culture mobile_le blog

6
mars
2010
13:34

Retour en Terra Numerica


Après 3 ans de recherche sur la numérisation du patrimoine en 3D, s'est clôturé en janvier dernier le projet Terra Numerica. Il a pour but de développer les technologies nécessaires à la production la plus fidèle possible des représentations 3D de territoires urbains de grandes dimensions. Le but étant l’exploitation visuelle de ces représentations au travers d’applications en ligne (Internet), d’applications mobiles (téléphone mobile ou PDA) et de dispositifs de réalité virtuelle et de réalité augmentée.

Entre réel et virtuel, le territoires numérisés induisent un nouveau regard sur le monde, défriché pour l'occasion par des artistiques invités. En effet, la puissance de tels outils révèle un potentiel impressionnant sur les usages futurs... Les limites et les inquiétudes suscitées par ce projet le sont donc tout autant, impressionnants. La vidéo ci-dessous présente une rétrospective de l'initiative. Le suivi global se trouve sur le blog Hyperurbain tenu par le CITU (programme commun aux universités Paris1 et Paris8).



Cerise sur le gâteau, lors de la soirée cocktail de clôture, la salle de réception a été scannée avec un appareil Trimble FX. L'instant capturé s'est alors habillé d'une esthétique peu commune. Là encore, impressionnant...

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16
février
2010
10:18

La ville et ses métadonnées



(via Else-mobile.com)

Quelles sont les applications sur mobiles qui changent notre façon de voir le monde ? Les infographistes de columnfivemedia ont rassemblé sur une même image les services de géolocalisation qui vous informeront via la réalité augmentée sur les services environnants. A l'heure actuelle, il s'agit d'apporter des renseignements sur les pouls d'activité des villes (distance vis-à-vis des stations de métro, prix du restaurant le plus proche,...); mais demain ? Toutes ces metadonnées émergentes vont devoir se fondre avec cohérence dans l'écosystème urbain pour que les habitants "connectés" les intègrent dans leurs usages. Les deux vidéos qui suivent nous montrent quelles formes pourraient prendre ces informations visuelles, pour le meilleur et pour le pire...

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22
janvier
2010
19:00

SMARTCITY : LANCEMENT DES WORKSHOP



Les expérimentations artistiques de Smarticity Paris débutent aujourd'hui. Une nouvelle fois, c'est la Cité internationale universitaire de Paris qui servira de terrain d'activité. Cette relecture sensible et artistique du territoire vous sera rapportée sur Culturemobile durant l'évènement jusqu'à la conférence de clôture le 28 janvier. En introduction, une présentation de la thématique des chantiers.

"Territoires mobiles"

Les médias mobiles et de localisation, les nouvelles formes de cartographie et de récit, et autres instruments de mobilité ont infiltré nos villes et nos modes de vie. Ils opèrent une mutation des rapports à l’espace et au temps des citadins. On assiste alors à une multiplication des pratiques de mobilité, des trajectoires et de l’intensité des flux de communication et de déplacements.
Quel en est l’impact sur notre perception des territoires, sur les formes urbaines et l’aménagement, sur nos modes de vie ? C’est la question que se proposent d’explorer les artistes du workshop, en travaillant en collaboration sur des projets artistiques variés et appliqués au territoire (déambulation, interface mobile, urban game art, dispositifs immersifs, architectures éphémères…).

SmartCity se déroule dans plusieurs villes européennes. En France, le projet est mis en oeuvre en partenariat avec la Cité internationale universitaire de Paris (CIUP). Elle est considérée comme un laboratoire d'innovation architecturale dès sa première phase de construction vers 1925. En 2008, une première expérimentation grandeur nature été mise en place sur le territoire de la Cité internationale universitaire de Paris - Gentilly - Arcueil. En 2010, les expérimentations se prolongent, à la croisée des thèmes mobilités, art et nouvelles technologies.

Les projets artistiques

Il s’agit d’un programme de recherches-actions appliqué à un territoire donné. Par la mise en oeuvre d’expérimentations urbaines, sociales et artistiques sur le site, les workshops visent à une relecture sensible et artistique du territoire. L'accent est mis sur la collaboration et la fertilisation croisée des compétences pluridisciplinaires. Les workshops réunissent des intervenants issus d’horizons professionnels et géographiques divers, autour d'un programme de travail appliqué au territoire. Ils associent aussi des habitants, des acteurs locaux et des structures partenaires telles que des écoles d’art ou d’architecture, des industriels ou des laboratoires de recherches.

Présentation rapide des projets artistiques entrepris.

Walking the Edit de Ulrich Fischer cherche à combiner le champ du cinéma et le territoire des nouvelles technologies pour un public non spécialisé. De nouvelles formes de narrations cinématographiques sont ainsi expérimentées à travers le projet.

Rebar Group travaille à l’intersection de l’art, du design et de l’activisme. Ce collectif de San Francisco oeuvre dans l’espace urbain : ses installations éphémères et ses performances visent à redéfinir le paysage de la ville, à la fois sur le plan visuel et sur le plan conceptuel.

Coupler le Walkman au GPS : telle est la genèse d’Oterp. Antonin Fourneau a cherché à intégrer le mouvement dans la composition de musiques : un promeneur compose à partir de ses déplacements et ses positionnements géographiques successifs.

Le collectif Pied la Biche réalisera un film dans lequel il s’intéresse en particulier aux modalités de déplacements sur le territoire de la Cité Internationale Universitaire de Paris et ses alentours.

Le Studio 21bis, composé de Romain Demongeot et Laurent Lacotte, fera apparaître, dans l’espace urbain, des dispositifs éphémères et insolites, questionnant notre rapport à l’habitat, aux sphères publiques et privées.

smartcity-workshop

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12
janvier
2010
10:10

L'abribus du futur : informatif, interactif et communautaire


abrisbus-mit

Le Massachusetts Institute ot Technology (MIT) a mis au point un abribus du futur, complémentaire avec les services qu'offre une ville ubiquitaire. Informatif et participatif, cette machine d'acculturation locale pourrait bien devenir un pivot dans les relations interpersonnelles urbaines.

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21
décembre
2009
19:26

U-Songdo, première ville ubiquitaire


Repenser le territoire et l'harmoniser avec les nouvelles technologies : telle est l'ambition des architectes des villes futures. A l'occassion de Scèn'city, dans le cadre de la Novela, le festival des savoirs, le Hub Agence interviewait l'un des créateurs de U-Songdo, première ville ubiquitaire (U-City) dite ville intelligente, centrée sur l'individu.



U-songdo marque l'avènement de ces villes futuristes, pensées dès lors conception comme des environnements connectés où les citoyens se confondent dans l'architecture globale. Les démarches présentées dans cette vidéo interpellent sur la notion de "liberté sous surveillance", cependant ce projet est pour l'instant destiné à la Corée dont les moeurs ne sont pas identiques à celles du Vieux Continent. D'autres pistes sont avancées et ces quelques liens vous invitent à approfondir la question.

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22
septembre
2009
14:12

Visites virtuelles: des visites de plus en plus proches de la réalité


Si bien souvent, les visites virtuelles des monuments sont décevantes (quelques photos, une trop longue description et trop peu d'ergonomie), les choses s'améliorent. Matignon et la grotte de Lascaux valent vraiment le coup.

Ajouter un peu de numérique à un patrimoine pas forcément très interactif, voilà bien souvent l'ambition des musées, et autres lieux touristiques. Parfois, l'expérience est quelques peu décevante.

Il y a des photos, des descriptions, un plan, mais aucune interaction et pas vraiment d'ergonomie. C'est la vraie fausse visite virtuelle de Versailles.



Au niveau supérieur, des descriptions moins longues, de vraies navigations panoramas : le musée du Louvre a fait des efforts.



Encore mieux, la grotte de Lascaux. Animation, ergonomie, et plein feu sur les peintures rupestres: on s'y croirait.

Tout nouveau, et également très réussi: la visite virtuelle de Matignon.



Séance de rattrapage possible donc pour ceux qui n'ont pas pu se rendre à Paris pour les journées européennes du patrimoines, ou pour ceux que la queue d'une heure a démotivé. Au programme, visite en 3D, panoramas plein écran et descriptions concises. La navigation est agréable, même le jardin est présent!

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25
octobre
2007
13:24

Quel lien entre une grenouille transparente et du béton translucide ? 3/8

Ou : La transparence comme nouvelle utopie sociale, génétique et technologique en 8 épisodes

3ème épisode : L'esthétique transparente (la surface)


A gauche: Sony Transparent TV
A droite : Ambassade des Pays-Bas à Berlin de Rem Koolhaas, Photo de Phil Meech

Le principe de transparence affecte aussi les matériaux et les objets qui nous entourent. Depuis plusieurs années (voire des décennies) le design nous propose en effet une panoplie d'objets, de meubles ou d'ustensiles plus ou moins transparents : des enceintes, des chaises, des ordinateurs, des téléphones mobiles, des escaliers, etc. Le plus souvent, ces dispositifs divers ne sont pas totalement transparents (sinon ils seraient invisibles) mais seulement une partie de leurs éléments le sont, et souvent pour montrer (ou exhiber) ce qu'on s'employait à cacher autrefois : un moteur, un disque dur, des rouages, etc.

Par exemple, un flipper dont l'armature et la coque sont transparents révèle une nouvelle machine, la machine-flipper devient un objet d'art constructiviste qui fait penser aux démarches avant-gardistes du XXème siècle! A contrario, un approche design plus sage (et moins kitsch) va générer une esthétique polie et discrète : les plastiques ou les verres transparents sont alors utilisés pour donner une certaine forme de légèreté à des objets traditionnellement opaques : un téléviseur, des enceintes, une table, etc. On pourrait ainsi faire une typologie des différentes transparences dans le design.

L'architecture joue aussi depuis longtemps avec différentes sortes de matériaux transparents. Je pense notamment à Mies van der Rohe et à ses descendants qui intègrent dans leur architecture une mise en visibilité externe des volumes internes et donc de leurs habitants, c'est le cas par exemple pour la toute récente Ambassade des Pays-Bas à Berlin. Récemment un nouveau type de béton, incorporant des fibres de verre, rend translucide les murs les plus épais. Imaginez votre maison ou votre appartement totalement translucide… Inversement, certaines surfaces de verre peuvent être opacifiées en faisant passer un courant électrique. La vitre, par polarisation, passe d'un état transparent à un état translucide en appuyant sur un simple bouton!

Les matériaux proposent donc de plus en plus de jeux avec les différents degrés de transparence, mais la démarche créative du designer ou de l'architecte va également souvent dans ce sens : modifier notre rapport à l'espace traditionnellement cloisonné en nous donnant à voir ce qui était caché. Ce n'est pas un hasard si la recherche expérimentale de nouveaux matériaux s'intéresse de près à la transparence ou à la translucidité, elle correspond à une tendance de fond à la fois sociale et culturelle.

Il y a au moins deux grandes fonctions de la transparence : une est de dévoiler (par exemple rendre transparent une cloison pour dévoiler un espace caché), une autre est de dissimuler (la transparence faisant disparaître de la vue, plus ou moins fortement, un volume ou un plan quelconque). Un jeu infini s'instaure entre ces deux grandes fonctions et alimentent l'architecture et le design contemporains.


A gauche: Ce flipper transparent est une adaptation d’un modèle “Surd Champ”(1976), réalisée par Michael Schiess www.ujuju.com
Au centre : une manette de jeu translucide.
A droite : du béton translucide de la marque Litracon

Relire le 1er épisode: un moi "transparent" (le vide)

le 2ème: une société transparente (angles morts)

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