culture mobile_le blog

2
mai
2008
12:21

"Je suis en train d'écrire un billet sur le microblogging"

Le "Microblogging", c’est le fait de transmettre une information courte à un réseau de proches. Un procédé qui fait beaucoup de bruit sur la toile, certains y voyant une évolution majeure du « Web 2.0 ».

Derrière ce microblogging, on retrouve Twitter, la plateforme en ligne qui a propulsé cette pratique. Voici un résumé de son fonctionnement.

"C'est quoi Twitter" - 2'24



L’interêt de ce canal de communication tient d'abord à son mode de diffusion. Il ne se cantonne pas à un échange d’états d'âme entre les participants (genre « Que suis en train de faire ? »), mais participe à rendre l'Internet plus mobile. Chacun peut en effet blogger par SMS via son téléphone portable (une fois inscrit, les SMS sont gratuits). L'instantané joue un rôle important : par exemple, sur un salon évènementiel, vous pouvez tenir les visiteurs informés en temps réel, pourvu qu'ils possèdent un mobile.

L'étendue des possibilités offertes par ce nouvel outil laisse présager des nouvelles formes d'expressions et d'usages, qui prendront vraisemblablement leur essor lorsque l'Internet illimité aura séduit un nombre suffisant de personnes, un peu à la façon dont le SMS a explosé il y a quelques années.

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8
janvier
2008
17:54

L'intelligence collective : réseaux sociaux vs moteurs de recherche

L'heure des bonnes résolutions, c'est aussi celle des prédictions sur les tendances qui marqueront l'année 2008.
A la lecture des blogs qui se penchent sur le présent et le futur des nouvelles technologies, un nouveau courant se dessine qui pourrait constituer (qui sait?) une petite révolution sur le web dans les mois à venir.

De plus en plus, les internautes chevronnés utilisent plus volontiers les réseaux sociaux pour répondre à leurs questions que les moteurs de recherche traditionnels. (Déjà vu sur Culture mobile, les "Q/R" s'habillent en 2.0.) Cette pratique est appelée par certains "intelligence collective", par d'autres "moteurs de recherche intelligents".


La preuve par l'exemple: l'Explorateur du web, Luc Legay a fait le test. Tour à tour il interroge ses contacts sur Linkedin, Flickr, del.icio.us et Twitter... et à chaque fois, obtient des meilleurs résultats qu'avec Google.

Aujourd’hui, que ce soit avec Linkedin, Del.icio.us, Twitter, mais aussi Facebook, Skype ou Flickr, ce n’est plus l’intelligence artificielle des robots d’indexation qui m’apportent des réponses. Ce sont bien les internautes eux-mêmes. Et je peux affirmer qu’en 2008, ma compréhension d’internet passera à 99% par les contacts présents dans mes réseaux sociaux, et a 1% par Google.



Il suffit d'aller sur le service Questions/Réponses de Yahoo pour avoir des doutes sur l'efficacité du tout participatif. Depuis toujours, les forums existent et donnent certaines réponses mais pas toutes... L'encyclopédie wikipedia génère aussi un grand nombre d'erreurs... etc. Les contre-arguments pleuvent.
Cela dit, face à l'évolution et à l'affinement des réseaux sociaux, ce phénomène pourrait bien gagner en crédibilité et marquer l'avènement du web 2.0.
Alors, Facebook aura tué Google en 2009?
Rendez-vous dans un an pour faire un point...

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3
novembre
2007
11:16

Sellaband, believe or not believe?



Pour rebondir sur mon post de la semaine dernière: Radiohead ou la musique en 2.0, voici un autre exemple d'alternative à l'industrie musicale classique qui passe par le web communautaire.
Depuis août 2006, le site néerlandais Sellaband, donne à des artistes amateurs la chance de produire leur CD. Le jury? Les internautes appelés believers, qui "co-produisent" les artistes auxquels ils croient.
Comment ça marche? Le musicien met sa démo en ligne. Si l'internaute est convaincu, il achète une part à 10$ (7€) pour le soutenir.
Quand l'artiste réunit 5000 participations (l'équivalent de 50 000 $), Sellaband lui donne la possibilité d'enregistrer un CD. Le tirage à 5000 exemplaires numérotés est alors diffusé aux believers qui ont cru en lui.
Les fans deviennent de véritables partenaires commerciaux. Dans la mesure où ils reçoivent une rétribution sur les ventes, ils ont tout intérêt à faire de la promo pour leur poulain sur leur blog ou leur page Myspace.
Pour le moment, on ne trouve pas encore beaucoup d'artistes français... Exceptée T-Ka, une jeune voix soul qui a presque atteint les 50000 $.
Alors believe or not believe? Allez-vous devenir un de ses producteurs?

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26
octobre
2007
16:36

Radiohead ou la musique en 2.0




Nouveau clash dans l’industrie musicale, le groupe Radiohead a mis son album In Rainbows en diffusion exclusive sur le web le 10 octobre dernier. Offre inédite, ce sont les internautes eux-mêmes qui en déterminent le prix entre 0 à 99 livres sterling (0 et 140€). En toute logique, ils peuvent donc choisir de le télécharger gratuitement en restant dans la légalité.
Cette initiative a déjà fait couler beaucoup d’encre dans les médias traditionnels et de pixels sur les blogs…
A plus forte raison, quand on observe les premiers bilans de l’opération. En trois jours, le groupe aurait déjà vendu 1,3 millions d'albums. Selon une enquête du Times, seul un tiers des internautes auraient opté pour la gratuité. La moyenne du paiement oscille entre 4 livres sterling (6 euros) et 2,5 livres (3,50€).

Des chiffres à confirmer… mais qui révèlent déjà un bénéfice financier considérable à se passer d’intermédiaires, d'autant plus quand on les met en regard de ceux des réseaux P2P. Dès le 10 octobre, l’album In rainbows a été piraté allègrement sur les liens Bit torrent alors qu’il était possible de le télécharger légalement sans rien débourser !
Ce qui n’a pas empêché Radiohead de gagner près de 4 millions d’euros en quelques jours (là encore, c’est une estimation, on lit aussi 10 millions en une semaine) et ainsi de rémunérer largement création et droit d’auteur…

Facile, dégainent les critiques, pour un groupe déjà connu qui a bâti sa fortune et sa renommée pendant l’âge d’or du CD ! Pourtant, on ne compte plus les petits groupes (Arctic Monkeys ou autre Arcade fire…) découverts sur Myspace grâce à leurs titres diffusés gracieusement sur le web. Et les autres? Ils montent sur scène et misent sur les concerts pour vivre de leur art...

Sous ses airs d'électro planante, In rainbows est une nouvelle volée de bois vert pour les majors qui en voient déjà de toutes les couleurs avec la chute des ventes de disques. Après Prince qui met en vente son album avec un magazine l’été dernier, Madonna quitte maintenant la Warner pour s’allier avec un organisateur de concerts… L’industrie du disque cherche définitivement un nouveau modèle économique.

Voie royale pour les stars, tremplin pour les jeunes talents... quel rôle va encore jouer le web 2.0 dans cette nouvelle révolution?
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11
octobre
2007
10:54

"Le mobile de 2007 n’est plus tout à fait le même que celui de 2005"

Sur la demande de l'Afom, deux sociologues ont mené l'enquête sur les métamorphoses du téléphone mobile.

Pour la deuxième fois, Joëlle Menrath et Anne Jarrigeon se penchent sur les usages du téléphone portable. En 2005, leur rapport "Le téléphone mobile aujourd’hui usages et comportements sociaux" montrait le mobile comme un miroir de soi et un outil de mise en scène pour jongler entre les situations.
On aurait pu croire que rien n'avait changé en deux ans. Et pourtant...

"Un mobile, ça sert à téléphoner"

Alors que l’équipement des Français frôle la saturation, que les évolutions techniques ont démultiplié les fonctionnalités et que les pratiques commencent à se diversifier, le mobile continue à être considéré avant tout comme un téléphone.
"Le portable n’est plus tout à fait conçu ni vécu comme un couteau suisse ou un agrégat de fonctions juxtaposées mais bien réinventé à chaque usage comme un objet plein : une machine à ecrire des SMS, un appareil photo, une messagerie vocale... C’est un objet doté d'une capacité de métamorphose."

Néanmoins, l'observation des adolescents révèle que cette "boîte noire intime" qu'était hier le mobile (et qui continue à l'être pour certains) est davantage utilisée aujourd'hui par les jeunes générations comme un outil de partage.
"Ils en font un véritable lieu d’exposition au sens quasiment muséal du terme. Ce qu’ils collectionnent et archivent sur le mobile n’a de sens que dans la perspective d’être montré. Ils fabriquent donc de petits objets multimédais à leur image, aussi peu confidentiels et intimes que le sont leurs blogs."

Autre aspect qui n'avait pas été exploré lors de la précédente étude : le mobile et les €€€. La question structurante du coût met en évidence l’existence de stratégies collectives d’optimisation des forfaits et des pré-payés. "Le partage des forfaits dessine de véritables « scènes sociales », instaure des rendez-vous, favorise certaines relations d’exclusivité".

A l'heure du tout participatif, si même le téléphone portable se met à prendre une dimension collective... Va-t-on éviter le mobile 2.0?


Le téléphone mobile aujourd’hui : usages et comportements sociaux (2ème édition, juin 2007)
enquête dirigée par Anne JARRIGEON et Joëlle MENRATH membres du GRIPIC /CELSA
commandée par l'Afom (Association française des opérateurs mobiles).
L'intégrale du rapport ici.
La synthèse .

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24
septembre
2007
18:28

Quand des chatteurs deviennent détectives

C’est une première en France, les membres d’un forum ont permis de retrouver l’identité d’un soldat inconnu mort pendant la guerre 14-18 et enterré dans une nécropole militaire des Vosges. C’est le site d’informations Rue 89 qui révèle cette histoire pour le moins insolite.

L’énigme est lancée il y a trois ans sur un forum de discussion par un généalogiste amateur. L’affaire attire des internautes francophones dans le monde entier qui ne tardent pas à se mobiliser pour la résoudre. L’équipe LC-ED, baptisée d’après une inscription mystérieuse sur l’alliance du soldat, rassemble, des Belges, des Québécois et même une Française du Colorado qui enquêtent chacun de leur côté sans jamais se rencontrer. Il se sont retrouvés il y a quelques jours sur la tombe d’Edmond Durand, leur soldat désormais connu. Une belle histoire qui montre que le web 2.0 ne se contente pas d’écrire l’avenir mais aussi de réexplorer l’Histoire.

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2
août
2007
10:37

Le Web 2.0 est-il vraiment une révolution ?

Selon Jean-Louis Missika, aujourd'hui acteur majeur de Free, ce qu'on appelle communément le « Web 2.0 » est une révolution. Et une révolution profondément démocratique car elle remet le pouvoir entre les mains des internautes, créateurs de tout cet « UGC » ou « User generated content ».

Citation :
« C'est une vraie révolution, parce que c'est la rencontre de ces aspirations socio-culturelles et de ces nouveaux moyens techniques. Pour moi, la révolution Internet s'apparente à celle de l'imprimerie. Il y a un avant et un après l'imprimerie. Avant l'imprimerie, les textes étaient inaccessibles. Comme le montre Umberto Eco dans Le Nom de la Rose, ils étaient d'ailleurs enfermés dans des bibliothèques qui étaient elles-mêmes enfermées dans ces espèces de forteresses qu'étaient les abbayes. Et ces abbayes étaient perdues au milieu de nulle part. Le savoir était donc inaccessible pour le commun des mortels. De plus, les textes variaient d'un exemple à l'autre, parce qu'ils étaient copiés à la main. L'invariant du texte, fondamental pour la recherche scientifique, n'existait pas. C'est tout ça que l'imprimerie a révolutionné. Dites-vous bien que ce que nous vivons aujourd'hui, c'est l'équivalent de ça. C'est-à-dire une accessibilité qui devient quasiment illimitée et gratuite d'un côté, et de l'autre côté la possibilité pour n'importe quel consommateur de devenir producteur s'il le souhaite. »

À l'image de la référence à Ché Guevara, « Power to the people », tout de même un peu forte de café (et en plus j'en suis l'auteur schizophrène !), je me demande si le mot « révolution » n'est pas totalement exagéré... D'abord, ils ne sont qu'une minorité d'internautes à être réellement créateurs sur ce fameux Web 2.0. Ensuite ces internautes bossent gratuitement pour des multinationales des médias, anciennes comme News Corp (MySpace) ou plus neuves à l'instar de Google (YouTube). La question essentielle, c'est : ce « Web 2.0 » remet-il en cause tout ou partie de notre modèle de société capitaliste ? Je doute, et je pose cette interrogation à tous sur le blog de Culture Mobile... Le débat est ouvert.

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