culture mobile_le blog

26
septembre
2007
10:16

Festival Emergences : jouer à Susipong et s'interroger sur l'art numérique, si ce terme a encore un sens...

Festival EmergencesRendez-vous important de ce qu'on appelle encore parfois "l'art numérique", le Festival Emergences commence aujourd'hui. A mon sens, ce n'est pas un hasard si cette entame, à 14 heures à la Cité U à Paris, s'apparente plutôt à une sorte de symposium, avec un débat autour d'un thème qui dépasse très largement ce cadre trop restreint de l'art numérique : la "Smart City".

Détail signifiant : Les gens de Dédale, qui organise la chose, parlent eux-mêmes d'un rendez-vous des "cultures électroniques et des nouvelles formes artistiques". Reste à savoir si le reste de la programmation, les vendredi et samedi prochains au soir, sera à la hauteur, avec des concerts, notamment des excellents Mouse on Mars, mais aussi quelques "oeuvres"... d'art reposant sur le numérique. Dans le cadre de ce court billet, j'en mentionnerai deux.

La première, en partenariat avec Culture Mobile, s'appelle "Je chante pour toi", et se présente comme un "radio-crochet" pour téléphone mobile. Signée Ivo Flammer et Yoshie Kaga, elle s'appuie sur l'art du chant via mobile des publics de la manifestation. Soit une oeuvre on ne peut plus interactive, mais dont il me semble légitime de s'interroger sur la "profondeur"... A voir et entendre donc.

Susipong

La deuxième, a priori tout aussi intrigante, a pour nom "Susipong". Il s'agit d'une partie de "pong", via une console spécifique si j'ai bien compris, qui va se dérouler en connexion avec écran géant entre des joueurs à Paris et à Strasbourg. Sachant, et c'est là l'intérêt de la chose, que les artistes de Susigames semblent avoir truffé le jeu de pièges artistiques, poétiques et peut-être spirituels. J'avoue que ce projet m'asticote plus que le précédent, et que j'irai le tester... A jouer donc.

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25
septembre
2007
16:50

Votre mobile devient vidéoprojecteur !

Ou comment les "signaux faibles" deviennent des tendances…

SMS Guerilla ProjectorSMS Guerilla ProjectorSMS Guerilla Projector
"SMS Guerilla Projector" (source url en bas de l'article)

Le "SMS Guerilla Projector" est un dispositif génial qui prend les messages qui lui sont envoyés par SMS, pour les projeter sur toutes les surfaces : façades d'immeubles, portes, panneaux routiers, vêtements… Avec ce procédé, toutes les surfaces deviennent ainsi potentiellement des écrans de téléphones mobiles. Conçu par le studio Troïka, un collectif de designers artistes londoniens, cet appareil est relié à un téléphone mobile. Cet ingénieux système de projection ressemble à un révolver doté d'un silencieux! Troïka a notamment utilisé ce système pour un concert du groupe britannique "The Streets". Ce "bricolage" ingénieux (voir photos ci-dessus) a été crée voici quelques années et était généralement perçu comme une idée un peu farfelue, en décalage avec la réalité… Et pourtant, aujourd'hui, la projection de textes SMS ou de vidéos à partir de son téléphone mobile va devenir une réalité pour tout le monde grâce aux recherches menées, entre autres, par Texas Instrument.

DLP(R) Pico-Projector in phone prototype
DLP(R) Pico-Projector in phone prototype. (PRNewsFoto/Texas Instruments)

En effet, Texas Instrument vient de créer un prototype intégrant un micro-vidéoprojecteur dans un mobile. Cette semaine, une vidéo circule sur le net et montre les prouesses techniques d'un tel dispositif : vous pouvez projeter une vidéo sur un mur (le mur de votre chambre par exemple) à partir du téléphone lui-même! Aujourd'hui équipé d'un LASER, l'utilisation de LED pourrait améliorer, selon les concepteurs, les performances d'affichage du projecteur-mobile (avec une meilleure résolution que celle obtenue actuellement). Vous pourrez ainsi visionner un film de taille appréciable, et non plus seulement le visionner sur le petit écran de votre terminal mobile.

Ce n'est pas un simple gadget, ni un simple agrandissement de l'image, c'est une véritable mutation des usages audiovisuels liés à la mobilité. L'écran n'étant plus incorporé dans l'objet que vous tenez au creux de la main (votre mobile) mais étant projeté face à vous, toutes sortes d'usages encore impossibles aujourd'hui peuvent alors émerger : on pourrait regarder un film à plusieurs (l'image étant assez grande), le terminal mobile (un téléphone ou un PDA) pourrait devenir l'objet interacteur d'une image projetée (un peu comme avec la Wii), la projection pourrait se faire aussi sur une table, sur votre peau, etc.

Que pourrions-nous conclure de cette aventure technique ? Au moins deux aspects: 1) les usages et les pratiques "décalées" (comme peuvent le faire les artistes ou les designers qui expérimentent les nouvelles technologies) précèdent souvent l'innovation technique ; le studio Troïka avec son "SMS guerilla projector" a préfiguré ce qui adviendra massivement dans quelques années : tout le monde aura un "vidéoprojecteur embarqué" dans son téléphone mobile (comme ce qui s'est produit avec la caméra vidéo) ; 2) les évolutions techniques, à leur tour, vont créer les conditions d'émergences de nouveaux usages : les nouveaux instruments ou dispositifs technologiques produisent de nouvelles attentes, de nouvelles attitudes, de nouveaux besoins… Ces deux aspects, loin de s'opposer, s'alimentent l'un l'autre comme un cycle d'innovation entre usages émergents et technologies nouvelles. Le métier de chercheur est aussi celui-ci : repérer les "signaux faibles" d'aujourd'hui, c'est-à-dire détecter et analyser les usages minoritaires, décalés et singuliers, pour anticiper les tendances de demain!


Liens :

Studio Troika :
http://www.troika.uk.com/sms-guerrilla-projector.htm

Prototype de Texas Instrument :
http://popsci.typepad.com/popsci/2007/09/dont-publish-a-.html
http://www.prnewswire.com/cgi-bin/stories.pl?ACCT=109&STORY=/www/story/03-26-2007/0004552878&EDATE=*

Démo vidéo du prototype :

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24
septembre
2007
18:28

Quand des chatteurs deviennent détectives

C’est une première en France, les membres d’un forum ont permis de retrouver l’identité d’un soldat inconnu mort pendant la guerre 14-18 et enterré dans une nécropole militaire des Vosges. C’est le site d’informations Rue 89 qui révèle cette histoire pour le moins insolite.

L’énigme est lancée il y a trois ans sur un forum de discussion par un généalogiste amateur. L’affaire attire des internautes francophones dans le monde entier qui ne tardent pas à se mobiliser pour la résoudre. L’équipe LC-ED, baptisée d’après une inscription mystérieuse sur l’alliance du soldat, rassemble, des Belges, des Québécois et même une Française du Colorado qui enquêtent chacun de leur côté sans jamais se rencontrer. Il se sont retrouvés il y a quelques jours sur la tombe d’Edmond Durand, leur soldat désormais connu. Une belle histoire qui montre que le web 2.0 ne se contente pas d’écrire l’avenir mais aussi de réexplorer l’Histoire.

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15
septembre
2007
17:06

Le vélib’, un moyen de transport décidément très “mobile”

Depuis le 15 juillet, les vélib’ ont envahi les rues de Paris. Déjà 4 millions de locations enregistrées en deux mois et 7 millions de kilomètres au compteur selon les premiers bilans. Un succès qui ouvre la route à une nouvelle politique des transports dans la ville mais aussi aux technologies mobiles.
Pour localiser une station, trouver un vélo disponible, ou une place libre pour reposer son vélib, la Mairie de Paris a mis en place un site web|fr] qui donne toutes ces informations en temps réel. Et puisqu’on parle de mobilité, elle a pensé à en faire une version WAP accessible sur Gallery. Question de bon sens !
En envoyant « velib » par SMS à un numéro court, on reçoit un lien pour se connecter directement au portail sur son téléphone portable. Un service bien utile quand on sait que le principal souci des vélibistes est de trouver une borne vacante dans certains quartiers… mais pas encore gratuit.

Ce qui n’est pas le cas de l’opération siglée Paris Bluetooth Mobiguide qui offre aux usagers des guides de la ville sur mobile. Depuis le 30 août, on peut télécharger gratuitement ces mobiguides à partir des vingt fontaines bluetooth installées dans certaines stations Vélib’ des 1er, 3e et 4e arrondissements. Un service encore en expérimentation qui attend la réaction des Parisiens. En plus d’un plan du quartier, il délivre des informations sur l’actualité sportive et culturelle. A découvrir en vélib’ !

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10
septembre
2007
17:50

Toucher l’invisible : "Territoires invisibles" au Festival @rtousiders

Une expérience différente des technologies : le festival @rtoutsiders qui a lieu à partir du 12 septembre à la Maison Européenne de la Photographie à Paris choisit ses thématiques en fonction de territoires inconnus à explorer. Cette année ces « territoires invisibles » vont à nouveau permettre d’approcher des œuvres, des installations par des interfaces inhabituelles. Comment « toucher » l’invisible ?

Nano-Scape (2002) © Christa Sommerer & Laurent Mignonneau

Nano-Scape (2002) © Christa Sommerer & Laurent Mignonneau - Photo : Herling&Gwose

Nano-scape (2002) est une « interface magnétique qui permet aux utilisateurs de toucher des particules imperceptibles, et produit dans le même temps la sculpture invisible, dont la forme et les propriétés changent au gré des utilisateurs qui interagissent avec elle et entre eux ». On retrouvera Christa SOMMERER et Laurent MIGNONNEAU qui travaillent sur les interfaces tangibles, matérialisées, souvent des surfaces planes, des tables. Ils dirigent aujourd'hui le département des Cultures de l'interface à l'Université d'art et de design de Linz en Autriche spécialisée en art, interfaces et médias interactifs.

Nanomandala (2003) © Victoria Vesna / James Gimzewski

Nanomandala (2003) © Victoria Vesna / James Gimzewski

Toucher encore, et « remuer le sable » avec le Nanomandala (2003) . Une vidéo projetée sur un cercle de sable de 2, 5 m de diamètre. « Pendant que les images sont projetées à une échelle qui se modifie suivant une boucle : on passe de la structure moléculaire d'un seul grain de sable – image obtenue au moyen d'un microscope électronique à balayage (SEM) - à l'image identifiable du mandala en entier. » La collaboration d’une artiste multimédia, Victoria VESNA, professeur et directrice du département Design / Arts Multimédia à l'école des beaux arts de l'Université de Californie à Los Angeles, et de James GIMZEWSKI, docteur et professeur de chimie à l'Université de Californie à Los Angeles et membre de l'Institut des Nanosystèmes de Californie. Le mandala de sable de Chakrasamvara a été créé par des moines bouddhistes tibétains en Inde.



8ème festival @rtoutsiders du 12 au 30 septembre
Maison européenne de la Photographie
5, rue de Fourcy 75004 Paris
Métro Saint-Paul
Site : http://www.art-outsiders.com

Session spéciale le dimanche 7 octobre de 15 h à 18 h : entrée libre, Nanofictions au Cube en présence du directeur artistique d’@rtousiders, Jean-Luc Soret, et de ses invités invités Lorella Abenavoli et Rodolphe Gombergh.
Le Cube : 20, Cours Saint Vincent 92130 Issy-les-Moulineaux
http://www.lesiteducube.com

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4
septembre
2007
22:46

La ville intelligente au cœur du festival Emergences fin septembre

Smart cityDans la continuité de son programme "Territoires numériques" mis en place en 2004, la cinquième édition du Festival Emergences inaugure une nouvelle thématique intitulée "SMART CITY".

Il s'agit de mettre en place sur plusieurs années un important chantier artistique consacré aux nouveaux enjeux liés aux mutations de la ville d'aujourd'hui. Ce chantier se traduira par un travail de recherche, la production de projets in situ et en contexte, et l'organisation d'événements en France et à l'étranger.

L'édition 2007 d'Emergences, constitue la phase de lancement et de préfiguration de ce projet. Elle présentera un workshop international réunissant des jeunes architectes, artistes et chercheurs européens, une exposition et des soirées (spectacles, concerts, performances) fin septembre à la Maison de La Villette.

Plus d'informations en ligne : http://www.festival-emergences.info

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3
septembre
2007
16:04

Culture d'univers

Culture d'univers de Franck Beau CULTURE D’UNIVERS
Jeux en réseaux, mondes virtuels, le nouvel âge de la société numérique.

Franck Beau
Ouvrage collectif coordonnée par la FING et GET/Telecom Paris

Editions FYP en collboration avec FING
http://fypeditions.com
Distribution Pearson Education France
2007


« J’y suis. Là-Bas. Pleinement. Dans un monde imaginaire au milieu d’un camp inconnu traversé de multiples personnages. Ceux d’autres joueurs bien sûr, je les reconnais par leur nom, affiché au-dessus de leurs tête. (…) A petites foulées, je déambule désormais au milieu de paysages fantastiques, dignes des meilleurs films à grand spectacle. »

Culture d’Univers n’est pas un livre à la lecture linéaire, plutôt un voyage à travers ces mondes virtuels, avec feuille de route pour le lecteur-voyageur. 8 zones à explorer : description, expédition ethnographique, la question de l’addiction, économie, production, retour au réel et bilan provisoire de cette expédition. Ce qui distingue le jeu vidéo de l’univers en 3D dont Second Life est devenu le symbole – mais il existe bien d’autres mondes, c’est peut-être la dimension sociale, et cette question posée dans l’un des chapitres « Vers des sociétés virtuelles ? » Pour y répondre, des récits, des entretiens avec des experts, autour de ce trio : le joueur, le producteur, l’universitaire. Des tags (mots-clefs) et un glossaire complètent l’équipement. Aucune généralité inutile dans cet ouvrage collectif, mais un véritable arsenal de témoignages précis et pertinents pour nous faire pénétrer à l’intérieur des mondes et de leurs rites.

Dans ces univers, il ne s’agit plus seulement de jouer, même si plusieurs chapitres sont consacrés au jeu, à son histoire, à ses secrets, ses astuces. Il s’agit d’habiter, de vivre, d’échanger avec les autres. Un échange qui peut devenir commerce. On s’aperçoit que les jeux comme les mondes virtuels sont très structurés : des règles de vie communautaires et leurs déviances s’inspirent des lois et des rites terrestres, avec la fantaisie en plus. Des « guildes », des « clans » accompagnent le joueur, des « Mr.Président » ou des pharaons prennent la tête de royaumes, se font élire ou battre, des wizards ou sorciers, des chefs de mafia exercent leur influence bénéfique ou maléfique. En ce sens, ces communautés virtuelles, ces mondes persistants qui datent des années 90 sont une métaphore d’Internet : un espace d’autonomie, où ceux qui ont appris les règles peuvent prendre un pouvoir économique ou médiatique dans « une ère renouvelée de la communication ».

« Comment est-il possible que l’on fasse de l’argent réel à partir d’un jeu ? » demande Irvin Bearca, l’avatar de Franck Beau, l’auteur principal de Culture d’univers, dans un dialogue avec un autre avatar, Mars. « Il ne faut pas le voir comme des espaces où l’on achète une fausse paire de chaussures que l’on ne pourra jamais porter, mais comme un espace où le fait d’avoir telle paire de chaussures permet d’accéder à une autre partie de l’expérience ». C’est cette « expérience » qu’il est si difficile de saisir quand on ne la vit pas personnellement. Cette « écologie de l’échange se met en place pour produire des choses qui n’existent pas ailleurs. » Les compétences s’agencent, s’ajoutent, et pour cela il faut faire des acquisitions de valeurs étranges, armures ou pouvoirs, et même des ailes d’ange, offertes par un joueur à un autre joueur. Un monde où on peut « rallier une ville à l’autre à tire d’aile, ou encore « se déplacer sur des montures en forme de loups ou de grands lézards » finit par être plus réel et plus attirant que la « vraie vie », celle où on nous annonce l’augmentation du prix de la baguette et du croissant au retour de vacances pluvieuses.

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11
août
2007
14:15

Les imprimantes 3D seront-elles de vraies petites usines transformant nos bits en atomes ?

Dans l'entretien qu'a accordé Joël de Rosnay à Culture Mobile, il y a un passage étonnant, où le prospectiviste s'attarde sur les « imprimantes 3D » qui, selon lui, ne manqueront pas de nous ravir dans le futur proche.

Le côté fascinant de la chose tient à ce renversement : après la phase de dématérialisation du monde, allons-nous vivre une ère de « rematérialisation » ? Si depuis vingt ans, nous transformons les atomes en bits, selon des gourous comme l'Américain Nicholas Negroponte pour démultiplier nos richesses, allons-nous maintenant passer des bits aux atomes ?

Extrait de l'interview :
« Ces imprimantes 3D existent. Elles ont d'abord été réservées à l'industrie pour faire ce qu'on a nommé du « rapid prototyping », mais les militaires américains en ont également utilisé en Irak pour fabriquer sur place des engrenages et des pièces d'armement. Il faut imaginer une imprimante, qui au lieu d'un simple jet d'encre, projette des particules de plastique, et, selon un modèle 3D auparavant conçu sur ordinateur, constitue une pièce de lego, un gobelet, un taille-crayon, une maquette de maison pour un architecte ou de chaussure pour une marque comme Nike - ce que Nike fait d'ailleurs déjà. Ce n'est pas de la science-fiction ! Une imprimante 3D coûte encore très cher, de l'ordre de 10.000 euros, mais les prix vont comme toujours baisser du tout au tout dans les dix ans qui viennent. »

Et Joël de Rosnay de nous parler, dans un bout de l'entretien que nous n'avons pas retranscrit, de la possibilité de construire de véritables coques de bateau via ces « micro usines personnalisées », qu'il appelle des « Mups » ! Le futurologue de la Cité des sciences nous prédit même pour demain toute une nouvelle industrie de la transformation des bits en atomes...

Est-ce bien sérieux ? La qualité de ces objets « imprimés » en 3D ne sera-t-elle pas déplorable ? Et le public va-t-il marcher ? La perspective d'une nouvelle ère du matériel a quelque chose de réjouissant pour qui aime le canard à l'orage et l'amour peau contre peau, mais je me demande si ce n'est pas qu'un rêve de prospectiviste.

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10
août
2007
18:56

Ars Electronica : le rendez-vous autrichien et européen d'art et technologie (du 5 au 11 septembre).

Linz est une charmante petite ville autrichienne non loin des frontières allemandes et tchèques, traversée par le Danube, que rien ne prédestinait à l'image de marque « électronique ». L'équipe d'Ars Electronica, en ouvrant le Centre Ars Electronica autour des technologies du futur et en créant le festival annuel Ars Electronica en a fait l'une des capitales européennes d'art et technologie et de la « net culture ». Depuis 1987, le Prix « Ars Electronica » fait concourir depuis 25 ans des talents européens et internationaux et expose les projets les plus innovants. Cette année un nouveau record avec 3 374 compétiteurs venus de 63 pays ! En 2009, Linz sera la capitale européenne de la Culture.

Après le thème de l' « Hybridité », celui de la « Simplicité » abordés lors des deux précédentes éditions le thème du prochain festival Ars Electronica 2007 sera « Goodbye Privacy - Welcome to the Brave New World!" qu'on pourrait traduire par « Adieu à la Vie privée - Bienvenue dans Le meilleur des mondes !

Musique, animation, art « hybride », sites web époustouflants et innovation électronique en tout genre seront au rendez-vous. Un rendez-vous plus populaire qu'on peut l'imaginer, car le festival se situe non dans un lieu fermé, mais aux quatre coins de la ville de Linz, et surtout, sur les bords du Danube où se mêlent la population des sons et lumière consacrés à la seconde guerre mondiale et celle d'Ars Electronica qui se presse aux conférences dans le Das Lentos Museum inauguré en 2003.

Parmi les gagnants du Prix Ars Elecronica des années précédentes, Christa Sommerer et Laurent Mignonneau, designers d'interface qu'on retrouvera cette année en France au Festival @rtousiders dont le thème est Territoires invisibles.

Made in Biosphere & Made in Space

« Made in Biosphere & Made in Space»
catégorie Art hybride
Zbigniew Oksiuta
(Germany) (Poland)
Artist & Creator


Ars Electronica : du 5 au 11 septembre, Linz, Autriche

@rtousiders : du 12 au 30 septembre à la Maison Européenne de la photographie, Paris

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2
août
2007
16:53

Les mobiles « biométriques » nous préparent-ils un avenir à la Big Brother ?

Mobile biométrique

Prototype d'Oki

Une innovation, dans les brèves datées du 23 juillet sur Culture Mobile, m’a particulièrement inquiété. Je cite :

« Le groupe d'électronique japonais Oki a annoncé avoir conçu le premier système d'authentification biométrique pour mobiles, basé sur la reconnaissance de l'iris de l'oeil. Soit une véritable innovation qui, comme Oki ne l’a sans doute pas anticipé, nous rapproche du monde tel que décrit par le film Minority Report de Spielberg, d’après une nouvelle de Philip K. Dick. Destiné à des mobiles équipés d'un appareil photo, le programme permettra de confirmer l'identité de l'utilisateur grâce à une image de son oeil. Cette fonction de sécurité pourrait être employée lors de certaines transactions sensibles effectuées avec un terminal cellulaire comme les achats en ligne, le paiement en boutique par porte-monnaie électronique ou la consultation de données confidentielles. Il n’y aurait donc pas de quoi s’inquiéter. Sauf que les gens d’Oki expliquent dans leur communiqué de presse que l’ensemble logiciel de leur innovation, qui n'exige pas un processeur ultra-puissant et tourne sous différents systèmes d'exploitation (OS), peut également être intégré dans d'autres types d'appareils que les téléphones portables. »

Ai-je tort ou ai-je raison de penser aux « dystopies » (ou utopies négatives » de George Orwell ou Philip K. Dick ?

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