culture mobile_le blog

19
février
2008
17:49

Dorkbots : les deux doigts dans la prise

Ils font des choses bizarres avec l'électricité...

Les Dorkbots, ("people doing strange things with electricity") attirent les allumés de la création numérique: artistes, designers, ingénieurs, étudiants, scientifiques, curieux…

Initié à New York en 2000, ce rassemblement a fait des adeptes sur toute la planète. Importé en France depuis janvier 2007, le dorkbot parisien a célébré sa 8ème édition le week-end dernier à l'occasion des Rencontres Economie 0 à la Ménagerie de verre.
Les séances sont ouvertes à tous et se terminent généralement par un “opendork”, pendant lequel n’importe qui peut présenter rapidement de façon informelle et plus ou moins improvisée ses projets.
Au programme, pétage de plombs et détournement d'objets...

Le prochain dorkbot aura lieu le 21 mars à la désormais célèbre Cantine, un lieu d'échanges autour du numérique dont on parle beaucoup... Pour vous faire une idée, une vidéo de la session #6 au Cube (autre haut lieu numérique) à Issy-les-Moulineaux. C'était le 6 octobre 2007.

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3
octobre
2007
10:51

La Commissaire d’expositions, Delphine Lebovici, « Décompression »

Pour Téléportation, événement Nuit Blanche 2007, il s’agit pour Chacun des 19 artélabistes d’investir une cabine téléphonique, à travers le prisme de son métier et de sa propre histoire.

La cabine "Décompression", Paris Nuit Blanche, 6 octobre 2007
Vidéo : 1min. © culturemobile.net

Voir aussi la Galerie Photo de "Téléportation"

Projet
Un intervalle dans la ville, une zone de vide, de résistance, où il n'y aurait plus ni image, ni son, ni odeur. Un lieu de décompression où l'on se viderait l'intérieur du crâne. La cabine est transparente. Dedans, un casque suspendu, sorte d'appendice technologique monstrueux dans lequel on glisse la tête pour un voyage virtuel vers le vide et son propre monde intérieur.


© Delphine Lebovici

Bio
Delphine Lebovici a 39 ans et n’a pas les deux pieds dans le même sabot. Depuis l’Ecole des Arts Décoratifs de Paris, elle navigue entre l’art, la scénographie, le graphisme et depuis peu le commissariat d’expositions et l’organisation d’événements culturels. Elle travaille entre autres pour le Centre Georges Pompidou, le Musée Guimet, la Bnf, Kenzo, Jean-Paul Gaultier… En 2003, elle crée artélab, un laboratoire d’expériences pluridisciplinaires, avec Yorane Lebovici.

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teleportation Se téléporter dans une autre cabine



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26
septembre
2007
10:16

Festival Emergences : jouer à Susipong et s'interroger sur l'art numérique, si ce terme a encore un sens...

Festival EmergencesRendez-vous important de ce qu'on appelle encore parfois "l'art numérique", le Festival Emergences commence aujourd'hui. A mon sens, ce n'est pas un hasard si cette entame, à 14 heures à la Cité U à Paris, s'apparente plutôt à une sorte de symposium, avec un débat autour d'un thème qui dépasse très largement ce cadre trop restreint de l'art numérique : la "Smart City".

Détail signifiant : Les gens de Dédale, qui organise la chose, parlent eux-mêmes d'un rendez-vous des "cultures électroniques et des nouvelles formes artistiques". Reste à savoir si le reste de la programmation, les vendredi et samedi prochains au soir, sera à la hauteur, avec des concerts, notamment des excellents Mouse on Mars, mais aussi quelques "oeuvres"... d'art reposant sur le numérique. Dans le cadre de ce court billet, j'en mentionnerai deux.

La première, en partenariat avec Culture Mobile, s'appelle "Je chante pour toi", et se présente comme un "radio-crochet" pour téléphone mobile. Signée Ivo Flammer et Yoshie Kaga, elle s'appuie sur l'art du chant via mobile des publics de la manifestation. Soit une oeuvre on ne peut plus interactive, mais dont il me semble légitime de s'interroger sur la "profondeur"... A voir et entendre donc.

Susipong

La deuxième, a priori tout aussi intrigante, a pour nom "Susipong". Il s'agit d'une partie de "pong", via une console spécifique si j'ai bien compris, qui va se dérouler en connexion avec écran géant entre des joueurs à Paris et à Strasbourg. Sachant, et c'est là l'intérêt de la chose, que les artistes de Susigames semblent avoir truffé le jeu de pièges artistiques, poétiques et peut-être spirituels. J'avoue que ce projet m'asticote plus que le précédent, et que j'irai le tester... A jouer donc.

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10
septembre
2007
17:50

Toucher l’invisible : "Territoires invisibles" au Festival @rtousiders

Une expérience différente des technologies : le festival @rtoutsiders qui a lieu à partir du 12 septembre à la Maison Européenne de la Photographie à Paris choisit ses thématiques en fonction de territoires inconnus à explorer. Cette année ces « territoires invisibles » vont à nouveau permettre d’approcher des œuvres, des installations par des interfaces inhabituelles. Comment « toucher » l’invisible ?

Nano-Scape (2002) © Christa Sommerer & Laurent Mignonneau

Nano-Scape (2002) © Christa Sommerer & Laurent Mignonneau - Photo : Herling&Gwose

Nano-scape (2002) est une « interface magnétique qui permet aux utilisateurs de toucher des particules imperceptibles, et produit dans le même temps la sculpture invisible, dont la forme et les propriétés changent au gré des utilisateurs qui interagissent avec elle et entre eux ». On retrouvera Christa SOMMERER et Laurent MIGNONNEAU qui travaillent sur les interfaces tangibles, matérialisées, souvent des surfaces planes, des tables. Ils dirigent aujourd'hui le département des Cultures de l'interface à l'Université d'art et de design de Linz en Autriche spécialisée en art, interfaces et médias interactifs.

Nanomandala (2003) © Victoria Vesna / James Gimzewski

Nanomandala (2003) © Victoria Vesna / James Gimzewski

Toucher encore, et « remuer le sable » avec le Nanomandala (2003) . Une vidéo projetée sur un cercle de sable de 2, 5 m de diamètre. « Pendant que les images sont projetées à une échelle qui se modifie suivant une boucle : on passe de la structure moléculaire d'un seul grain de sable – image obtenue au moyen d'un microscope électronique à balayage (SEM) - à l'image identifiable du mandala en entier. » La collaboration d’une artiste multimédia, Victoria VESNA, professeur et directrice du département Design / Arts Multimédia à l'école des beaux arts de l'Université de Californie à Los Angeles, et de James GIMZEWSKI, docteur et professeur de chimie à l'Université de Californie à Los Angeles et membre de l'Institut des Nanosystèmes de Californie. Le mandala de sable de Chakrasamvara a été créé par des moines bouddhistes tibétains en Inde.



8ème festival @rtoutsiders du 12 au 30 septembre
Maison européenne de la Photographie
5, rue de Fourcy 75004 Paris
Métro Saint-Paul
Site : http://www.art-outsiders.com

Session spéciale le dimanche 7 octobre de 15 h à 18 h : entrée libre, Nanofictions au Cube en présence du directeur artistique d’@rtousiders, Jean-Luc Soret, et de ses invités invités Lorella Abenavoli et Rodolphe Gombergh.
Le Cube : 20, Cours Saint Vincent 92130 Issy-les-Moulineaux
http://www.lesiteducube.com

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10
août
2007
18:56

Ars Electronica : le rendez-vous autrichien et européen d'art et technologie (du 5 au 11 septembre).

Linz est une charmante petite ville autrichienne non loin des frontières allemandes et tchèques, traversée par le Danube, que rien ne prédestinait à l'image de marque « électronique ». L'équipe d'Ars Electronica, en ouvrant le Centre Ars Electronica autour des technologies du futur et en créant le festival annuel Ars Electronica en a fait l'une des capitales européennes d'art et technologie et de la « net culture ». Depuis 1987, le Prix « Ars Electronica » fait concourir depuis 25 ans des talents européens et internationaux et expose les projets les plus innovants. Cette année un nouveau record avec 3 374 compétiteurs venus de 63 pays ! En 2009, Linz sera la capitale européenne de la Culture.

Après le thème de l' « Hybridité », celui de la « Simplicité » abordés lors des deux précédentes éditions le thème du prochain festival Ars Electronica 2007 sera « Goodbye Privacy - Welcome to the Brave New World!" qu'on pourrait traduire par « Adieu à la Vie privée - Bienvenue dans Le meilleur des mondes !

Musique, animation, art « hybride », sites web époustouflants et innovation électronique en tout genre seront au rendez-vous. Un rendez-vous plus populaire qu'on peut l'imaginer, car le festival se situe non dans un lieu fermé, mais aux quatre coins de la ville de Linz, et surtout, sur les bords du Danube où se mêlent la population des sons et lumière consacrés à la seconde guerre mondiale et celle d'Ars Electronica qui se presse aux conférences dans le Das Lentos Museum inauguré en 2003.

Parmi les gagnants du Prix Ars Elecronica des années précédentes, Christa Sommerer et Laurent Mignonneau, designers d'interface qu'on retrouvera cette année en France au Festival @rtousiders dont le thème est Territoires invisibles.

Made in Biosphere & Made in Space

« Made in Biosphere & Made in Space»
catégorie Art hybride
Zbigniew Oksiuta
(Germany) (Poland)
Artist & Creator


Ars Electronica : du 5 au 11 septembre, Linz, Autriche

@rtousiders : du 12 au 30 septembre à la Maison Européenne de la photographie, Paris

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