culture mobile_le blog

23
février
2010
16:28

Neurosonics Live, les hologrammes n'existent pas encore...

Les hologrammes parfaits ne semblent pas encore prêts à faire leurs apparitions. Depuis que les films de science-fiction les ont adoptés, ils sont restés dans l'inconscient collectif comme une étape à franchir vers un certain futur. Derrière ce fantasme végète les projets de téléprésence qui simulerait une once de téléportation. Imaginez ressentir les mêmes sensations (communication non-verbale) sans que la personne ne soit vraiment présente dans la même pièce que vous : celà limiterait bien des déplacements...

Aux dernières élections américaines, la chaîne CNN avait supris ses téléspectateurs eavec sa présentatrice holographique. Le procédé de sublimation est expliqué ici sur le site Gizomodo.

Une nouvelle vidéo fait parler d'elle sur la toile, celle d'un concert joué en live par le groupe Neurosonics, on y découvre plusieurs hologrammes de visages servant d'instrument aux "scratchers" (à la manière de leur précédent clip Neurosonics Audiomedical). Il est précisé qu'il n'y a aucune retouche en post-production sur cette vidéo.

Le procédé utilisé est le "Musion Eyeliner 3D Holographic Projection" de Musion Sytem. Le montage est expliqué ici ; il s'agit d'un système de vidéoprojection sur un film argenté positionné sur un angle de 45°.

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26
janvier
2010
20:00

Smartcity Workshop : Projet Oterp



Oterp est un prototype de jeu vidéo sonore et géolocalisé. Grâce au capteur GPS de la console portable de Sony (la PSP), le joueur manipule la musique en temps réel, en fonction de sa position dans l’espace. Sur le principe d’une chasse au trésor, le joueur peut également découvrir et rassembler différents types de sons. Dans le cadre des "workshops" de l'opération Smartcity, Antonin Fourneau ajuste son procédé et enrichit le dispositif avec des objets insolites. Aperçu.

Présentation du projet par son créateur Antonin Fourneau.

antonin-fourneau-Oterp-Smartcity

Quelques informations supplémentaires sur ce "joystick" de descendance "Chindogu".

Avec Oterp, Antonin Fourneau propose un dispositif de redécouverte de la ville par le son : les utilisateurs explorent des territoires à partir de créations musicales, déjà produites par d’autres et à recomposer. Un autre mode d’appréhension de l’espace urbain, donc, différent des usages habituels, et révélateur des singularités des lieux parcourus : le joueur/compositeur s’imprègne de l’ambiance des lieux dans lesquels il se trouve pour moduler ses créations, et donne à entendre leurs richesses sonores.

Une dimension collaborative verra aussi le jour : le jeu vise l’exploration et la découverte de nouveaux objets et territoires sonores ; il est donc important pour les joueurs de communiquer et d’échanger leurs découvertes. Un site Internet (www.oterp.com) sera à disposition de la communauté de joueurs pour qu’ils puissent communiquer et mettre à jour la carte du jeu.

OTERP / Sortie test from Dédale Paris on Vimeo.

Oterp a reçu le soutien de la ville de Paris, Culturesfrance, Tokyo Wonder Site, medialab Prado, le Cube et Dédale.

Antonin Fourneau a suivi des études d’art à l’école d’art d’Aix-en-Provence dans l’atelier de Douglas Edric Stanley. Il a ensuite prolongé ses études sur les dispositifs interactifs avec le "post-Diplôme" ARI (Atelier de recherche en interactivité) à l’école des Arts décoratifs de Paris où il a développé une recherche sur le jeu vidéo et ses dispositifs sous la tutelle de Jean Louis Boissier. Après une étude sur la culture du jeu vidéo au Japon lors d’une résidence en 2007, il lance le projet Oterp au Medialab Prado en 2008.

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3
septembre
2009
19:40

La culture sampling [dossier Culturemobile.net]


Le "copier/coller" hante les pratiques du numériques depuis sa création. Les contenus vidéos et sonores, qui occupent désormais une place primordiale sur le médium Internet, sont devenus le terreau d'une nouvelle forme de création. Fragmentés, ils sont mixés et réappropriés pour créer de nouveaux produits. Retrouvez l'analyse de Jean Yves Leloup sur la pratique du "sampling".


Cette réalisation de Daren Solomon est un projet musical collaboratif. L'internaute a le choix de déclencher quand il souhaite la lecture des vidéos. Qu'importe l'ordre, le résultat sera harmonieux. Seuls 6 instruments sont exposés ici, le projet In Bb 2.0 initial comprend 20 instruments. A vous de jouer !

[Via Emob]
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1
mai
2009
10:10

YouTube Symphony Orchestra


La Première mondiale du YouTube Symphony Orchestra a eu lieu ce mois-ci. Sous la direction de Michael Tilson Thomas, 100 musiciens étaient réunis au Carnegie Hall à New York. De tous les âges, pros ou amateurs, ils ont été sélectionnés par un jury et par les internautes.

Pour auditionner, les participants devaient envoyer sur Youtube leur interprétation du nouveau morceau Internet Symphony n°1 « Eroica », écrit spécialement pour l'occasion par le compositeur chinois Tan Dun. Le nom « Eroica » est une référence à la « troisième symphonie » de Beethoven, réputée pour avoir fait éclater le cadre de la symphonie classique.

Cette vidéo présente un mash-up de ce projet collaboratif d’envergure.



A savoir que sur les 3000 vidéos proposées par les utilisateurs du monde entier, quatres Français ont tiré leurs épingles du jeu : Pavel Guerchovitch, un jeune violoniste de 18 ans, Clément Boudrant, altiste étudiant au CNSM de Lyon et titulaire depuis quatre ans à l'Orchestre de l'Opéra de Limoges, Pierre Charles, violoncelliste et étudiant en sciences, et Arnaud Geffray, trompettiste à l'Orchestre de Lyon.

A Voir et Ecouter :
Le concert final du 15 avril
La version de chaque instrument
.


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24
juillet
2008
15:32

Radiohead poursuit l'aventure 2.0


Radiohead n'en finit pas de mettre des coups de pied (ou de tête) dans la fourmilière de l'industrie musicale.
Après avoir vendu son dernier album en ligne au prix fixé par l'internaute à l'automne dernier, (cf Radiohead ou la musique en 2.0), le groupe britannique continue ses expérimentations sur le Web.
Leur nouvelle trouvaille, un clip réalisé sans caméra ni lumière mais uniquement avec des logiciels de captures d'images et des données digitales.
La vidéo d'House of cards n'innove pas seulement sur le plan technologique, elle continue sur sa lancée communautaire. Les technologies utilisées, toutes open source, sont mises à la disposition des internautes qui peuvent ainsi reconstruire ce "château de cartes" à leur guise et partager leur réalisations sur une page You tube.



Pour trouver les éléments de données à remixer, rendez-vous sur cette page. Uploadez ensuite votre création ici.
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11
avril
2008
14:18

Trois instruments de musique qui se jouent du numérique

Les concerts de musiques électroniques ont un défaut, que l'on pourrait résumer par une question : quel est l'intérêt de voir sur scène un homme tapoter sur le clavier de son laptop ? Certes, l'ordinateur permet parfois des projections d'images au rythme de la musique. Mais la clef ne serait-elle pas d'imaginer de "vrais" outils de spectacle numérique ? Illustration par trois nouveaux instruments.

Ils sont « design », font de la lumière, et leurs résonances électroniques nous transportent dans des ambiances futuristes. Reste à tester ces nouveaux instruments pour savoir si l’ergonomie, enjeu majeur de ces nouvelles technologies, laisse part à une approche intuitive ou réclame de nombreuses heures de pratique avant de produire sons voire images.

Le Tenori-on est la dernière création de Toshio Iwai, artiste japonais dont les installations plongent les spectateurs dans une œuvre basée sur l’interaction entre le visuel et le son. Il est aussi l'auteur du jeu DS "Electroplankton". Une soirée de lancement s’est déroulée cette semaine à Paris à la Maison de la Villette (après New York et Montréal); l’instrument y était présenté avec des performances de Robert Lippok (To Rococo Rot), Pole et Suthek, dans un style électro sophistiqué.

"Tenori-on" - Toshio Iwai - 2'54



D'autres artistes expérimentent ces instruments venus d’ailleurs, à l'instar de de Björk qui en a intégré « Reactable » dans sa composition scénique (un petit exemple ici). Cet « instrument » comprend une table translucide, une caméra et un projecteur se trouvant sous la table. Sur celle-ci, des artefacts sont à déplacer pour générer des sonorités synthétiques. Démonstration !

"Reactable" - Music Technology Group - 3'32



Cette dernière expérience musicale tient plus de l’installation que de l’instument. Cependant la prise en main semble plus intuitive. Petit démo de son créateur Golan Levin.

"Scrapple Installation" - Golan Levin - 1'14



A l’heure où la distribution de musique est en pleine ébullition (Myspace qui signe avec des majors, la création indépendante qui s’organise ,...), les expérimentations fleurissent de toutes parts. Car, sur ce qu'on appelle le marché de la musique, tous s'accordent sur un point : le salut viendra de la scène, de ces spectacles complets que conçoivent désormais des artistes classiques mais aussi des hommes de multimédia comme Monolake qui a ravi le Centre Pompidou début avril.
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3
novembre
2007
11:16

Sellaband, believe or not believe?



Pour rebondir sur mon post de la semaine dernière: Radiohead ou la musique en 2.0, voici un autre exemple d'alternative à l'industrie musicale classique qui passe par le web communautaire.
Depuis août 2006, le site néerlandais Sellaband, donne à des artistes amateurs la chance de produire leur CD. Le jury? Les internautes appelés believers, qui "co-produisent" les artistes auxquels ils croient.
Comment ça marche? Le musicien met sa démo en ligne. Si l'internaute est convaincu, il achète une part à 10$ (7€) pour le soutenir.
Quand l'artiste réunit 5000 participations (l'équivalent de 50 000 $), Sellaband lui donne la possibilité d'enregistrer un CD. Le tirage à 5000 exemplaires numérotés est alors diffusé aux believers qui ont cru en lui.
Les fans deviennent de véritables partenaires commerciaux. Dans la mesure où ils reçoivent une rétribution sur les ventes, ils ont tout intérêt à faire de la promo pour leur poulain sur leur blog ou leur page Myspace.
Pour le moment, on ne trouve pas encore beaucoup d'artistes français... Exceptée T-Ka, une jeune voix soul qui a presque atteint les 50000 $.
Alors believe or not believe? Allez-vous devenir un de ses producteurs?

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26
octobre
2007
16:36

Radiohead ou la musique en 2.0




Nouveau clash dans l’industrie musicale, le groupe Radiohead a mis son album In Rainbows en diffusion exclusive sur le web le 10 octobre dernier. Offre inédite, ce sont les internautes eux-mêmes qui en déterminent le prix entre 0 à 99 livres sterling (0 et 140€). En toute logique, ils peuvent donc choisir de le télécharger gratuitement en restant dans la légalité.
Cette initiative a déjà fait couler beaucoup d’encre dans les médias traditionnels et de pixels sur les blogs…
A plus forte raison, quand on observe les premiers bilans de l’opération. En trois jours, le groupe aurait déjà vendu 1,3 millions d'albums. Selon une enquête du Times, seul un tiers des internautes auraient opté pour la gratuité. La moyenne du paiement oscille entre 4 livres sterling (6 euros) et 2,5 livres (3,50€).

Des chiffres à confirmer… mais qui révèlent déjà un bénéfice financier considérable à se passer d’intermédiaires, d'autant plus quand on les met en regard de ceux des réseaux P2P. Dès le 10 octobre, l’album In rainbows a été piraté allègrement sur les liens Bit torrent alors qu’il était possible de le télécharger légalement sans rien débourser !
Ce qui n’a pas empêché Radiohead de gagner près de 4 millions d’euros en quelques jours (là encore, c’est une estimation, on lit aussi 10 millions en une semaine) et ainsi de rémunérer largement création et droit d’auteur…

Facile, dégainent les critiques, pour un groupe déjà connu qui a bâti sa fortune et sa renommée pendant l’âge d’or du CD ! Pourtant, on ne compte plus les petits groupes (Arctic Monkeys ou autre Arcade fire…) découverts sur Myspace grâce à leurs titres diffusés gracieusement sur le web. Et les autres? Ils montent sur scène et misent sur les concerts pour vivre de leur art...

Sous ses airs d'électro planante, In rainbows est une nouvelle volée de bois vert pour les majors qui en voient déjà de toutes les couleurs avec la chute des ventes de disques. Après Prince qui met en vente son album avec un magazine l’été dernier, Madonna quitte maintenant la Warner pour s’allier avec un organisateur de concerts… L’industrie du disque cherche définitivement un nouveau modèle économique.

Voie royale pour les stars, tremplin pour les jeunes talents... quel rôle va encore jouer le web 2.0 dans cette nouvelle révolution?
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