Le design d'interaction se place à la frontière du design et de la création d’interfaces utilisateur. Il ne semble pas y avoir pour l'heure de standard établi par domaine d'activité (je laisse les spécialistes en débattre dans les commentaires). Chaque constructeur essaye plutôt d'homogénéiser une même interface à l'ensemble de ses produits ; exemple, Sony avec ses TV, consoles de salon et téléphone mobiles. Mais qu'en est-il des espaces publics de partage de connaissance comme les bibliothèques? La numérisation du patrimoine était la première étape d'un processus qui devrait, via des nouvelles interfaces, renouveler notre expérience de l'apprentissage. Le Labo de la Bibliotheque nationale de France tend a défricher ses nouvelles attentes..
«Demain, les collections vont s'enrichir de contenus multi média, 3D, et seules ces nouvelles interfaces vont permettre, par des gestes efficaces, naturels et intuitifs, de les numériser, les stocker, les gérer, les partager, et en donner accès à des publics classiques ou ceux de la génération des consoles et tablettes, déjà sensibilisés à ces nouvelles techniques.»
« le Labo » est un espace de 120 m², installé dans le hall Est de la bibliothèque François-Mitterrand à Paris, près de la salle de lecture. Lecteurs, chercheurs et visiteurs sont conviés à essayer l'écran mural tactile géant qui propose un accès aux milliers de données des collections numériques de la BNF. Ces données sont reliées à des tablettes de lecture et à du « papier électronique », de petits écrans munis de stylets.
Avec ce lieu expérimental, la Bibliothèque Nationale permet aux usagers de tester les modes de lecture, d’écriture et de diffusion de la connaissance du futur. Elle entend ainsi rester à la pointe de la réflexion sur les nouvelles technologies, dites "de rupture", susceptibles de se substituer très vite au livre, voire au simple ordinateur. Une premièere conférence aura lieu le 21 septembre 2010 sur le thème «Lecture et écriture du futur».
Aujourd'hui, la capacité à générer et acquérir des données a largement dépassé notre capacité à les appréhender. Elles sont si riches et nombreuses qu'il est parfois difficile des les assimiler et de s'en servir pour construire son analyse personnelle. Les infographies ont toujours été une aide précieuse au corps journalistique pour expliciter des situations complexes. La presse, en pleine mutation, pourrait trouver dans cette exploitation de la «data» une valeur ajoutée qu'elle avait jusqu'alors isolée. De plus, comme ces données ont des chance d'être le fer de lance du web de demain (cf.Tim Berners-Lee: The year open data went worldwide), il pourrait être bon de suivre l'engouement qui s'exerce outre atlantique car ces nouvelles analyses visuelles, concises et didactiques, épousent les caractéristiques du support multimédia (prédominance de l'image, interactivité, espace d'exposition, actualisation...). Voici quelques exemples concernant la mobilité et les télécommunications.
Pacific Northwest National Laboratory est un centre de recherche et développement axé sur l'énergie, l'environnement et la sécurité nationale des Etats Unis. Leur dernière exploration en date, « Precision Information Environments », démonstration novatrice d'une interface pensée pour simplifier la coopération entre un centre décisionnel et des acteurs sur le terrain. Pour optimiser la transmission d'information, cette solution s'équipe d'écrans tactiles, tablettes mobiles, technologie de téléprésence, retransmission en temps réel... L'état d'urgence engendré par des catastrophes naturelles nécessite une rapidité d'exécution qui ne laisse pas de place à l'erreur. Ce type de support technologique pourrait s'avérer être une réponse idéal.
La pop culture serait-elle en voie de devenir une matière propice à la création? Le produit culturel devenu numérique, téléchargeable et volatile est dorénavant à la portée de tous. La juxtaposition des contenus permet d'en faire émerger de nouvelles pistes de réflexion, d'expérimentation et de création, soit une nouvelle forme d'expression. Montage vidéo, Machinima, Mashup de playlist mp3, photomontage, hackers ... le "pro-am" (producteur/amateur) passe d'un rôle à l'autre (du consommateur au distributeur cf.P2P) en ne se souciant que des possibilités technologiques qu'on lui tend. Les réseaux sociaux, support d'engorgement de l'attention des masses, font basculer le rapport de force hiérarchique qui régulait jusqu'alors l'accès à la culture. Dans son documentaire "RiP: remix manifesto", le réalisateur montréalais Brett Gaylor questionne le rôle du droit d'auteur dans l'ère numérique, en faisant tomber les barrières entre consommateurs et producteurs de culture.
Personnage-clé du film, l'artiste américain Girl Talk fait vibrer les foules avec des chansons faites entièrement de collages musicaux; sa démarche fait-elle de lui un artiste du peuple ou un pirate sans foi ni loi ? Le film est aussi parsemé de rencontres avec l'avocat américain Lawrence Lessig, le critique canadien Cory Doctorow, ou encore le musicien et ministre brésilien Gilberto Gil.
Brett Gaylor a suivi un processus de création participatif, en invitant les internautes à remonter eux-mêmes ses images sur le site Open Source Cinema. Ces remixages ont été intégrés au film, incarnant ainsi l'esprit de collage qu'il cherche à défendre. Avec RiP: remix manifesto, Brett Gaylor et Girl Talk sonnent l'alarme et dressent le champ de bataille. Quel côté soutiendrez-vous dans cette nouvelle guerre des idées?
Il suffit de télécharger un petit logiciel sur votre téléphone mobile équipé d'un GPS, et vous voici en mesure de traquer et cartographier les nuisances sonores de votre ville.
La pollution sonore est l'un des problèmes majeurs des grandes concentrations urbaines. Pour mieux l'appréhender, il faut commencer par répertorier les zones sensibles d'émission. La tâche serait titanesque si elle ne faisait pas appel à une participation collective. Avec le projet NoiseTube, chaque citoyen muni de son mobile peut mesurer son niveau d'exposition sonore dans son environnement quotidien.
Les mesures peuvent être annotées, ou envoyer automatiquement sur une carte Google Earth, elles sont ensuite consultables sur GSM ou sur le site du projet.
Quelles sont les applications sur mobiles qui changent notre façon de voir le monde ? Les infographistes de columnfivemedia ont rassemblé sur une même image les services de géolocalisation qui vous informeront via la réalité augmentée sur les services environnants. A l'heure actuelle, il s'agit d'apporter des renseignements sur les pouls d'activité des villes (distance vis-à-vis des stations de métro, prix du restaurant le plus proche,...); mais demain ? Toutes ces metadonnées émergentes vont devoir se fondre avec cohérence dans l'écosystème urbain pour que les habitants "connectés" les intègrent dans leurs usages. Les deux vidéos qui suivent nous montrent quelles formes pourraient prendre ces informations visuelles, pour le meilleur et pour le pire...
Qu'attendre de l'iPad, la tablette tactile d'Apple qui s'apprête à envahir notre quotidien ? Tout bien sûr puisqu'il s'agit d'une des firmes les plus influentes sur le domaine des nouvelles technologies. Les évolutions pourraient toucher le monde de l'édition (une meilleur intégration du multimédia), de la consommation de l'information (ergonomie, mobilité), voir même de la domotique (applications liées à l'environnement ubiquitaire)...
Au vue des faiblesses énoncées ci-dessous, celà suffira-t-il? Car la concurrence toujours plus aiguisée ne souhaite pas subir une nouvelle monopolisation du marché comme ce fut le cas avec l'Iphone...
Les points faibles de l'iPad :
Pas de GPS ni de webcam, n'accepte pas flash (et donc tous les sites et jeux sous ce format), un multitâche bridé (il ne fonctionnerait que pour lancer de la musique en arrière plan), peu d'autonomie (10H annoncé // voir Iphone), une connectique propriétaire (nécessite d'acheter des adaptateurs) ...
[Toutes les caractértiques de l'iPad]
Les points forts de la concurrence :
Tablette Toughbook CF-H1 Field
Panasonic propose sa tablette Toughbook dualtouch CF-H1. Le design est imposant mais on comprend vite pourquoi ; la mobilité est cette fois mise en avant : écran tactile dualtouch de 10.4 pouces visible sous la lumière du soleil, un SSD de 64 Go, anti chute jusqu’à 2 mètres, étanche par tout temps, 2 batteries, une puce Gobi200 pour le GSM, CDMA, WIFI a/b/g/n, Bluetooth 2.1, GPS, APN 2 Mégapixels, lecteur RFID, code-barre, Smartcard, empreinte digitale.
I free tablet:
La sortie prochaine de l'iFreeTablet a été annoncée par une entreprise espagnole, elle se démarque par son utilisation d'une distribution basée sur Debian GNU/Linux, et quelques atouts : disque dur de 160 GB (iPad : 16, 32 ou 64 Go), WiFi et Ethernet, 3 ports USB, sortie VGA, Webcam.
Skiff Reader Skiff Reader, un nouvel ebook reader ultraplat (6,3mm) équipé d’un écran tactile “Metal Foil” de 11,5″ (1600 x 1200) optimisé pour les magazines et les journaux. Commercialisé courant 2010 en partenariat avec l’opérateur américain Sprint, le Skiff Reader offre une capacité de 4Go extensible via un slot SDHC, le Wifi, la 3G, un port USB et une prise jack 3,5mm.
Tablette Adam Notion Ink Adam est la tablette pc à mi chemin entre un lecteur eBook et un pc portable créée par la startup basée en Inde, Notion Ink. Ce nouveau né pèse 800 grammes, et se connecte à internet via Wi-Fi et 3G.
Supporter par l'oS Androïd, equipé d’un écran tactile de 10.1 pouces de chez Pixel Qi et de la puce nVidia Tegra, support de Flash, une batterie endurante, une sortie vidéo en 1080p, et un concours d’application doté d’un million de dollars de prix, il est probablement le concurrent le plus sérieux pour l'iPad. Prévu pour juin 2010 pour un peu plus de 200€.
XO-3 concept tablet
La Google Tablet aurait pu avoir sa place ici, dans cette liste non exhaustive, mais la médiocrité de la vidéo laisse présager qu'il s'agit seulement d'une contre-attaque de Google pour ne pas faire chuter son cours à la bourse...
Plus intéressant donc, ce concept de l'association OLPC sensé sortir en 2012 au prix de 75$, feuille en plastique incassable, semi-flexible et waterproof. Avec un écran couleur tactile fin d'1/4'', réflexif et transmissif, et une consommation optimisée au maximum.
Suite de la fameuse vidéo Prometeus réalisée par l'agence casaleggio, cette version revisitée Web 3.0 nous entraine dans un futur où l'omniprésence des technologies frôle avec les limites de l'éthique d'aujourd'hui. Notamment sur la question des nanotechnologies implantables. A défaut de s'en alarmer, il faut au moins s'en informer. A suivre par exemple, le débat publique participatif "Nanotechnologies, éthique et gouvernance" retransmis en direct le 9 février.
En photographiant les code-barres 2D (Flashcodes, codes QR,...) avec un téléphone mobile, il est possible d’obtenir des informations annexes disponibles sur l'internet mobile. Les exemples ci-dessous (presse, tourisme, commerce) montrent que les usages se diversifient et se démocratisent.
Le Massachusetts Institute ot Technology (MIT) a mis au point un abribus du futur, complémentaire avec les services qu'offre une ville ubiquitaire. Informatif et participatif, cette machine d'acculturation locale pourrait bien devenir un pivot dans les relations interpersonnelles urbaines.