'autre côté la possibilité pour n'importe quel consommateur de devenir producteur s'il le souhaite. »

À l'image de la référence à Ché Guevara, « Power to the people », tout de même un peu forte de café (et en plus j'en suis l'auteur schizophrène !), je me demande si le mot « révolution » n'est pas totalement exagéré... D'abord, ils ne sont qu'une minorité d'internautes à être réellement créateurs sur ce fameux Web 2.0. Ensuite ces internautes bossent gratuitement pour des multinationales des médias, anciennes comme News Corp (MySpace) ou plus neuves à l'instar de Google (YouTube). La question essentielle, c'est : ce « Web 2.0 » remet-il en cause tout ou partie de notre modèle de société capitaliste ? Je doute, et je pose cette interrogation à tous sur le blog de Culture Mobile... Le débat est ouvert.

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